Du bikutsi en plein air

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La huitième édition du festival consacré à cette musique s'ouvre mercredi.
J. R. N.

Le quartier Essos à Yaoundé a beaucoup fait parler de lui au cours des derniers mois pour l'ambiance de folie qui s'y est installée. Le coin est devenu l'un des plus fréquentés par les nocctambules de la capitale du Cameroun. A partir de mercredi prochain, ils auront, en plus des nombreux snacks et bars qu'ils fréquentent, une autre attraction dans le quartier. Et la musique que l'on pourra écouter à Essos pendant quatre jours sera également exécutée en live par des artistes de Yaoundé et même d'ailleurs.
Ai-joe, Ama Pierrot, Atango de Manadjama, Atebass, Bisso Solo, Patou Bass, Vincent Paradis, sont annoncés au programme d'un événement qui, cette année, aura pour parrain Ange Ebogo Emérant et qui a également choisi de s'ouvrir à d'autres musiques que le bikutsi. Ce qui justifie notamment la présence des artistes congolais de la compagnie Ma Nkoussou et du chanteur Ateh Francis, originaire de la province du Nord-Ouest.

Tous ces détails, ainsi que des indications sur le festival et le bikutsi ont été données hier à l'espace culturel Le Petit Tam Tam par le directeur, René Ayina. Le festi-bikutsi revient donc au quartier Essos, dans un théâtre qu'il a déjà connu en 2002, au cours de l'une des escales d'une errance qui l'a conduit à dfes lieux comme le Musée national de Yaoundé et le stade Mbape Lepé de Douala (1995), au stade militaire de Yaoundé (1996), au "Mateco" et au ccf de Douala (1997), à l'espace African Logik de Yaoundé (1998), au cinéma Abbia de Yaoundé (1999) et au stade de Nlongkak à Yaoundé (1999).
Le festival s'est donné comme objectifs de promouvoir les rythmes africains, de recréer un engouement auprès du public jeune d'Afrique pour les rythmes et les productions musicales locaux, tout en contribuant à l'animation de la cité.

Au bout de huit éditions, les organisateurs continuent de croire en leur rêve, malgré les couacs qui ont pu survenir au cours des éditions précédentes, malgré aussi le fait que l'impact n'est pas toujours visible et que le bikutsi continue à traverser une période difficile, confiné dans sa zone naturelle que constituent les provinces du Centre, du Sud et de l'Est.
Pourtant, pour le comité d'organisation du Festi Bikutsi, le rythme renferme une énorme richesse qui peut s'exprimer à l'état pur oou en fusion avec d'autres influences musicales. Le public, qui se rendra tous les soirs, du 1er au 4 novembre au camp Aes Sonel d'Essos pourra s'en rendre compte, en dégustant, en même temps que la musique, le vin de palme et la kola qui sera proposée dans l'un des stands. Pour rester dans l'esprit du bikutsi...
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