{"id":27763,"date":"2007-09-13T18:27:22","date_gmt":"2007-09-13T18:27:22","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"669","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/669\/","title":{"rendered":"Musique : Guy d\u2019X, l\u2019intellectuel engag\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Le premier album du rappeur s\u2019ouvre aux influences jazzie, raggae et folklore pour d\u00e9noncer les gouvernants. <br \/>\nMarion Obam  &#8211; <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/guydx.gif\" align=\"left\" border=\"1\" alt=\"\" \/> Apr&egrave;s avoir chemin&eacute; pendant neuf ans avec le groupe S-team avec lequel il a connu le succ&egrave;s avec l&rsquo;album &quot;Le petit bantou&quot;, Guy Bockally alias Guy d&rsquo;X a tourn&eacute; la page. Il a embrass&eacute; une carri&egrave;re solo et la sortie de son premier album &quot;Prenons conscience&quot; est effective depuis seulement quelques jours. Cette livraison permet de d&eacute;couvrir un Guy d&rsquo;X mature et conscient des probl&egrave;mes de son pays, et qui, au lieu de baisser les bras, a pris le micro pour les d&eacute;noncer. L&rsquo;artiste propose &eacute;galement des solutions &agrave; ces fl&eacute;aux qu&rsquo;il projette sur une sorte d&rsquo;&eacute;cran g&eacute;ant, &agrave; l&rsquo;instar de l&rsquo;immigration clandestine, de la corruption, de la pauvret&eacute;, du ch&ocirc;mage, de la colonisation, etc. Ses th&egrave;mes qui ne sont pas toujours d&eacute;velopp&eacute;s dans la pure tradition rap underground. Guy d&rsquo;X a, en effet, d&eacute;pass&eacute; les fronti&egrave;res parfois rigides de ce registre. Il a ouvert son travail &agrave; d&rsquo;autres influences, dans une harmonie assez surprenante. Quand on &eacute;coute cet album, on red&eacute;couvre qu&rsquo;on peut encore appr&eacute;cier le rap, lorsque la r&eacute;flexion pour la cr&eacute;ation a &eacute;t&eacute; bien men&eacute;e.<\/p>\n<p>On entre dans &quot;Prenons conscience&quot;, un opus de onze titres, par une intro. Le premier titre &quot;Bekwadi ba mundi&quot;, est une peinture des difficult&eacute;s qui sont transversales comme l&rsquo;&eacute;glise qui bascule, le racisme et le tribalisme qui sont &eacute;rig&eacute;s en crit&egrave;res de s&eacute;lection&hellip; Le beat est lent mais le flow est puissant. Les lyrics, qui sont d&rsquo;ailleurs reproduits sur la pochette de l&rsquo;album, pr&eacute;sentent une &eacute;criture violente et pr&eacute;cise, un niveau de langue soutenue. Les th&egrave;mes abord&eacute;s par Guy d&rsquo;X dans les titres comme &quot;La pollution&quot; o&ugrave; il fustige &quot;les agissements qui d&eacute;truisent le bois &agrave; cadence suicidaire, le sol s&rsquo;appauvrit et s&rsquo;alt&egrave;re&quot;, &quot;Pago&quot; avec l&rsquo;immigration clandestine, &quot;La ch&egrave;vre broute&quot; o&ugrave; il interpelle les communes, les imp&ocirc;ts, les soci&eacute;t&eacute;s des droits d&rsquo;auteurs en leur rappelant &quot;qu&rsquo;&agrave; force de s&rsquo;empiffrer sur le dos des Camerounais, la ch&egrave;vre va finir par s&rsquo;&eacute;trangler&quot; d&eacute;montrent &agrave; souhait l&rsquo;engagement de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p>Pour &eacute;viter de se faire censurer Guy d&rsquo;X a personnellement produit son album. Dans &quot;Prenons conscience&quot;, qui, &agrave; la base, est une galette de rap, on trouve beaucoup de chant et des exp&eacute;riences de fusion qui sont plut&ocirc;t r&eacute;ussies. Notamment avec le titre &quot;Bleu blanc noir&quot; o&ugrave; les voix sont soutenues par des claquements de doigts, qui donnent le rythme et deviennent une orchestration harmonieuse pour d&eacute;crier le r&ocirc;le &quot;du Bleu dans les conflits du Rwanda et du Burundi&hellip;&quot; <br \/>L&rsquo;album est aussi riche du fait de nombreux featuring, six au total, o&ugrave; la rencontre avec un artiste venu d&rsquo;ailleurs &eacute;paissie le rendu des titres. Dans &quot;Num&eacute;ro un&quot; avec Hugo Nyam&eacute;, Guy d&rsquo;X incruste son Slam sur la nappe de l&rsquo;ess&eacute;w&egrave; raggae livr&eacute; par celui avec qui il avait d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute; le tube &quot;Afro rap&quot;. Le style jazzie de Dzia, Nicole Ob&eacute;l&eacute;, rel&egrave;ve le titre &quot;Il ne faut plus que je ch&ocirc;me&quot;, tout comme le jeu de voix mature de Sydney dans &quot;Bleu blanc noir&quot;. Dans &quot;Connectando&quot;, Guy d&rsquo;X s&rsquo;unit &agrave; Pizko Mc et Ortega Dogo du label Lak-bine, dans un rap latino pour demander aux &quot;fr&egrave;res&quot; de la diaspora de revenir souvent se ressourcer dans leur pays. Un opus qui a vu la participation de Joly Mandengu&eacute;, Macdo et Muntu Valdo aux guitares et arrangements ; avec Quamey aux percussions, Dj R&eacute;ne au scratch, au mixage et au master. <\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res<\/strong><br \/>Album : Prenons conscience<br \/>Auteur-compositeur : Guy d&rsquo;X<br \/>Date de sortie : 10 septembre 2007<br \/>Producteur : Guy d&rsquo;X<br \/>Nombres de titres : 11<br \/>A &eacute;couter : Faut plus que je ch&ocirc;me, La ch&egrave;vre broute, Si seulement, Pago, Bleu blanc noir, Num&eacute;ro un<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier album du rappeur s\u2019ouvre aux influences jazzie, raggae et folklore pour d\u00e9noncer les gouvernants. 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