{"id":27764,"date":"2007-09-13T18:30:32","date_gmt":"2007-09-13T18:30:32","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"670","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/670\/","title":{"rendered":"Un nouveau jour se l\u00e8ve-t-il pour la culture camerounaise ?"},"content":{"rendered":"<p>La famille des artistes semble fonder de r\u00e9els espoirs sur la ministre Ama Tutu Muna.<br \/>\nEug\u00e8ne Dipanda  &#8211; <img decoding=\"async\" alt=\"\" align=\"left\" border=\"1\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/ama-tutu-muna.gif\" \/>Les images parlent d&rsquo;elles-m&ecirc;mes. Lundi dernier, lors de la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;installation du tout nouveau ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, de nombreux artistes se sont amass&eacute;s, malgr&eacute; la fine pluie qui s&rsquo;abattait sur la capitale, &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du b&acirc;timent abritant les minist&egrave;res de la Culture et de la Communication, pour c&eacute;l&eacute;brer &agrave; leur mani&egrave;re le changement d&eacute;cr&eacute;t&eacute; vendredi, 07 septembre 2007. L&rsquo;&egrave;re de Ferdinand L&eacute;opold Oyono, ministre d&rsquo;Etat en charge de la Culture, est donc r&eacute;volue. Apr&egrave;s dix ann&eacute;es de verticalit&eacute;. Lesquelles ann&eacute;es, bon an mal an, ont fait vivre le show et l&rsquo;effroi &agrave; toute la grande famille des artistes camerounais. C&ocirc;t&eacute; show, on mettra &agrave; l&rsquo;actif de l&rsquo;ancien ministre d&rsquo;Etat, une certaine &quot;modernisation&quot; de la gestion du droit d&rsquo;auteur au Cameroun, avec la cr&eacute;ation, &agrave; la faveur de la loi 2000 devenue r&eacute;f&eacute;rence, de quatre soci&eacute;t&eacute;s de gestion collective des droits d&rsquo;auteurs. <\/p>\n<p>La Cameroon Music Corporation (Cmc), la Soci&eacute;t&eacute; civile des arts audiovisuels et photographiques (Scaap), la Soci&eacute;t&eacute; des droits de la litt&eacute;rature et des arts dramatiques (Sociladra), et la Soci&eacute;t&eacute; civile de droit d&rsquo;auteur et droits voisins des arts plastiques et graphiques (Socadap), sont en effet n&eacute;es de l&rsquo;ex Soci&eacute;t&eacute; civile nationale du droit d&rsquo;auteur (Socinada), un mastodonte qui englobait jusque-l&agrave; tous les secteurs d&rsquo;activit&eacute;s culturelles. <br \/>La cr&eacute;ation le 05 d&eacute;cembre 2001, soit une ann&eacute;e seulement apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e de Ferdinand L&eacute;opold Oyono &agrave; la t&ecirc;te du minist&egrave;re de la Culture, d&rsquo;un compte d&rsquo;affectation sp&eacute;ciale pour le soutien &agrave; la politique culturelle du Cameroun, peut &eacute;galement &ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;e dans le bilan de l&rsquo;ex ministre d&rsquo;Etat. Tout comme la mise sur pied de la Commission permanente de m&eacute;diation et de contr&ocirc;le, &agrave; l&rsquo;effet d&rsquo;assurer une distribution &eacute;quitable des droits d&rsquo;auteurs aux b&eacute;n&eacute;ficiaires des quatre soci&eacute;t&eacute;s. Des actions qui, dans le principe, sont plut&ocirc;t louables, &agrave; en croire certains artistes. Mais l&agrave; s&rsquo;arr&ecirc;tent les aspects positifs. <\/p>\n<p><strong>Fenac <\/strong><br \/>Dans la pratique, un certain immobilisme a cependant sembl&eacute; caract&eacute;riser le minist&egrave;re de la Culture pendant de longues ann&eacute;es, du fait notamment de l&rsquo;absent&eacute;isme de l&rsquo;ancien ma&icirc;tre des lieux, qui a souvent eu quelques soucis avec son &eacute;tat de sant&eacute; ; ou, simplement, qui &eacute;tait tout le temps en mission &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Avec le chef de l&rsquo;Etat ! Cons&eacute;quence : de nombreux dossiers sont rest&eacute;s en instance. Les autres responsables du minist&egrave;re de la Culture pr&eacute;f&eacute;rant, soit attendre le retour hypoth&eacute;tique de L&eacute;opold Ferdinand Oyono, s&rsquo;octroyer quelquefois des pouvoirs surdimensionn&eacute;s, soit encore g&eacute;rer les choses en toute d&eacute;sinvolture. <br \/>Parmi les chantiers ainsi abandonn&eacute;s, le Festival national des arts et la culture (Fenac) appara&icirc;t comme l&rsquo;un des plus importants. Malgr&eacute; les assurances du minist&egrave;re de la Culture, on ne sait toujours pas avec exactitude quand se tiendra cet &eacute;v&eacute;nement cens&eacute; &quot;vendre&quot; la culture camerounaise. Le compte d&rsquo;affectation sp&eacute;ciale &agrave; la politique culturelle, lui, n&rsquo;a pas b&eacute;n&eacute;fici&eacute; aux artistes demandeurs d&rsquo;aide depuis l&rsquo;ann&eacute;e 2005. L&rsquo;Ensemble national, qui a sembl&eacute; sortir r&eacute;cemment de sa l&eacute;thargie avec une s&eacute;rie de prestations du Ballet national &agrave; Yaound&eacute;, conna&icirc;t un gros probl&egrave;me de management, ainsi qu&rsquo;une insuffisance de moyens financiers et mat&eacute;riels. Le Mus&eacute;e national, lui, n&rsquo;a jamais v&eacute;ritablement attir&eacute; les touristes. Malgr&eacute; les nombreux appels des artistes, les salles de spectacles restent inexistantes. Inutile d&rsquo;&eacute;voquer le cas du Centre culturel camerounais. V&eacute;tuste et moisi, le cadre est devenu un vrai repaire pour rongeurs. <\/p>\n<p><strong>Immobilisme <\/strong><br \/>Que peut donc la ministre Ama Tutu Muna face &agrave; un tel d&eacute;nuement ? Charg&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes assistant au minist&egrave;re de la Culture, le bien connu Charles Ateba Eyene n&rsquo;a pas r&eacute;sist&eacute; &agrave; la tentation de commettre un br&ucirc;lot au lendemain du d&eacute;cret du 07 septembre portant r&eacute;organisation du gouvernement ; une sorte de lettre ouverte &agrave; son nouveau ministre, qui dresse un &eacute;tat de lieux du d&eacute;partement qu&rsquo;h&eacute;rite Ama Tutu Muna.<br \/>Sur le plan interne, ce dernier indique, entre autres, que &quot;L&rsquo;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral Henri Meva Ondo, qui est la troisi&egrave;me personnalit&eacute; du minist&egrave;re, est &agrave; la retraite depuis des lustres. Mme Nnomo Zibi, qui fut depuis des ann&eacute;es chef de cellule de la Coop&eacute;ration, r&eacute;side d&eacute;sormais au Canada, Mme Manga Salom&eacute;, qui est suppos&eacute;e &ecirc;tre directeur du Cin&eacute;ma, est en m&ecirc;me temps d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e provinciale dans le Littoral. M. Benjamin Bilong, venu des Relations Ext&eacute;rieures, a d&eacute;missionn&eacute; de la t&ecirc;te de la division de la Coop&eacute;ration et est rentr&eacute; comme simple cadre dans son minist&egrave;re d&rsquo;origine. M. Blaise Etoa Tsanga, qui fut chef de la cellule de Communication, est d&eacute;sormais en service &agrave; Orange Cameroun&hellip;&quot;<br \/>Comme quoi, la relance effective de la culture camerounaise commencerait par une r&eacute;forme en profondeur des institutions et autres organismes charg&eacute;s de la mettre en &oelig;uvre. Le reste, pensent en ch&oelig;ur les artistes, pourrait alors se faire sans probl&egrave;me. La jeunesse de Ama Tutu Muna, 47 ans, son profil de linguiste et le dynamisme qu&rsquo;on lui pr&ecirc;te, devraient en principe concourir &agrave; sortir la culture camerounaise de l&rsquo;ab&icirc;me.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La famille des artistes semble fonder de r\u00e9els espoirs sur la ministre Ama Tutu Muna. 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