{"id":27690,"date":"2007-07-19T19:20:29","date_gmt":"2007-07-19T19:20:29","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"595","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/595\/","title":{"rendered":"Le parrain des bassistes cam\u00e9rounais"},"content":{"rendered":"<p>Jean Dikoto Mandengu\u00e9 est r\u00e9ellement de retour avec un opus qui le replonge dans les racines de la musique africaine. &#8211; MANDENGUE<\/p>\n<div id=\"album\"><img decoding=\"async\" height=\"220\" alt=\"Couverture\" src=\"http:\/\/www.idolemusic.com\/images\/artistes\/jdmcouv.jpg\" width=\"220\" \/><br \/>\n<script src=\"swfobject.js\" type=\"text\/javascript\"><\/script><\/p>\n<div id=\"flashPlayer\"><object id=\"mymovie\" height=\"180\" width=\"220\" classid=\"clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000\"><param value=\"5821\" name=\"_cx\" \/><param value=\"4763\" name=\"_cy\" \/><param value=\"\" name=\"FlashVars\" \/><param value=\"playerMultipleList.swf\" name=\"Movie\" \/><param value=\"playerMultipleList.swf\" name=\"Src\" \/><param value=\"Window\" name=\"WMode\" \/><param value=\"0\" name=\"Play\" \/><param value=\"-1\" name=\"Loop\" \/><param value=\"High\" name=\"Quality\" \/><param value=\"LT\" name=\"SAlign\" \/><param value=\"-1\" name=\"Menu\" \/><param value=\"\" name=\"Base\" \/><param value=\"\" name=\"AllowScriptAccess\" \/><param value=\"NoScale\" name=\"Scale\" \/><param value=\"0\" name=\"DeviceFont\" \/><param value=\"0\" name=\"EmbedMovie\" \/><param value=\"333C50\" name=\"BGColor\" \/><param value=\"\" name=\"SWRemote\" \/><param value=\"\" name=\"MovieData\" \/><param value=\"1\" name=\"SeamlessTabbing\" \/><param value=\"0\" name=\"Profile\" \/><param value=\"\" name=\"ProfileAddress\" \/><param value=\"0\" name=\"ProfilePort\" \/><param value=\"all\" name=\"AllowNetworking\" \/><param value=\"false\" name=\"AllowFullScreen\" \/><\/object><\/div>\n<p><script type=\"text\/javascript\">\n   var so = new SWFObject(\"playerMultipleList.swf\", \"mymovie\", \"220\", \"180\", \"7\", \"#333C50\");  \n   so.addVariable(\"autoPlay\",\"no\")\n   so.addVariable(\"playlistPath\",\"playlistJDM.xml\")\n   so.write(\"flashPlayer\");\n\t<\/script>\n<\/div>\n<p><a id=\"presentation\"><\/a><\/p>\n<h1>&nbsp;<\/h1>\n<h2>&nbsp;<\/h2>\n<h1>Sa vie, son &oelig;uvre:<\/h1>\n<p>Difficile de r&eacute;sumer en quelques lignes ce pionnier de la basse et de la world music.<\/p>\n<h2>I- Le CAMEROUN <\/h2>\n<p>Le Cameroun est aujourd&rsquo;hui en train de se positionner comme une terre &agrave; produire des &laquo;fr&eacute;quences graves&raquo;. En effet, ses bassistes envahissent les studios de Paris, New York, Los Angeles, Londres etc&hellip;<br \/>Richard Bona, Armand Sabal Leco, Etienne Mbapp&eacute;, Guy Nsangu&eacute;, sillonnent les sc&eacute;nes internationales derri&egrave;re des artistes que tout musicien r&ecirc;verait de rencontrer : Stanley Clarke, Paul Simon, Joe Zawinul, Billy Coban, Pat Metheny, Harry Belafonte&hellip;<br \/>Pourtant au d&eacute;part, la basse n&rsquo;&eacute;tait pas un instrument primordial dans les musiques camerounaises. C&rsquo;est la guitare qui constituait l&rsquo;instrument leader. Et tous les bassistes camerounais ont d&rsquo;ailleurs d&eacute;marr&eacute; par la guitare.<br \/>A la base de cette &laquo;incongruit&eacute;&raquo;, il y a un homme, par qui le &laquo;scandale&raquo; est arriv&eacute;. Scandale parce que, la musique la plus populaire du Cameroun (le Makossa) a pour base la guitare. Il y a donc un novateur qui a d&eacute;cid&eacute; de changer le cours normal de l&rsquo;histoire de la musique camerounaise. Cet homme s&rsquo;appelle J. D. Mandengu&eacute;, auteur compositeur, interpr&egrave;te, bassiste, guitariste, session-man. <\/p>\n<h2>II- L&rsquo;appel de l&rsquo;aventure<\/h2>\n<p>N&eacute; au Cameroun, il y a une soixantaine d&rsquo;ann&eacute;es (m&ecirc;me s&rsquo;il en parait une quarantaine), il taquine d&rsquo;abord la guitare en dilettante, mais surtout il est groupie de musiciens congolais de passage au Cameroun, il est attir&eacute; par cette vie d&rsquo;aventurier. Il d&eacute;cide de partir du Cameroun, alors qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un adolescent.<\/p>\n<h2>III- Un novateur &agrave; Paris<\/h2>\n<p>Alors qu&rsquo;il n&rsquo;a qu&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es il a d&eacute;j&agrave; une carri&egrave;re bien charg&eacute;e .Des rencontres qui comptent, Manu Dibango, qui entre temps, l&rsquo;a convaincu de passer de la guitare &agrave; la Basse.<br \/>Dikoto- Dibango : une complicit&eacute; de longue date qui accouchera de plusieurs chefs d&rsquo;&oelig;uvre : Salt Pop Corn ; Soul Machine, from Congo&hellip; Sunday morning, wouri&hellip; influences du Memphis sound. Le son Stax. Manu Dibango, JDM, Slim Pezin, Lucien Dobat ou Ben&rsquo;s Din&eacute;, c&rsquo;&eacute;taient Booket T, Duck Dunn, Steve Cropper et Al Jackson de la place de Paris.<br \/>Pas &eacute;tonnant que Claude Fran&ccedil;ois et Nino Ferrer lorgnent vers ce groupe qui arrive &agrave; reproduire ce son stax qui fait fureur dans toutes les radios et discoth&egrave;ques.<br \/>La collaboration entre JDM et Claude Fran&ccedil;ois durera pr&egrave;s de quatre ann&eacute;es. Apr&egrave;s l&rsquo;exp&eacute;rimental Nino Ferrer et le crooner Mike Brandt, entrecoup&eacute;e par des s&eacute;ances de studios chez Philips.<br \/>Ces collaborations(notamment avec Eboa Lottin et Ekambi Brillant) permettront &agrave; JDM d&rsquo;asseoir la basse comme instrument leader de la musique camerounaise, avec des arrangements minimalistes o&ugrave; la guitare est parfois remplac&eacute;e par le piano, et la batterie presque inexistante.<br \/>La basse se lib&egrave;re compl&egrave;tement et cesse d&rsquo;&ecirc;tre le gardien du tempo, pour devenir un instrument m&eacute;lodique. Un instrument qui soutient le chant en lui offrant un contre point.<br \/>JDM, pose l&agrave; les bases de la basse baladeuse, des balancements indolents, qui &eacute;tonneront le monde entier dans le jeu des bassistes camerounais. Ce style vaudra &agrave; JDM le surnom de Mister Walking Basse. Ecoutez &laquo; besomb&eacute; &raquo; de Eboa Lottin, et vous retrouverez cette mani&egrave;re de faire coller la basse chant, au point de lui faire jouer un r&ocirc;le de &laquo; background vocal &raquo;<br \/>Ce qu&rsquo;on constate, &agrave; l&rsquo;&eacute;coute des premi&egrave;res &oelig;uvres de JDM, comme les arrangements qu&rsquo;il r&eacute;alise pour Ekambi Brillant et Eboa Lottin, c&rsquo;est l&rsquo;esquisse d&rsquo;un style compl&egrave;tement novateur. Une utilisation de la basse qu&rsquo;on ne trouve pas chez les cr&eacute;ateurs du Makossa que sont : Nelle Eyoum, Epee Dooh, ou Ebanda Manfred.<\/p>\n<h2>IV- OSIBISA : &laquo; Le &raquo; groupe<\/h2>\n<p>Claude Fran&ccedil;ois &eacute;tait au firmament de sa carri&egrave;re. Il fallait de l&rsquo;audace pour quitter ce confort et rejoindre un groupe africain &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; la World Music n&rsquo;&eacute;tait pas &agrave; la mode.<br \/>Et pourtant, c&rsquo;&eacute;tait la plus belle aventure de la vie de Jean.D.M. Ce groupe a cr&eacute;&eacute; une musique (l&rsquo;Afro beat). Participer &agrave; une belle aventure est le r&ecirc;ve de tout musicien. Jean D.M a cr&eacute;&eacute; la basse Afro Beat, comme Tony Allen a cr&eacute;&eacute; la batterie Afro beat.<br \/>Avec OSIBISA, l&rsquo;&eacute;quivalent en Afrique de Weather Report, J.D.M. sillonnera les plus grandes sc&egrave;nes du monde : Londres, New York(Madison Square Garden) ; rencontrera les plus grands groupes et musiciens du monde(Weather Report, avec Jaco Pastorius, Kool and the gang, Bootsy Collins. Ces rencontres formeront bien s&ucirc;r le musicien. D&rsquo;autres collaborations suivront : Avec T.Bone Walker(grand bluesman), Funkadilic. Jerry Lewis, Chuck Berry. Force est de constater que l&rsquo;identit&eacute; d&rsquo;OSIBISA lui colle &agrave; la peau.<\/p>\n<h2>V- Dikoto style<\/h2>\n<p>Etant un Globe Trotter, J.D.M est bien entendu la synth&egrave;se de plusieurs musiques. Ce qui cr&eacute;e d&rsquo;ailleurs un malentendu avec le public camerounais. Il a r&eacute;volutionn&eacute; le Makossa et semble tourner le dos &agrave; cette musique.<br \/>Quand on a sillonn&eacute; le monde, on ne peut pas s&rsquo;enfermer dans une musique, aussi belle soit elle ; pour &ecirc;tre un requin de studio, il faut &ecirc;tre capable de tout jouer. Il en reste forc&eacute;ment quelque chose, voire plusieurs choses.<br \/>Dikoto, c&rsquo;est une certaine id&eacute;e du Makossa. C&rsquo;est le Funk. C&rsquo;est la Fusion, c&rsquo;est l&rsquo;Afro Beat. C&rsquo;est la Salsa. C&rsquo;est le Jazz. C&rsquo;est le Blues. Bref, toutes les musiques qui touchent l&rsquo;&acirc;me et ne se contentent pas seulement de faire tr&eacute;mousser. M&ecirc;me si la danse est importante.<br \/>Un album de Dikoto, c&rsquo;est toutes ces musiques en m&ecirc;me temps. <\/p>\n<h2>1- Dikoto : auteur, compositeur, interpr&egrave;te<\/h2>\n<p>Comme tous les musiciens, compositeurs interpr&egrave;tes, il y a toujours une casquette qui masque les autres talents. Et chaque &oelig;uvre apporte son lot de malentendus. Les uns attendent le bassiste et trouvent le compositeur et chanteur. Les autres attendent le compositeur- chanteur qui les fera danser et ils trouvent un musicien exigeant qui refuse de c&eacute;der &agrave; la facilit&eacute; ou aux modes du moment.<br \/>Dikoto, c&rsquo;est d&rsquo;abord la m&eacute;lodie qui tue (Makane, Suwele Mba, Na bolane wa nje, Mathilde, Sunday afternoon, longue la sule bobe etc&hellip;)<br \/>A l&rsquo;instar de Francis Bebey, Charles Ewandj&eacute;, il &eacute;crit comme un &eacute;migr&eacute; qui a quitt&eacute; son pays depuis tr&egrave;s longtemps, mais qui a cristallis&eacute; les r&eacute;alit&eacute;s de son enfance, comme si rien n&rsquo;avait boug&eacute;.<br \/>&gt;En cela, il est plus rafra&icirc;chissant et plus proche de l&rsquo;Afrique que ceux qui ne l&rsquo;ont jamais quitt&eacute;. &laquo;Makane&raquo;, &laquo;Suwele Mba&raquo;, aucun jeune camerounais n&rsquo;&eacute;crit avec ces mots l&agrave;, ni ce style aujourd&rsquo;hui<\/p>\n<h2>2. La voix<\/h2>\n<p>Facilement reconnaissable, elle prend parfois des allures de &laquo; crooner &raquo;.<br \/>Il est d&rsquo;ailleurs &eacute;tonnant de constater que cette voix si rauque, voire rocailleuse lorsqu&rsquo;il parle se transforme en voix de velours lorsqu&rsquo;il chante.<br \/>Elle peut &ecirc;tre m&eacute;lodique, sauvage, roots, par moment, notamment quand il chante l&rsquo;Afro beat(Wangala)<\/p>\n<h2>2- Dikoto, Basse Master<\/h2>\n<p>La basse est l&rsquo;instrument qui a le plus &eacute;volu&eacute; au cours du si&egrave;cle.<\/p>\n<p>De la contre basse jou&eacute;e au 16e si&egrave;cle avec l&rsquo;archet, &agrave; la contre basse attaqu&eacute;e avec les doigts par Bill Johnson, on est pass&eacute; &agrave; la basse &eacute;lectrique, qui elle-m&ecirc;me n&rsquo;a cess&eacute; d&rsquo;&eacute;voluer, 4, 5, 6, 12 cordes. Basse synth&eacute;, stick Chapman etc&hellip;<br \/>Le r&ocirc;le du bassiste a &eacute;galement beaucoup &eacute;volu&eacute; dans l&rsquo;orchestre. Il n&rsquo;est plus seulement le gardien du tempo. La basse est devenue un instrument m&eacute;lodique, capable de jouer le r&ocirc;le de leader dans l&rsquo;orchestre.<br \/>Les qualit&eacute;s d&rsquo;un bon bassiste cependant restent immuables. Au sommet, il restera toujours le son : sa beaut&eacute; et sa profondeur.<br \/>Et Dikoto c&rsquo;est d&rsquo;abord le son, reconnaissable d&egrave;s les premi&egrave;res notes pour un amateur de sons graves, un son qu&rsquo;il a acquis tr&egrave;s t&ocirc;t.<br \/>Il ma&icirc;trise la technique sans en abuser.<br \/>Dikoto, c&rsquo;est aussi le gros son. Sans effets, c&rsquo;est la ma&icirc;trise des aigus, sans faire appel aux 5 ou 6 cordes. C&rsquo;est aussi la fluidit&eacute; et les lignes claires.<\/p>\n<h2>3- Funk Attitude<\/h2>\n<p>Dikoto est le produit de plusieurs influences. Mais l&rsquo;influence la plus d&eacute;terminante c&rsquo;est le Funk.<br \/>Et le bassiste qui l&rsquo;a le plus influenc&eacute;, c&rsquo;est Bootsy Collins. M&ecirc;me si le son provient de Duck Dunn et James Jamerson ou de Larry Graham.<br \/>La basse Funk est simple sans &ecirc;tre simpliste. Elle sert d&rsquo;abord la musique. Et si Dikoto a &eacute;t&eacute; influenc&eacute; par le Funk, c&rsquo;est d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il a une conception globale de la musique.<br \/>Rien ne l&rsquo;ennuie autant que de longs et interminables solos de basse. Par opposition, les riffs sont rapides, fugaces. Il faut &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute pour les capter.<br \/>Rappelons que Dikoto a commenc&eacute; par la contre basse. Ce qui muscle les doigts et qui conf&egrave;re cette puissance &agrave; son son. Puissance que n&rsquo;ont pas ceux qui ont commenc&eacute; par la basse &eacute;lectrique.<br \/>La contre basse apporte &eacute;galement la ma&icirc;trise du rythme. Ecoutez le &agrave; la contre basse dans &laquo;lende Africa &raquo;et &laquo;longue lasu le bobe&raquo;.<br \/>Dikoto c&rsquo;est aussi un tempo int&eacute;rieur &laquo;Enae&raquo; avec Tom Yom&rsquo;s. Un jeu percussif &quot;africa we go go&raquo; OSIBISA, ma&icirc;tre de la mise en place avec &laquo;azaa&raquo; avec Sly T.<br \/>Envol&eacute;es lyriques avec &laquo;Sakura&raquo;, &laquo;fire&raquo;, Osibisa. Il peut jouer avec le tempo : en avant du tempo. En arri&egrave;re ou dans le tempo &laquo;Na malalodia bwam &raquo;. La fluidit&eacute;, vous la retrouvez dans l&rsquo;intro de &laquo;Monkey&raquo; avec Sly T.<br \/>&gt;La puissance avec laquelle il attaque les cordes rend superflu l&rsquo;utilisation du slap. Sa ma&icirc;trise des aigus avec la quatre cordes rend inutile l&rsquo;utilisation des cinq et six cordes. N&rsquo;oublions pas que les techniques percussives comme slap taping et autres ont &eacute;t&eacute; invent&eacute;es par ceux qui n&rsquo;avaient pas naturellement la puissance du son. Et que la cinq et six cordes a pour but de faciliter la t&acirc;che &agrave; ceux qui sont limit&eacute;s par la quatre cordes.<br \/>Plus g&eacute;n&eacute;ralement un exc&egrave;s de technique a pour but de masquer les limites de dons naturels et de personnalit&eacute;.<br \/>La Funk-attitude c&rsquo;est aussi une mani&egrave;re d&rsquo;&ecirc;tre, de marcher, de se d&eacute;placer, de se mouvoir. Une posture. Une mani&egrave;re de tenir la basse. Dikoto, Larry Graham, Bootsy Collins : M&ecirc;me posture sur sc&egrave;ne. L&rsquo;&eacute;l&eacute;gance et l&rsquo;esth&eacute;tique. Donner &agrave; entendre et donner &agrave; voir.<\/p>\n<h2>VI- Discoth&egrave;que s&eacute;lective<\/h2>\n<p>1- Seul :<\/p>\n<p>Il y a d&rsquo;abord quelques 45 tours vinyles introuvables. Du Makossa, aux sonorit&eacute;s modernes.<br \/>Puis le premier album (33 tours). Sans titre &eacute;ponyme. Cet album est simplement intitul&eacute; &laquo;J.D. Mandengu&eacute;&raquo;. Il s&rsquo;ouvre avec le chef d&rsquo;&oelig;uvre &laquo;Lende Africa&raquo;. La contre basse dans sa toute splendeur. Un tempo et des contrechamps affolants. Du jazz fusion pur et dur.<br \/>Le chant est inspir&eacute; du style Osibisa : sauvage. Un jeu au piano digne de Herbie Hancock. Il y a ensuite &laquo;Sunday afternoon&raquo; plus populaire, original et inclassable.Funk frott&eacute; au Makossa. Basse d&eacute;ambulante, Riffs fugaces et discrets, que l&rsquo;essentiel.<br \/>Ensuite, &laquo;Na bolane oa nje&raquo;. Makossa pur violon en prime. <br \/>Puis suit la bombe &laquo;Muna munengue&raquo;. La basse se veut agressive.<br \/>Avec ce vrombissement, cette vibration qu&rsquo;on retrouve chez Bootsy Collins, et Stanley Clarke. Sauf que Dikoto n&rsquo;utilise aucun effet sp&eacute;cial pour sa basse. C&rsquo;est le morceau le plus populaire de Dikoto. C&rsquo;est son what I say. Son sex machine ou son thriller. Morceau qui met tous les camerounais en transe. Ind&eacute;modable. Le chant est scand&eacute;, la voix roots. Sauvage. Chorus m&acirc;le. Jean la foudre, &agrave; l&rsquo;animation vocale bien avant que les congolais n&rsquo;en fassent un syst&egrave;me. Muna Munengu&eacute; fixe d&eacute;finitivement la place du bassiste dans la musique camerounaise. C&rsquo;est le premier morceau camerounais o&ugrave; la basse est mise en avant, et prend d&eacute;finitivement la place de la guitare. C&rsquo;est un morceau qui a permis d&rsquo;accrocher des g&eacute;n&eacute;rations de bassistes. La structure du Makossa &agrave; partir de Muna munengu&eacute; se fera plus jamais comme avant.. C&rsquo;est une r&eacute;volution dans la musique camerounaise &eacute;quivalent &agrave; &laquo;continium&raquo; de Jaco Pastorius. Ou &laquo;quiet afternoon&raquo; de Stanley Clarke aux USA.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s la tornade &laquo;Muna munengu&eacute;&raquo; vient la po&eacute;sie suave et sensuelle de &laquo;Yaso na&raquo;. Guitare acoustique, orgue churchy. Complicit&eacute; basse guitare. Jeu de graves et des aigus. Contre points. Bref, du groove qui monte. Monte et ne faiblit jamais. C&rsquo;est un chef d&rsquo;&oelig;uvre de d&eacute;licatesse &agrave; d&eacute;couvrir ou &agrave; red&eacute;couvrir.<br \/>Apr&egrave;s c&rsquo;est &laquo;Mathilde&raquo; la garce. Tempo latin. Violons graves. Ambiance vieux cabaret de style colonial. On continue dans le latino avec &laquo;Mandingo&raquo;. dikoto, nous pr&eacute;sente dans ce th&egrave;me final ceux qui ont offici&eacute; au chef d&rsquo;&oelig;uvre : Slim Pezin, bien sur (on a 20 ans tous).<br \/>Il y a la foudre partout avec Jean Keutchabia que Dikoto se propose de surveiller.<br \/>Marc Chantereau. Pierre Alain, Dahan, jean Louis Proust aux prises de son pour exprimer toute la quintessence du sound maker , Slim Pezin &ndash; Le Minotaure-Touch<br \/>2&eacute; Opus : Encore intitul&eacute; J.D.Mandengu&eacute;. Toujours pas de titre d&rsquo;album. Pas de noms de musiciens comme pour le premier. Ceux qui ont l&rsquo;oreille reconna&icirc;tront la patte de chacun. Patrick Bourgoin, reconnaissable entre mille, avec sa sonorit&eacute; inimitable. Que ce soit au sax t&eacute;nor ou soprane.<br \/>Cet album d&eacute;marre avec &laquo;Doudou Ch&eacute;rie&raquo; Funk Disco Makossa, jeu de graves et des aigus encore. Riffs jou&eacute;s rapidement &laquo;I need you by my side&raquo;. Ode aux m&egrave;res. Basse m&eacute;lodieuse, bien assise. Solide. Mais surtout, le gros son.<br \/>Puis &laquo; Wangala &raquo;, qui nous rappelle que Dikoto a &eacute;t&eacute; fa&ccedil;onn&eacute; &agrave; l&rsquo;Osibi sound et donc &agrave; l&rsquo;afro beat. Fluidit&eacute; des lignes de basse. Groove funk. Jungle funk. &laquo;chibidaba&raquo; , clin d&rsquo;&oelig;il &agrave; Georges Clinton , George Duke. Il y a les lignes de basse les plus copi&eacute;es de Dikoto.<br \/>&laquo;Longue lasu le bobe&raquo;, son profond et lignes pures de la contre basse. Chant nostalgique.<br \/>&laquo;Kossa Mba&raquo;, course poursuite entre le sound maker Slim et Mr walking basse Dikoto. Rapidit&eacute; d&rsquo;ex&eacute;cution.<br \/>&laquo;Fire will go&raquo;, Latino quand tu nous tiens ! Respect du tempo. Coh&eacute;sion basse batterie. Envol&eacute;es lyriques de Patrick Bourgoin au Sax.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"jaune\">Site web &gt; <\/span><a href=\"http:\/\/www.jeandikoto.com\/\" target=\"_blank\">www.jeandikoto.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean Dikoto Mandengu\u00e9 est r\u00e9ellement de retour avec un opus qui le replonge dans les racines de la musique africaine. &#8211; MANDENGUE&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27690","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27690","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27690"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27690\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27690"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27690"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27690"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}