{"id":27271,"date":"2006-08-02T12:27:53","date_gmt":"2006-08-02T12:27:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"96","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/96\/","title":{"rendered":"Longu\u00e8 Longu\u00e8 : 50 ans au pouvoir, la maladie de l\u2019Afrique\u2026"},"content":{"rendered":"<p>\u201c Prisonnier libre \u201d en France, il poursuit sa lutte pour la lib\u00e9ration des peuples oppress\u00e9s, victimes de la violation de la constitution et du pillage des caisses publiques. <br \/>\n &#8211; Un regard hagard. Une tenue vestimentaire qui pourtant fait penser &agrave; un homme qui fr&ocirc;le l&rsquo;opulence. Au-dessus de l&rsquo;image est port\u00e9e l&rsquo;inscription &ldquo; Le lib\u00e9rateur lib\u00e9r\u00e9. &rdquo; C&rsquo;est la premi&egrave;re lecture qu&rsquo;on peut faire de la pochette du nouvel album &ldquo; Trop d&rsquo;imp&ocirc;ts tuent l&rsquo;imp&ocirc;t &rdquo; de l&rsquo;artiste musicien Simon Longu&egrave; Longu&egrave;. Toujours en s\u00e9jour prolong\u00e9 et forc\u00e9 en France apr&egrave;s plusieurs mois de d\u00e9tention pr\u00e9ventive pour &ldquo; d\u00e9pravation de m&oelig;urs. &rdquo; <br \/>Ce qui n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch\u00e9 le &ldquo; panafricaniste &rdquo; de faire un grand come-back sur la sc&egrave;ne discographique internationale.<br \/>Entre les pas cadenc\u00e9s d&rsquo;un makossa bien concoct\u00e9 et les messages v\u00e9hicul\u00e9s, Simon Longu&egrave; Longue se sert de la satire pour exprimer la trag\u00e9die socio-\u00e9conomique que traversent les Camerounais en g\u00e9n\u00e9ral et les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques en particulier. A c&ocirc;t\u00e9 d&rsquo;une poign\u00e9e de milliardaires qui ne sont que des &ldquo; pilleurs des caisses de l&rsquo;Etat. &rdquo; Dans le premier titre de l&rsquo;album intitul\u00e9 &ldquo; Examen de conscience &rdquo;, Longu&egrave; Longu&egrave; revient sur son incarc\u00e9ration controvers\u00e9e : &ldquo; Toi qui condamne monsieur le pr\u00e9sident, un jour tu seras condamn\u00e9. A chacun son tour chez le coiffeur. Vous m&rsquo;avez condamn\u00e9 sans que je ne sois jug\u00e9. &rdquo; L&rsquo;artiste peint ici les r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 gouvern\u00e9e par les injustices et dans laquelle les innocents croupissent en prison en lieu et place des potentiels prisonniers ; o&ugrave; &ldquo; ceux qui jugent et condamnent sont des receleurs. &rdquo; <\/p>\n<p><strong>Non au changement <br \/>de la constitution !<\/strong><br \/>Dans &ldquo; Trop d&rsquo;imp&ocirc;ts tuent l&rsquo;imp&ocirc;t &rdquo;, l&rsquo;artiste vilipende les &ldquo; bandits &agrave; col blanc &rdquo; qui pillent le tr\u00e9sor public et asphyxient le bas peuple au nom des imp&ocirc;ts. Aux \u00e9lus locaux, il rappelle que c&rsquo;est eux qui ont pr&ecirc;t\u00e9 serment devant Dieu et les hommes que le pays va changer. &ldquo; Rien ne change, le pays ne fait que s&rsquo;enfoncer. Les pauvres meurent du chol\u00e9ra&hellip;pourtant nous payons nos imp&ocirc;ts mais le d\u00e9veloppement ne suit pas &rdquo;, avant de d\u00e9noncer le foss\u00e9 qui existe entre le luxe du palais d&rsquo;Etoudi &agrave; Yaound\u00e9 et la mis&egrave;re de ses quartiers voisins priv\u00e9s de routes, d&rsquo;eau et d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. &ldquo; Vous nous avez promis le changement. On attend donc le changement&hellip; L&rsquo;argent des imp&ocirc;ts vous ne faites que d\u00e9tourner &rdquo;, rappelle Longu&egrave; Longue qui se pose la question de savoir : &ldquo; Vous allez m&ecirc;me changer quoi ? La constitution ou les \u00e9ternels ministres ? &rdquo; <br \/>C&rsquo;est en restant dans ce chapitre de long\u00e9vit\u00e9 au pouvoir qu&rsquo;il interpelle l&rsquo;opinion publique camerounaise, dans &ldquo; 50 ans au pouvoir &rdquo;, l&rsquo;un des titres phares de l&rsquo;opus, &agrave; &ecirc;tre vigilant sur un \u00e9ventuel changement de la constitution. &ldquo; D\u00e9tourner les fonds publics, \u00e9pargner &agrave; l&rsquo;\u00e9tranger, truquer les \u00e9lections, c&rsquo;est &ccedil;a la maladie de l&rsquo;Afrique. Ils nous g&egrave;rent comme du b\u00e9tail&hellip;Ils ont la double nationalit\u00e9, les ch&acirc;teaux&hellip; L&agrave;-bas chez les Blancs&hellip;On ne veut plus &ccedil;a&hellip;Entrez dans les ghettos et vous verrez que le pays va mal &rdquo;, s&rsquo;adresse-t-il aux autorit\u00e9s camerounaises. Et de menacer : &ldquo; Ils changent la constitution quand ils veulent et comme ils veulent. Essayez, vous verrez que nous ne sommes pas des Congolais, des Togolais&hellip;. Essayez vous verrez que nous sommes des Camerounais. &rdquo; Un v\u00e9ritable cri de guerre que lance l&rsquo;artiste, \u00e9c&oelig;ur\u00e9 et meurtri, qui projette ce que pourrait &ecirc;tre le Cameroun d&rsquo;ici &agrave; 2011. <br \/>L&rsquo;injustice galopante, le favoritisme, la prostitution et bien d&rsquo;autres sont des tares sur lesquelles le &ldquo; Lib\u00e9rateur lib\u00e9r\u00e9 &rdquo; tire &agrave; boulets rouges ; tout en implorant l&rsquo;aide du Tr&egrave;s haut &agrave; l&rsquo;\u00e9gard des oppress\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Blaise NZUPIAP NWAFO <br \/>Le 02-08-2006<\/p>\n<p><span class=\"surtitre\"><a><strong>Acquitt\u00e9, apparemment<\/strong> <\/a><\/span><\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\"><span class=\"Style32 Style43\"><em \/><\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;affaire Longu&egrave; Longu&egrave; conna&icirc;t de nouveaux rebondissements. Accus\u00e9 par son \u00e9pouse Chantal Ebene Mbassi d&rsquo;avoir viol\u00e9 sa ni&egrave;ce, les confrontations devant la barre vont d\u00e9montrer que la jeune fille n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9pucel\u00e9e par &quot;Le Lib\u00e9rateur&quot;. Le petit ami de la jeune fille affirme avoir eu des rapports sexuels avec la pr\u00e9sum\u00e9e victime avant le mariage de sa tante avec l&rsquo;artiste. Mieux encore la confidente &agrave; qui la victime dit avoir confi\u00e9 son secret a d\u00e9menti formellement. Ces contradictions ont permis au juge Sophie Tetriat de voir plus clair et de d\u00e9cider, de lib\u00e9rer Longu&egrave; Longu&egrave; sous la banni&egrave;re d&rsquo;une repr\u00e9sentation de garantie de 8 000 euros (soit environ 5 millions deux cents mille Fcfa) remboursables. Cette garantie avait \u00e9t\u00e9 pay\u00e9e par Samuel Eto&rsquo;o Fils, il y a quelques mois. <br \/>Apr&egrave;s cette lib\u00e9ration sous caution, les Camerounais et tous les fans de l&rsquo;artiste sont surpris de ne pas le voir rentrer au bercail ou sur les planches. Pourtant les avocats de Longu&egrave; Longu&egrave;, Ma&icirc;tres Martin Longo, Didier Batoum et Christian Blazy ont obtenu du juge que Longu&egrave; Longu&egrave; puisse vaquer &agrave; ses occupations s&rsquo;il pr\u00e9sentait des invitations ou des contrats de spectacles. Simple d\u00e9claration, car depuis sa lib\u00e9ration, Longu&egrave; Longu&egrave; totalise plusieurs invitations. La soci\u00e9t\u00e9 brassicole Guinness &#8211; Cameroun avait sollicit\u00e9 ses services lors d&rsquo;une r\u00e9cente campagne en mai et juin derniers. Les Brasseries du Cameroun ont \u00e9galement contact\u00e9 l&rsquo;artiste pour le parrainage du concours national de la chanson qui avait eu lieu le 8 juin 2006. Il n&rsquo;est plus &agrave; pr\u00e9ciser les multiples sollicitations de son promoteur Jean Pierre Sah pour la promotion de la toute derni&egrave;re sortie de l&rsquo;artiste. Rien n&rsquo;y a fait. La justice fran&ccedil;aise ne l&acirc;che pas du lest, arguant que ces invitations arrivent de mani&egrave;re tr&egrave;s juste. <br \/>Pour justifier le droit du chanteur camerounais de jouir de sa libert\u00e9 d&rsquo;aller et venir, ses avocats \u00e9voquent les contrats d&rsquo;extradition qui existent entre la France et le Cameroun. Ces contrats obligent l&rsquo;accus\u00e9 de se pr\u00e9senter &agrave; chaque fois qu&rsquo;il aura &agrave; compara&icirc;tre devant la juridiction fran&ccedil;aise. Joint au t\u00e9l\u00e9phone &agrave; Paris, &ldquo;Le Lib\u00e9rateur&rdquo; \u00e9voque le manque &agrave; gagner que lui cause cette r\u00e9tention. &quot;Je suis un artiste. Je vis de ce m\u00e9tier. Quand on me retient en France, je dois louer un appartement, me nourrir. Comment vivrais-je alors sans mes spectacles et m&rsquo;occuper de ma famille ?&quot;, se plaint-il. <\/p>\n<p><strong>Mobilisation tous azimuts<\/strong><br \/>Au Cameroun, la d\u00e9tention de l&rsquo;artiste r\u00e9veille d\u00e9j&agrave; des passions. Le comit\u00e9 de soutien du &ldquo;Lib\u00e9rateur&rdquo; va organiser le mercredi 5 ao&ucirc;t &agrave; Douala, une manifestation de contestation devant le consul de France pour signifier leur m\u00e9contentement. Les fans-clubs aussi s&rsquo;activent &agrave; travers des p\u00e9titions. &quot;Nous devons nous activer. Vous avez vu l&rsquo;artiste Papa Wemba avoir des d\u00e9m&ecirc;l\u00e9es avec la justice fran&ccedil;aise, et tous les Congolais l&rsquo;avaient soutenu&quot;, affirme un fanatique en furie avant de conclure, p\u00e9remptoire : &quot;nous devons faire pareil pour Longu&egrave; Longu&egrave;.&quot; Dans ce soutien tous azimuts, la famille sollicite \u00e9galement l&rsquo;appui du gouvernement. &quot;Longu&egrave; Longu&egrave; \u00e9tant une valeur culturelle pour le pays, nous pensons que le gouvernement doit continuer &agrave; le soutenir&quot;, d\u00e9clare Etienne Nguenga, fr&egrave;re cadet de l&rsquo;artiste. Un appel qui ne devrait pas rester lettre morte. Longu&egrave; Longu&egrave; affirme que le consul g\u00e9n\u00e9ral du Cameroun en France va adresser une note &agrave; la justice fran&ccedil;aise pour lui permettre d&rsquo;assurer la promotion de son album. <\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Luther Andr\u00e9 Meka (Stagiaire Jade\/Syfia) <br \/>Le 02-08-2006<\/p>\n<p class=\"author\">\n<p><strong><a href=\"http:\/\/www.lemessager.net\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.lemessager.net<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201c Prisonnier libre \u201d en France, il poursuit sa lutte pour la lib\u00e9ration des peuples oppress\u00e9s, victimes de la violation de la&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27271","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27271\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}