Yaoundé : Camp sic Messa, 20 agressions en deux mois

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Le Chef de ce quartier multiplie les réunions pour lutter contre cette insécurité grandissante.

Il est 13h, samedi 25 octobre, lorsque Rita Mbella se rendant au marché de Mokolo est dépouillée de son sac à main avec son contenu devant l'école publique de Messa  par les inconnus. Des scènes de ce genre se produisent au Camp Sic Messa à tout moment de  la journée,  ceci au vu et au su de tous.

Il ne se passe une journée, sans qu'un résident de ce  Camp ne soit victime d'une agression. "J'ai reçu pas moins  de 20 plaintes des résidents du Camp sic  Messa ces deux derniers mois",  confie Clovis Noudjio, chef traditionnel de 3ème degré du quartier grand Messa. Ce phénomène est  devenu récurrent au point où les habitants du Camp sic Messa vivent dans une peur totale.

Faisant suite à ce problème d'insécurité, le chef du dit quartier a convoqué samedi dernier à l'école publique, une réunion  de tous ses résidents pour "trouver les voies et  moyens de lutter contre ce fléau". Ici, plusieurs problèmes sont  énoncés, notamment, le manque d'électricité sur la voie publique, qui favorise les agressions. Que se soit  l'axe reliant le ministère de l'éducation de base à la poste de Messa, en passant par la brigade des sapeurs pompiers, Mokolo,  Hôpital central de Yaoundé, ainsi que  l'artère reliant  la brigade des sapeurs au quartier Briqueterie, c'est l'obscurité totale. Dans ces multiples voies, on s'oriente comme on peut une fois la nuit tombée.

La présence des poteaux électriques témoigne pourtant de l'existence de l'électricité autrefois à ces endroits.

Honorine B, du bloc C, nous raconte que "le 24 octobre dernier, vers 17 heures, je sortais à peine de ma voiture que dans la cour, deux  individus m'ont approchée en me menaçant d'un couteau. J'ai été sauvée, grâce aux cris de détresse que j'ai lancés en direction des voisins. Les bandits ont pris fuite.

Georges Victor Djika (Stagiaire)

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