{"id":27790,"date":"2007-09-20T13:20:16","date_gmt":"2007-09-20T13:20:16","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"697","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/697\/","title":{"rendered":"Larosy Akono : Le folklore, ma source d&rsquo;inspiration"},"content":{"rendered":"<p>Le premier album de la \u00ab\u00a0gendarmette\u00a0\u00bb est un chef d&rsquo;\u0153uvre englouti dans des d\u00e9dicaces.<br \/>\nSainclair Mezing  &#8211; Larosy Akono serait rentr&eacute;e honorablement dans le monde de la chanson au Cameroun. Si et seulement si elle se limitait au message qu&rsquo;elle &eacute;voque d&eacute;j&agrave; si bien &agrave; travers les sept titres de son album &quot;Ayay&eacute;!&quot;. Et surtout qu&rsquo;elle s&rsquo;est entour&eacute;e d&rsquo;un duo de choc pour l&rsquo;accompagner, et dont la simple &eacute;vocation sur la place camerounaise inspire un certain respect: les Ebogo p&egrave;re et fils. Mais, la grande d&eacute;solation qui vient tout de suite &agrave; l&rsquo;esprit, alors qu&rsquo;on n&rsquo;a m&ecirc;me pas encore achev&eacute; d&rsquo;auditionner la moiti&eacute; des titres est que cet album n&rsquo;est pas tr&egrave;s diff&eacute;rent de ce qu&rsquo;on a souvent l&rsquo;habitude d&rsquo;entendre. Larosy Akono verse abondamment dans cette tare dans laquelle s&rsquo;enfonce davantage la musique africaine et camerounaise : les d&eacute;dicaces. Elle cite p&ecirc;le-m&ecirc;le les noms des gens plus ou moins connus. D&eacute;bordant parfois d&rsquo;&eacute;loges &agrave; l&rsquo;endroit de certains. Tout comme l&rsquo;album pullule de paroles dont elle seule ma&icirc;trise le sens et n&rsquo;ayant aucun rapport avec le message qu&rsquo;elle veut lancer. A l&rsquo;exemple de &quot;O Cuba Bangladesh&quot;. <\/p>\n<p>Pourtant, en rentrant dans le folklore de son Est natal, Larosy Akono disposait de tout un terrain en friche. Une r&eacute;gion au r&eacute;pertoire musical immense, encore inexplor&eacute;, qui lui aurait procur&eacute; suffisamment de mati&egrave;re pour b&acirc;tir un v&eacute;ritable chef-d&rsquo;&oelig;uvre. N&#8217;emp&ecirc;che, l&rsquo;album &quot;Ayay&eacute;&quot; est un v&eacute;ritable hommage &agrave; la femme, o&ugrave; Larosy Akono recommande notamment, &agrave; travers les titres &quot;Ayay&eacute;&quot; et &quot;Maman&quot;, un respect de la soci&eacute;t&eacute; envers celles sans qui la vie ne serait pas possible. Tout comme, dans &quot;Peuple africain&quot;, elle s&rsquo;insurge contre la situation davantage critique &agrave; laquelle fait face le continent africain ; et conseille le partage dans la chanson &quot;Vanit&eacute;&quot;.<\/p>\n<p>Album dansant, tous les peuples de la for&ecirc;t y trouveraient leur compte. Surtout qu&rsquo;on ressent, sans avoir besoin de jeter un coup d&rsquo;&oelig;il dans la fiche technique de l&rsquo;album, des grincements de guitares des gar&ccedil;ons comme Tonton Ebogo, Brice Bass et Remy Abolo, qui ont marqu&eacute; de leurs empreintes la r&eacute;alisation de &quot;Ayay&eacute;&quot;. Ou encore les percussions d&rsquo;Andr&eacute; Akono, qui laissent penser qu&rsquo;en plus de l&rsquo;akoulba, de l&rsquo;alanga ou de l&rsquo;adouyay&eacute;, des genres musicaux tr&egrave;s r&eacute;pandus dans le Haut-Nyong, son d&eacute;partement d&rsquo;origine, Larosy Akono veut faire un clin d&rsquo;&oelig;il au bikutsi dont on ressent beaucoup d&rsquo;influence dans les chansons. Un coup de pouce de V&eacute;ronique Facture et P&eacute;dro du Cameroun n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; de trop. Vu qu&rsquo;il aura permis, en dehors de Ange Ebogo Em&eacute;rent, d&rsquo;apporter une diversit&eacute; vocale &agrave; l&rsquo;album.<\/p>\n<p><strong>Fiche technique<\/strong><br \/>Album : Ayay&eacute; !<br \/>Auteur compositeur : Larosy Akono<br \/>Date de sortie : Juillet 2007<br \/>Nombre de titre : six (plus une reprise instrumentale)<br \/>Production : Larosy Akono<br \/>Guest Stars : Ange Ebogo Em&eacute;rent, Pedro du Cameroun, V&eacute;ronik Fack, Valery Medjo, Pascaline Etong<br \/>A &eacute;couter: Maman, Peuple africain, Vanit&eacute;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier album de la \u00ab\u00a0gendarmette\u00a0\u00bb est un chef d&rsquo;\u0153uvre englouti dans des d\u00e9dicaces. Sainclair Mezing &#8211; Larosy Akono serait rentr&eacute;e honorablement&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27790","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27790","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27790"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27790\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27790"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27790"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27790"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}