{"id":27323,"date":"2006-09-08T19:21:41","date_gmt":"2006-09-08T19:21:41","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"155","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/155\/","title":{"rendered":"Boom des musiques religieuses"},"content":{"rendered":"<p>Des versets bibliques dans des rythmes endiabl\u00e9s <br \/>\nSur des rythmes du terroir, la musique religieuse gagne la rue. Les artistes se disputent la vedette. Le public veut la primeur de chaque sortie. Les vendeurs se frottent les mains <\/p>\n<p> &#8211; <\/p>\n<p class=\"surtitre\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"texte\" align=\"justify\"><span class=\"Style3\"><strong><font size=\"2\"><font color=\"#666666\"><br \/><\/font><\/font><\/strong>Gilles Ken est vendeur. Au quotidien, il fait le tour de nombreux bureaux d&rsquo;Akwa et de Bonanjo. Dans son sac au dos, des Cd et cassettes de musiques religieuses. Depuis deux ans, le jeune homme a trouv\u00e9 son filon d&rsquo;or dans la vente de ces produits. Comment en est-il arriv\u00e9 l&agrave; ? &ldquo; J&rsquo;ai arr&ecirc;t\u00e9 mes \u00e9tudes en classe de 3&egrave;me et j&rsquo;avais du mal, &agrave; m&rsquo;occuper. C&rsquo;est alors qu&rsquo;un ami qui travaille dans un magasin au march\u00e9 Congo m&rsquo;a propos\u00e9 de vendre les Cd. Et, je ne peux pas dire que je me suis tromp\u00e9 de chemin. Parce que j&rsquo;y trouve mon compte &rdquo;, confie le vendeur. Tous les jours, &ldquo; j&rsquo;\u00e9conomise environ 3000 Fcfa &rdquo;, poursuit-il. <br \/>C&rsquo;est un domaine fructueux. Certains vendeurs, sillonnent Douala &agrave; bord des tricycles, pour proposer de la musique religieuse aux clients qui les interpellent. Cet appareil sert &agrave; la fois de moyen de transport, et de boutique sp\u00e9cialis\u00e9e. <br \/>Ce cr\u00e9neau a donc le vent en poupe. &ldquo; Apr&egrave;s le makossa et le coup\u00e9-d\u00e9cal\u00e9, c&rsquo;est la musique religieuse que r\u00e9clament mes clients. L&rsquo;album &ldquo; Le dernier jugement &rdquo; de Ronz est le plus demand\u00e9 &rdquo;, explique Ghislain Zanga, vendeur. L&rsquo;explosion de ces musiques est une cons\u00e9quence d&rsquo;une large diffusion faite dans les radios et t\u00e9l\u00e9visions locales Si &agrave; cela on ajoute la multiplication des \u00c9glises de r\u00e9veil cr\u00e9\u00e9es par des pasteurs immigr\u00e9s nig\u00e9rians, o&ugrave; le chant constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel du pr&ecirc;che, on ne peut pas &ecirc;tre surpris de cet \u00e9veil musical.<\/p>\n<p><strong>Sacr\u00e9 et profane<\/strong><br \/>L&rsquo;avis des consommateurs dans ce m\u00e9lange du sacr\u00e9 et du profane, divergent. &ldquo; J&rsquo;adore ces musiques pour le message. Il est de plus en plus rare de voir nos artistes nous servir des compositions bien \u00e9pic\u00e9es, message &agrave; l&rsquo;appui &rdquo;, ironise Nicolas. Armelle quant &agrave; lui pense qu&rsquo;au-del&agrave; du message, il faut appr\u00e9cier la chor\u00e9graphie et la bonne tenue des danseuses. Alors que Bruno \u00e9voque le c&ocirc;t\u00e9 universel de la musique elle-m&ecirc;me.<br \/>L&rsquo;artiste Logtega ajoute : &ldquo; Dans les musiques du monde, il y a trop de tapage &rdquo;. Si dans ces chansons servies aux consommateurs, on retrouve quelques notes des Saintes Ecritures, le rythme est un m\u00e9lange de sonorit\u00e9s africaines. La danse est tr&egrave;s endiabl\u00e9e. Toute chose qui charrie la pol\u00e9mique dans les rangs des chr\u00e9tiens. &ldquo; Certains pensent qu&rsquo;il faut louer Dieu avec des rythmes nobles. Or dans les Psaumes, on demande que tout ce qui respire loue l&rsquo;Eternel. L&rsquo;important c&rsquo;est les motivations &rdquo;, explique Logtega.<br \/>Les motivations varient selon qu&rsquo;on est artiste, producteur et homme d&rsquo;Eglise. &ldquo; J&rsquo;ai choisi de faire de la musique religieuse, pour ramener les jeunes qui d\u00e9sertent les \u00e9glises &rdquo;, &agrave; revenir &agrave; de meilleurs sentiments, affirme Logtega, auteur de &ldquo; Spiritual &rdquo;. Segan, artiste antillaise, chante pour &ldquo; l&rsquo;apaisement. &rdquo; Emmanuel Oho travaille dans une maison de distribution et commercialise ces produits. &ldquo; Je pense que les gens fuient la folie. Du temps des Nico Mbarga, il y avait de la bonne musique. Aujourd&rsquo;hui, les instruments couvrent le message &rdquo;. <br \/>Dans ce milieu, la quasi-totalit\u00e9 des artistes vient des chorales. Ce qui devrait d&rsquo;ailleurs r\u00e9conforter ceux qui s&rsquo;offusquent de cette \u00e9vang\u00e9lisation de rue. Que non ! &ldquo; C&rsquo;est la mis&egrave;re qui fait courir les consommateurs de cette musique. L&rsquo;homme cherche &agrave; s&rsquo;\u00e9vader. On n&rsquo;a plus d&rsquo;assurance. Parce que l&rsquo;homme vivant sous pression est inquiet, chacun cherche ce qui peut lui apporter un r\u00e9confort interne &rdquo;, explique le R\u00e9v\u00e9rend Georges Ngankou. L&rsquo;homme de Dieu trouve d&rsquo;ailleurs que cela devient m&ecirc;me comme une drogue. La distribution est celle de proximit\u00e9. Les &oelig;uvres religieuses se vendent bien et le public veut avoir la primeur de chaque sortie. Occasion pour le pasteur Ngankou, d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des uns et des autres sur un risque inattendu. &ldquo; Le fond de certaines de ces musiques est diabolique &rdquo;, rel&egrave;ve-t-il. Il revient au consommateur de distinguer le bon grain de l&rsquo;ivraie. Reste &agrave; savoir sur la base de quels crit&egrave;res.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"author\">Par Vanessa Nana <br \/>Le 08-09-2006<br \/>Le Messager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des versets bibliques dans des rythmes endiabl\u00e9s Sur des rythmes du terroir, la musique religieuse gagne la rue. 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