{"id":27662,"date":"2007-07-05T01:10:38","date_gmt":"2007-07-05T01:10:38","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"566","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/566\/","title":{"rendered":"Les transes \u00e9poustouflantes de Kubila\u00ef"},"content":{"rendered":"<p>Le Ccf de Douala a accueilli, samedi, un spectacle de danse franco-mozambico-japonaise !  &#8211; <\/p>\n<p>Le nom du spectacle semblait promettre l&rsquo;apocalypse. &quot; Gyrations of Barbarous Tribes &quot;. Si ce n&rsquo;est pas terrifiant ! Et puis, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, on souffle. Elle est plut&ocirc;t &eacute;poustouflante, la prestation du Kubila&iuml; Khan Investigations. La troupe de danse s&rsquo;est produite samedi dernier au centre culturel fran&ccedil;ais de Douala. Et on comprend pourquoi ses membres pr&eacute;f&egrave;rent qu&rsquo;on dise d&rsquo;eux qu&rsquo;ils sont un &quot; comptoir d&rsquo;&eacute;changes artistiques &quot;.<\/p>\n<p>Echanges, le mot est bien choisi lorsqu&rsquo;on voit arriver sur la sc&egrave;ne des danseurs mozambicains, fran&ccedil;ais et des musiciens japonais. Qu&rsquo;est-ce qui peut les r&eacute;unir ? La magie des arts, parbleu ! Alors que dans un coin deux musiciens s&rsquo;activent autour d&rsquo;un arc &agrave; musique, d&rsquo;un long xylophone timbila, d&rsquo;un tambour, d&rsquo;une sorte de mbiro oriental et bient&ocirc;t d&rsquo;un violon et d&rsquo;une guitare &eacute;lectrique, six danseurs arrivent petit &agrave; petit, au rythme de la musique produite live ou alors programm&eacute;e dans la console nippone. <\/p>\n<p>Pass&eacute;s les fondamentaux de la danse contemporaine, les six artistes laissent parler leur corps. Leur expression, avec des forts soup&ccedil;ons de hip hop urbain et de capoeira br&eacute;silienne, &eacute;pouse les m&eacute;lodies et transes ensorcelantes chopi du sud du Mozambique. La cadence s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re progressivement et les danseurs africains en particulier, qui ne peuvent se d&eacute;partir de leur nature, restent profond&eacute;ment ancr&eacute;s au sol. Chez eux, le ballet est surtout &eacute;nergique et physique alors que leurs camarades fran&ccedil;ais, &agrave; force, semblent avoir une meilleure ma&icirc;trise de leur &eacute;nergie au service de la souplesse. Une illustration de ce que H&eacute;l&egrave;ne Cathala, danseuse et chorographe fran&ccedil;aise, est venue apprendre &agrave; des stagiaires ici &agrave; Douala, en avril dernier. <\/p>\n<p>Les gars et les filles de &quot; Kubila&iuml; &quot; r&eacute;ussissent &agrave; cr&eacute;er la symbiose entre les backgrounds gestuels et chor&eacute;graphiques des uns et des autres. Un vrai comptoir o&ugrave; l&rsquo;on &eacute;change donc. Mais, entre sensualit&eacute; apprivois&eacute;e et acrobaties p&eacute;rilleuses, il y a de la place pour bien d&rsquo;autres formes d&rsquo;expression inattendues. Tout est en effet m&eacute;lange puisque &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la danse, du chant et de la musique, il y a aussi le cirque et le mime qui font pouffer de rire et construisent la passerelle avec un public qui, lui aussi, rentre dans le spectacle. Du spectacle vivant. La sc&eacute;nographie, avec ces paravents amovibles et ces balles de tennis, apporte de la dynamique &agrave; une cr&eacute;ation qui, d&rsquo;un bout &agrave; l&rsquo;autre, n&rsquo;est jamais la m&ecirc;me. Peu importe que la m&eacute;trique ne semble pas assez ma&icirc;tris&eacute;e. Le spectateur a en effet l&rsquo;impression, un moment, que &quot; Gyrations &quot; tire en longueur. Peut-&ecirc;tre que &ccedil;a dure pour que chacun comprenne que d&eacute;cid&eacute;ment tout est possible sur la sc&egrave;ne des arts. Et nulle part ailleurs. La connivence, le rapprochement, l&rsquo;amour. Le Mozambique, le Japon et la France. Vous parlez d&rsquo;un attelage&hellip;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Ccf de Douala a accueilli, samedi, un spectacle de danse franco-mozambico-japonaise ! &#8211; Le nom du spectacle semblait promettre l&rsquo;apocalypse. &quot; Gyrations of Barbarous Tribes &quot;. Si ce n&rsquo;est pas terrifiant ! Et puis, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, on souffle. Elle est plut&ocirc;t &eacute;poustouflante, la prestation du Kubila&iuml; Khan Investigations. La troupe de danse s&rsquo;est produite [&hellip;] <a class=\"g1-link g1-link-more\" href=\"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/566\/\">More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27662","post","type-post","status-publish","format-standard","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27662","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27662"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27662\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27662"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27662"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27662"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}