{"id":27182,"date":"2025-02-04T13:13:00","date_gmt":"2025-02-04T12:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/camerfeeling.fr.fo\/fr\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/cocombassi.jpg"},"modified":"2025-04-12T07:00:53","modified_gmt":"2025-04-12T05:00:53","slug":"1-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/1-2\/","title":{"rendered":"Richard BONA"},"content":{"rendered":"\n<p>Muntula moto<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"RICHARD BONA - Muntula Moto (Duala | French | English Lyrics)\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/d_Fl4MJ5vu4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n<p>Issu d&rsquo;une famille musicienne (grand-p\u00e8re griot et percussionniste, maman chanteuse), Richard Bona na\u00eet \u00e0 Minta, dans l\u2019Est du Cameroun, en 1967. Ses proches \u00e9voquent un enfant capricieux, qui pleurait tout le temps, jusqu\u2019au jour o\u00f9 des musiciens sont venus passer une journ\u00e9e dans la maison familiale. Fascin\u00e9 par le balafon, Richard, qui a alors quatre ans, trouve sa voie pour s\u00e9cher ses larmes et son grand-p\u00e8re lui offre son premier instrument. Un an plus tard, il joue dans l\u2019\u00e9glise de son village natal avec sa m\u00e8re et ses quatre s\u0153urs. Tr\u00e8s vite, il se taille une solide r\u00e9putation et ses prestations sont appr\u00e9ci\u00e9es lors des bapt\u00eames, mariages et autres c\u00e9r\u00e9monies. Comme nombre de musiciens africains, Richard doit faire preuve d\u2019imagination pour fabriquer ses instruments. Ing\u00e9nieux bricoleur, il con\u00e7oit sa guitare \u00e0 12 cordes avec des c\u00e2bles de freins de v\u00e9lo. &#8211; <span class=\"noir12gras\">Richard Bona<\/span><\/p>\n<p>Il a \u00e0 peine 10 ans lorsqu\u2019il fabrique sa premi\u00e8re guitare 12 cordes. 12 c\u00e2bles de freins de v\u00e9lo bien tendus et quelques bouts de bois. Dans le petit village camerounais de Minta, pas de magasin de musique, alors Richard Bona, petit-fils de griot, fils de chanteuse, d\u00e9veloppe son talent pour le bricolage et l\u2019\u00e9coute. Brillamment absent \u00e0 l\u2019\u00e9cole, Richard excelle dans le maniement des percussions et des guitares de fortune. Des musiciens passent de temps en temps au village, il reste plant\u00e9 devant eux pendant des heures, observant bien leurs gestes et leurs instruments afin de tout reproduire. A 11 ans son p\u00e8re trouve un boulot de camionneur \u00e0 Douala, la grande ville de la r\u00e9gion. Fini les mariages et les f\u00eates de son village, maintenant il joue dans les clubs avec de vrais instruments.<br \/>Deux ans plus tard, en 1980, il rencontre un expatri\u00e9 fran\u00e7ais qui veut monter une bo\u00eete de jazz dans un h\u00f4tel de la ville. Voil\u00e0 le deal : une bonne paye, en contre partie il apprend le jazz et forme un orchestre pour le club. Le propri\u00e9taire a une belle collection de disques, Richard Bona en prend un, le nom \u00e9crit sur le flanc de la pochette est Jaco Pastorius. Le son que produisent les doigts de Pastorius sur les cordes de sa basse transcende le jeune homme. Il a enfin trouv\u00e9 son instrument. Puis il d\u00e9couvre Miles Davis, Georges Benson, \u2026 Les instruments de l\u2019h\u00f4tel \u00e0 sa disposition, des centaines de disques \u00e0 \u00e9couter, il attaque son apprentissage.<br \/>La mort de son p\u00e8re vient le bousculer en 89, \u00e0 cette \u00e9poque il sait d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il ne restera pas longtemps seul \u00e0 Douala.<br \/>Il d\u00e9barque \u00e0 Paris \u00e0 22 ans toujours aussi prolifique, il tourne rapidement, fait ses premi\u00e8res rencontres, Didier Lockwood, Manu Dibango. Mais pour vivre il faut accepter des contrats qui ne sont pas toujours tr\u00e8s int\u00e9ressant et partir en tourn\u00e9e pour accompagner des chanteurs qu\u2019il n\u2019aime pas se r\u00e9v\u00e8le tr\u00e8s difficile. Il gagne le prix d\u00e9couverte RFI 1995, la m\u00eame ann\u00e9e il d\u00e9cide de partir pour New York.<br \/>Richard Bona commence par \u00e9cumer les clubs de jazz de la grosse pomme, remarqu\u00e9 on lui propose la place de directeur artistique du spectacle de Harry Belafonte, les collaborations s\u2019encha\u00eenent, il joue avec les plus grands noms de la sc\u00e8ne jazz Joe Zawinul, Herbie Hancock, Bobby Mc Ferrin, \u2026<br \/>En 1999, Brandford Marsalis l\u2019aide \u00e0 signer chez Columbia Jazz. \u201cScenes of my life\u201d, son premier album sort dans l\u2019ann\u00e9e, dans ce disque le musicien esquisse les contours de son univers musical. \u201cReverence\u201d suit en 2001, et \u00ab Munia \u00bb dans lequel il d\u00e9die un titre \u00e0 son h\u00e9ros Miles Davis, en 2003. Aujourd\u2019hui sa vie n\u2019a pas chang\u00e9, elle est toujours faite de rencontres et de voyages, \u00ab Toto Bona Lokua \u00bb l\u2019album qu\u2019il a concoct\u00e9 avec ses comp\u00e8res Lokua Kanza et G\u00e9rald Toto, illustre bien cet \u00e9tat d\u2019esprit l\u00e9ger et montre que le bassiste n\u2019a pas perdu une once de son inventif talent.<\/p>\n<p><span class=\"noir10gras\">Arnaud Cabanne <\/span><\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/mutunla_moto_Bona.svg\" alt=\"\" class=\"wp-image-27186\"\/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Muntula moto Issu d&rsquo;une famille musicienne (grand-p\u00e8re griot et percussionniste, maman chanteuse), Richard Bona na\u00eet \u00e0 Minta, dans l\u2019Est du Cameroun, en&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":27184,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"video","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810,269],"tags":[],"class_list":["post-27182","post","type-post","status-publish","format-video","has-post-thumbnail","hentry","category-archives","category-musique","post_format-post-format-video"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27182","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27182"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27182\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":27187,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27182\/revisions\/27187"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/27184"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27182"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27182"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27182"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}