{"id":11687,"date":"2025-01-08T07:18:33","date_gmt":"2025-01-08T06:18:33","guid":{"rendered":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/?p=11687"},"modified":"2025-01-08T07:19:33","modified_gmt":"2025-01-08T06:19:33","slug":"quelques-notes-historiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/quelques-notes-historiques\/","title":{"rendered":"Mboa Sawa : quelques notes historiques."},"content":{"rendered":"\n<p>Par groupe \u00ab\u00a0Duala\u00a0\u00bb, nous entendons les descendants de ces anc\u00eatres aventuriers partit du bassin du Congo entre le XIII<sup>e\u00a0<\/sup>et le XIV<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle pour se fixer dans la partie orientale du Golfe de Guin\u00e9e appel\u00e9e \u00ab\u00a0Baie de Biafra\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Douala, la capitale \u00e9conomique du Cameroun, s\u2019est dot\u00e9e d\u2019une Maison de la culture Sawa. Cet \u00e9difice, situ\u00e9 \u00e0 quelques encablures du fleuve Wouri, sur le boulevard B\u00e9s\u00e8ke, au c\u0153ur de l\u2019ancien Douala (zone originelle d\u2019expansion de l\u2019actuelle m\u00e9tropole), a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 le 14 d\u00e9cembre 2023. Il joue un double r\u00f4le : celui de rep\u00e8re et de plateforme de r\u00e9f\u00e9rence pour les Camerounais souhaitant approfondir leurs connaissances et retracer leurs origines Sawa.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Sawa, peuple de la c\u00f4te camerounaise, sont r\u00e9partis dans les trois r\u00e9gions c\u00f4ti\u00e8res du pays et constituent l\u2019une des identit\u00e9s culturelles les plus marquantes. Leur culture se manifeste \u00e0 travers des \u00e9l\u00e9ments tels que le kaba, une grande robe adopt\u00e9e par la quasi-totalit\u00e9 des femmes camerounaises, ainsi que le fameux plat Ndol\u00e9, connu dans toute l\u2019Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>La Maison de la culture Sawa, \u00e9galement appel\u00e9e \u201cMukanda mua Ngondo\u201d en langue Duala, a pour objectif principal d\u2019offrir au Ngondo (l\u2019assembl\u00e9e traditionnelle du peuple Sawa) un si\u00e8ge officiel. Elle vise \u00e9galement \u00e0 dynamiser la culture au sein de la grande ville de Douala. Ce lieu de savoir et de m\u00e9moire abritera des outils informatiques permettant aux visiteurs de plonger dans l\u2019histoire, remontant jusqu\u2019\u00e0 300 ou 400 ans en arri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9difice, qui s\u2019\u00e9tend sur 1760 m\u00b2 (pr\u00e8s du tiers de la superficie totale du site de 5000 m\u00b2), a la forme d\u2019une pirogue, symbole f\u00e9d\u00e9rateur renvoyant aux \u00e9l\u00e9ments naturels et culturels li\u00e9s \u00e0 l\u2019eau et aux activit\u00e9s de p\u00eache partag\u00e9es par le peuple Sawa.<\/p>\n\n\n\n<p>La construction de la Maison de la culture Sawa a d\u00e9but\u00e9 le 5 mars 2016 et a co\u00fbt\u00e9 environ 6 milliards de FCFA. L\u2019\u00c9tat du Cameroun a financ\u00e9 75% de ce montant via la communaut\u00e9 urbaine de Douala, tandis que le Ngondo a contribu\u00e9 \u00e0 hauteur de 25%, soit 1,5 milliard de FCFA.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelques notes historiques.<\/strong><\/p>\n\n\n<p><strong>1.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Par groupe \u00ab\u00a0Duala\u00a0\u00bb, nous entendons les descendants de ces anc\u00eatres aventuriers partit du bassin du Congo entre le XIII<sup>e\u00a0<\/sup>et le XIV<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle pour se fixer dans la partie orientale du Golfe de Guin\u00e9e appel\u00e9e \u00ab\u00a0Baie de Biafra\u00a0\u00bb.\u00a0Nous regroupons donc autour de ce tronc commun, les lignages dont l\u2019histoire et les traditions font ressortir une parent\u00e9 plus ou moins proche \u00e0 savoir: les Duala\u00a0stricto sensu, les Jebal\u00e8,\u00a0les Malimba, les Pongo-Songo, les Dibongo, les Bodiman, les\u00a0Ewodi, les\u00a0Pongo, les\u00a0Mongo, les\u00a0Abo, les K\u00f4l\u00e8, les Longase, les\u00a0Batanga, les Isubu, les Bakweri.<\/p>\n<p><!-- \/wp:post-content --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>2.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Le \u00ab\u00a0Trust\u00a0\u00bb consistait \u00e0 confier aux principaux commer\u00e7ants autochtones une certaine quantit\u00e9 de marchandises qu\u2019ils devaient \u00e9changer avec les gens de l\u2019hinterland.\u00a0Le capitaine leur remettait le fameux \u00ab\u00a0<em>Kalati<\/em>\u00a0 ou encore\u00a0<em>Trade book<\/em>\u00a0\u00bb qui \u00e9tait le livre dans lequel le cr\u00e9dit \u00e9tait enregistr\u00e9.\u00a0Ils devaient ensuite rapporter lors du retour du navire qui leur avait avanc\u00e9 ces marchandises, des produits pour une valeur correspondante.\u00a0On parlait alors de \u00ab\u00a0laver son trust\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>3.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Deux branches principales constituent l\u2019arbre g\u00e9n\u00e9alogique d\u2019Ewal\u2019a Mbedi (Duala)\u00a0: la branche de Njoh\u2019a Mase m\u2019Ewale, d\u2019o\u00f9 sortiront les Bell et Bonab\u00e9ri, et celle de Ngiy\u2019a Mulobe m\u2019Ewale, d\u2019o\u00f9 sortiront les Akwa et les De\u00efdo.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>4.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>\u00ab\u00a0King George\u00a0\u00bb ce pseudonyme donn\u00e9 au patriarche Doo la Makongo par les n\u00e9griers anglais \u00e9tait le nom dynastique du souverain Britannique de cette \u00e9poque, le Roi GEORGE III du Royaume-Uni.\u00a0Il r\u00e9gna de 1760 \u00e0 1811 et mourut en 1820.\u00a0Son fils a\u00een\u00e9 George IV fut d\u2019abord r\u00e9gent entre 1811 et 1820, puis r\u00e9gna ensuite de 1820 \u00e0 1830.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>5.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Les n\u00e9griers anglais avaient attribu\u00e9 \u00e0 Peter Quan (Kwan\u2019Ewonde) le statut de \u00ab\u00a0King\u00a0\u00bb\u00a0pour ses initiatives appropri\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9gard\u00a0\u00a0des commer\u00e7ants europ\u00e9ens.\u00a0D\u2019apr\u00e8s un rapport de 1788 du navire Britannique Sarah qui sillonnait la c\u00f4te camerounaise \u00e0 cette \u00e9poque,\u00a0Peter Quan prenait souvent des mesures importantes comme celle obligeant tout navire en partance pour l\u2019ouest de l\u2019inde et ayant jet\u00e9 son encrage sur le Wuri \u00e0 donner des compensations (Kumi).\u00a0(Middlemen of the Cameroons Rivers p.\u00a0\u00a037 \u00e0 38)<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>6.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Dans une liste r\u00e9v\u00e9latrice des paiements effectu\u00e9s par le navire n\u00e9grierSarah\u00a0en 1790, figure le King Doo la Makongo\u00a0qui\u00a0avait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 pour la vente de 40 esclaves et avait re\u00e7ut un \u00ab\u00a0dash\u00a0ou cadeau \u00bb.\u00a0Figure aussi, le prince Angwa (Muange ma Ku) qui avait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 pour la vente de 50 esclaves et avait re\u00e7u un dash plus important que celui de\u00a0Doo la Makongo. Aussi, les sujets de Muange avaient \u00e9galement per\u00e7u un dash consid\u00e9rable.\u00a0(Middlemen of the Cameroons Rivers p.\u00a0\u00a037 \u00e0 38)<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>7.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>\u00ab\u00a0Bonewuma\u00a0\u00bb, le village du chef Bassa Ewuma Nkul qui r\u00e9gnait sur l\u2019ensemble des familles Bassa du plateau de Bonaku (actuel plateau d\u2019Akwa) se trouvait \u00e0 l\u2019emplacement du quartier Bonalembe.\u00a0L\u2019h\u00e9ritier de ce territoire, Ku\u2019a Mapoka, naquit de l\u2019union de Nyake Mbend\u2019Ewuma, petite fille du chef Bassa et de Mapoka ma Ngiy\u2019a Mulobe, l\u2019arri\u00e8re petit-fils d\u2019Ewale.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>8.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Ngando Akwa est n\u00e9 en 1764 de l\u2019union du Prince KWA KUO de la dynastie Angwa de Bonaku et de la Princesse Mionde m\u2019Ewonda Kwan de Bonewonda.\u00a0Avant d\u2019aller d\u00e9fier le King Bele ba Doo, Ngand\u2019a Kwa prendra le commandement des Bonaku en lieu et place de son cousin Ntoko\u2018a Muange.\u00a0Apr\u00e8s le partage du pouvoir central, il f\u00e9d\u00e9ra l\u2019ensemble des Bonamulobe qui prirent par la suite le nom de Bonambela.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>9.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong>Alfred Saker n\u2019est pas, contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, le fondateur de la mission baptiste au Cameroun.\u00a0Il est juste de rappeler que c\u2019est un missionnaire protestant d\u2019origine africaineJoseph MERRICK,qui annon\u00e7a pour la premi\u00e8re fois l\u2019Evangile aux camerounais et qui posa les fondations du christianisme au Cameroun.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>En effet, partit de Fernando-P\u00f4 ou une mission baptiste existait d\u00e9j\u00e0 depuis deux ans, ce noir de la Jama\u00efque d\u00e9barqua d\u2019abord chez les Duala en novembre 1843.\u00a0H\u00e9berg\u00e9 chez le King Bell, il passa deux mois au sein de ce peuple riverain, profitant de son s\u00e9jour pour visiter les Bakoko vivant plus en amont du Wouri.\u00a0Il se rendit ensuite \u00e0 Bimbia chez les Isubu en janvier 1844.\u00a0Ce fut du reste l\u00e0-bas qu\u2019il \u00e9tablit sa mission, y installant m\u00eame une petite presse qui lui permit, apr\u00e8s acquisition d\u2019un vocabulaire minimum, de publier diff\u00e9rents ouvrages scolaires et religieux,\u00a0notamment la premi\u00e8re traduction de la Bible en Isubu.\u00a0Bien qu\u2019il ne resta pas longtemps au Cameroun, son \u0153uvre fut remarquable.\u00a0En route pour des cong\u00e9s plus que m\u00e9rit\u00e9s en Angleterre, il mourut en mer en d\u00e9cembre 1849.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>10.\u00a0\u00a0<\/strong>Bien que le vieux dicton Duala \u00ab\u00a0<em>Mbela e putedi te, e si m\u2019esele<\/em>\u00a0\u00bb (une fois que l\u2019aigle tient sa proie,\u00a0il ne la l\u00e2che plus) semble accr\u00e9diter les nombreux r\u00e9cits de la tradition orale \u2013 qui attribue tant\u00f4t \u00e0 Ewal\u2019a Mbedi, tant\u00f4t \u00e0 Ngiy\u2019a Mulobe ou encore \u00e0 Ku\u2019a Mapoka l\u2019origine du surnom \u00ab\u00a0<em>Mbela<\/em>\u00a0\u00bb,\u00a0l\u2019analyse historique montre clairement que le lignage de Mulobe m\u2019Ewale duquel descendent les anc\u00eatres akwa ne prend le nom de \u00ab\u00a0<em>Bonambela<\/em>\u00a0\u00bb qu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e du protectorat allemand en 1884 sous la\u00a0houlette du King Akwa Dika Mpondo, signataire pl\u00e9nipotentiaire du trait\u00e9.\u00a0En effet, les Akwa se sont inspir\u00e9s des armoiries du Kamerun allemand, repr\u00e9sentant l\u2019aigle royal de l\u2019empire avec en dessous un \u00e9l\u00e9phant, pour cr\u00e9er celles de Bonambela repr\u00e9sentant,\u00a0au-dessus d\u2019un lion, ce m\u00eame aigle royal adopt\u00e9 comme armoiries et nom de bapt\u00eame.\u00a0Les Bonambela se dot\u00e8rent en cette circonstance d\u2019un hymne baptis\u00e9 \u00ab\u00a0<em>Mbela Nyasam\u00a0<\/em>\u00bb, adapt\u00e9 par le conseiller du King Njoh Dibonge de Bonabekombo.\u00a0Aussi, il est clair qu\u2019aucune source de l\u2019histoire relative \u00e0 la c\u00f4te camerounaise et ant\u00e9rieure au trait\u00e9 de 1884 ne mentionne le mot\u00a0<em>\u00a0Bonambela<\/em>\u00a0qui,\u00a0seulement apr\u00e8s l\u2019accord Germano-Douala d\u00e9signa l\u2019ensemble des lignages c\u00f4tiers assujettis au roi Akwa et \u00e0 ses ascendants.\u00a0L\u2019administration Fran\u00e7aise n\u2019ayant pas reconnu comme telles ces possessions, les propri\u00e9t\u00e9s et les fronti\u00e8res des Bonambela furent r\u00e9duites \u00e0 la seule circonscription de Douala.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>11.\u00a0\u00a0<\/strong>le 6 f\u00e9vrier 1905, le King Akwa fut condamn\u00e9 \u00e0 cinq mois de prison avec travaux forc\u00e9s en d\u00e9pit de l\u2019accord formel qu\u2019il avait conclu en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 1904 avec l\u2019homme d\u2019affaires Allemand Max Esser.\u00a0La convention stipulait que ce dernier lui verserait 500 Mark par source de p\u00e9trole d\u00e9couvert, en dehors du prix de vente, dans toute sa zone d\u2019influence jusqu\u2019en d\u00e9cembre 1904.\u00a0Le probl\u00e8me est n\u00e9 du fait que le chef du district von Brauchitsch voulait absolument attribuer \u00e0 Manga Bell les droits de perception d\u2019un quatri\u00e8me puits qu\u2019il situait dans le territoire Bell alors\u00a0que celui-ci se trouvait, \u00e0 l\u2019instar des trois premiers, dans la zone Bassa (Logbaba) ou le King Akwa et ses ascendants avaient une h\u00e9g\u00e9monie pr\u00e9coloniale.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>12.\u00a0\u00a0<\/strong>La plupart des Duala avaient d\u00e9sert\u00e9 la ville et s\u2019\u00e9taient r\u00e9fugi\u00e9s dans l\u2019arri\u00e8re-pays.\u00a0De l\u00e0-bas, ils partirent avec leurs pirogues vers les bateaux anglais, prirent sur eux de les guider \u00e0 travers les eaux c\u00f4ti\u00e8res nonobstant le coulage par les allemands des bateaux de la \u00ab\u00a0Woermann\u00a0\u00bb pour barrer le chenal.\u00a0Ils leurs transmirent des informations sur les positions allemande et leur assur\u00e8rent que la population \u00e9tait pr\u00eate \u00e0 leur accorder toute aide pour l\u2019expulsion des allemands.\u00a0Certains demand\u00e8rent m\u00eame des armes et leur incorporation militaire.\u00a0Les allemands savaient que les Duala soutenaient les actions militaires alli\u00e9s, raison pour laquelle ils prirent des mesures militaires draconiennes pour assurer la surveillance des populations et leur neutralisation.\u00a0Cela fit des morts et, beaucoup de morts.\u00a0Une des rares indications chiffr\u00e9es apparaissant dans un rapport allemand est la pendaison de 180 Duala sur ordre du lieutenant von Engelbrechten.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><strong>13.\u00a0\u00a0<\/strong>Dans le partage du Cameroun qui eut lieu en mars 1916, les Anglais obtinrent une bande verticale nord-sud frontali\u00e8re du Nigeria, repr\u00e9sentant environ 1\/5<sup>e<\/sup>\u00a0du pays.\u00a0Tout le reste, soit les 4\/5<sup>e\u00a0<\/sup>revinrent aux Fran\u00e7ais ainsi que les zones c\u00e9d\u00e9es \u00e0 l\u2019Allemagne en 1911.\u00a0L\u2019essentiel de l\u2019organisation administrative allemande fut maintenue et le g\u00e9n\u00e9ral Aym\u00e9rich occupa provisoirement le poste de commissaire de la R\u00e9publique jusqu\u2019\u00e0 la nomination en septembre 1916 de Lucien Fourneau, ex gouverneur du Moyen-Congo.\u00a0Apr\u00e8s la remise de l\u2019ensemble des zones administratives passant sous contr\u00f4le Fran\u00e7ais, le g\u00e9n\u00e9ral Anglais DOBELL quitta le Cameroun le 3 avril 1916.<\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p><!-- \/wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par groupe \u00ab\u00a0Duala\u00a0\u00bb, nous entendons les descendants de ces anc\u00eatres aventuriers partit du bassin du Congo entre le XIIIe\u00a0et le XIVe\u00a0si\u00e8cle pour&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8967,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[244],"tags":[],"class_list":["post-11687","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11687","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11687"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11687\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13119,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11687\/revisions\/13119"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8967"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11687"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11687"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11687"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}