{"id":27810,"date":"2007-10-04T13:42:04","date_gmt":"2007-10-04T13:42:04","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"717","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/717\/","title":{"rendered":"Sam Mbend\u00e8 : Un clash serait dommageable\u2026"},"content":{"rendered":"<p>Le diff\u00e9rend qui oppose les soci\u00e9t\u00e9s brassicoles \u00e0 la Cameroon Music Corporation (Cmc) au sujet de l&rsquo;application de la d\u00e9cision fixant les taux et modalit\u00e9s de perception de la redevance du droit d&rsquo;auteur due par les bars et les d\u00e9bits de boisson, fait des vagues depuis la derni\u00e8re session du conseil d&rsquo;administration de la Cmc tenue vendredi, 28 septembre dernier \u00e0 Yaound\u00e9.<br \/>\nPropos recueillis par Eug\u00e8ne Dipanda &#8211; <em>Les syndicats des artistes et certains administrateurs de la Cmc, voudraient en effet rentrer en possession de leurs droits par tous les moyens. Pendant ce temps, un autre groupe pr&ocirc;ne le dialogue et la concertation, sous l&rsquo;&eacute;gide du minist&egrave;re de la Culture. On parle notamment de manifestations d&rsquo;artistes &agrave; organiser &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e des services des brasseurs. Pour bien cerner les contours de ce ras-le-bol, Mutations a rencontr&eacute; le Pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration de la Cmc. Dans l&rsquo;entretien qui suit, il explique la gen&egrave;se du d&eacute;saccord, et donne quelques cl&eacute;s de lecteur des enjeux du non respect de la d&eacute;cision prise il y a plus d&rsquo;un an par Ferdinand L&eacute;opold Oyono, alors ministre d&rsquo;Etat en charge de la Culture.<\/em><\/p>\n<p><strong>Deux ans d&eacute;j&agrave;, que le recouvrement des droits de la Cmc aupr&egrave;s des brasseurs, conform&eacute;ment &agrave; la d&eacute;cision prise par le minist&egrave;re de la Culture, est impossible. Que se passe-t-il exactement?<\/strong><br \/>Il faut d&rsquo;abord affirmer s&rsquo;agissant des redevances du droit d&rsquo;auteur dues par les entreprises conform&eacute;ment &agrave; la d&eacute;cision N&deg; 0001\/Mincult\/Cab du 13 janvier 2006 fixant les modalit&eacute;s de d&eacute;termination, de perception et de recouvrement, que seules les Brasseries du Cameroun, concernant les soci&eacute;t&eacute;s brassicoles, sont en r&egrave;gle &agrave; ce jour. Par contre, au sujet de la d&eacute;cision N&deg;0002\/Mincult\/Cab du 12 mai 2006 fixant les taux et modalit&eacute;s de perception de la redevance du droit d&rsquo;auteur et des droits voisins due par les bars et les d&eacute;bits des boissons, d&eacute;cision qui demande de majorer de 15 Fcfa seulement le casier &#8211; ce qui ne repr&eacute;sente m&ecirc;me pas 1 Fcfa par bouteille, aucune soci&eacute;t&eacute; brassicole n&rsquo;a pas encore appliqu&eacute; cette d&eacute;cision. <\/p>\n<p><strong>Que se passe-t-il exactement?<\/strong><br \/>Il se passe que depuis la publication de cette D&eacute;cision et sa notification aux soci&eacute;t&eacute;s brassicoles, certaines parmi elles, notamment les Brasseries du Cameroun et Guinness S.A., au lieu de l&rsquo;attaquer parce que refusant de l&rsquo;appliquer, ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; plut&ocirc;t faire des observations, versant ainsi dans le dilatoire depuis plusieurs mois. Leurs responsables doivent pourtant savoir qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de possibilit&eacute; pour eux aujourd&rsquo;hui ni d&rsquo;un recours gracieux aupr&egrave;s du Ministre de la Culture, ni d&rsquo;un recours en annulation aupr&egrave;s de la Chambre administrative de la Cour supr&ecirc;me.<\/p>\n<p><strong>A quel niveau se trouve r&eacute;ellement le probl&egrave;me ?<\/strong><br \/>C&rsquo;est une question qui m&eacute;rite certainement d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e aux soci&eacute;t&eacute;s brassicoles qui ont d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment choisi de contrarier la politique du gouvernement en mati&egrave;re de perception du droit d&rsquo;auteur qui est un instrument de lutte contre la pr&eacute;carit&eacute; des artistes d&rsquo;une part, de plomber dangereusement le d&eacute;veloppement de nos quatre soci&eacute;t&eacute;s de gestion collective de droit d&rsquo;auteur au d&eacute;triment de la politique culturelle men&eacute;e par le Chef de l&rsquo;Etat d&rsquo;autre part et de remettre en question les nombreux espoirs suscit&eacute;s par l&rsquo;av&egrave;nement de la loi N&deg;2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 relative au droit d&rsquo;auteur et aux droits voisins du droit d&rsquo;auteur promulgu&eacute;e par le m&ecirc;me Chef de l&rsquo;Etat de troisi&egrave;me part.<\/p>\n<p><strong>Quelle est la position de chacun des brasseurs ?  <\/strong><br \/>Les Brasseries du Cameroun, contrairement aux usages concernant la saisine et la proc&eacute;dure de la Cour supr&ecirc;me en mati&egrave;re administrative, viennent curieusement de d&eacute;poser un recours gracieux aupr&egrave;s du ministre de la Culture. Il est pourtant &eacute;tabli, selon l&rsquo;Ordonnance 72\/06 du 26 ao&ucirc;t 1972 fixant l&rsquo;organisation de la Cour supr&ecirc;me, modifi&eacute;e par les lois N&deg;s 75\/16 du 08 d&eacute;cembre 1975 et 76\/28 du 14 d&eacute;cembre 1976, dans l&rsquo;article 12 du chapitre 4 en mati&egrave;re de saisine et de proc&eacute;dure de la Cour supr&ecirc;me en mati&egrave;re administrative, que &quot; le recours gracieux doit, &agrave; peine de forclusion, &ecirc;tre form&eacute; dans les deux mois de publication ou de notification de la d&eacute;cision&quot;. Au vu de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, l&rsquo;&eacute;tonnante d&eacute;marche des Brasseries du Cameroun aujourd&rsquo;hui est-elle l&eacute;gale ? A chaque observateur d&rsquo;en faire son propre jugement. Le n&ocirc;tre se passe de commentaire et ce d&rsquo;autant plus que le recours gracieux contre une D&eacute;cision administrative n&rsquo;en suspend pas l&rsquo;ex&eacute;cution.<br \/>Quant &agrave; Guinness S.A., elle vient de mani&egrave;re surprenante d&rsquo;augmenter le casier de boisson de 1000 Fcfa. Allez donc y comprendre quelque chose ! N&rsquo;&eacute;tant pas gestionnaire au quotidien de la Cmc , les informations en provenance de notre direction g&eacute;n&eacute;rale laissent croire malgr&eacute; tout que seules les Brasseries du Cameroun s&rsquo;opposent ouvertement &agrave; l&rsquo;application de la d&eacute;cision &eacute;voqu&eacute;e plus haut, les autres soci&eacute;t&eacute;s brassicoles ne nous ayant pas encore saisi &agrave; ce sujet. Nous supposons qu&rsquo;elles vont r&eacute;gler leurs factures dans les jours &agrave; venir.<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les mesures que la Cmc a prises pour r&eacute;soudre ce probl&egrave;me ?<\/strong><br \/>A l&rsquo;issue de la septi&egrave;me session ordinaire du Conseil d&rsquo;administration de la Cmc tenue le vendredi 28 septembre dernier &agrave; Yaound&eacute;, le Conseil d&rsquo;Administration, apr&egrave;s avoir approuv&eacute; et demand&eacute; &agrave; l&rsquo;unanimit&eacute; l&rsquo;application imm&eacute;diate de la d&eacute;cision N &deg; 0002\/Mincult\/Cab du 12 mai 2006, a instruit le directeur g&eacute;n&eacute;ral, Monsieur Jean Claude Laurent, d&rsquo;adresser des mises en demeure et de faire notifier des sommations &agrave; payer. Sans exclure l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une action en justice, notre d&eacute;termination &eacute;tant de recouvrer par toutes les voies de droit les redevances dues &agrave; nos membres. Un clash serait dommageable car nous avons toujours class&eacute; les Brasseries du Cameroun parmi nos partenaires privil&eacute;gi&eacute;s. Aussi serait-il souhaitable qu&rsquo;une solution soit trouv&eacute;e dans les brefs d&eacute;lais au vu de l&rsquo;urgence. M&ecirc;me si nous restons encore ouvert au dialogue et m&ecirc;me &agrave; la concertation, il faut reconna&icirc;tre que la patience a aussi des limites. Il s&rsquo;agit de la vie d&rsquo;au moins soixante mille familles camerounaises<\/p>\n<p><strong>Et qu&rsquo;en est-il au sujet des &eacute;chos qui nous parviennent des syndicats et autres associations d&rsquo;artistes ?<\/strong><br \/>A dire vrai, nous faisons l&rsquo;objet des pressions de toutes sortes venant de part et d&rsquo;autre de la R&eacute;publique et &eacute;manant en r&eacute;alit&eacute; des syndicats et autres associations d&rsquo;artistes. C&rsquo;est un instinct de survie et sur ce plan, le Conseil d&rsquo;Administration de vendredi dernier a recommand&eacute; &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale de poursuivre ses d&eacute;marches dans la voie de la concertation en collaboration avec le minist&egrave;re de la Culture qui est notre tutelle avant l&rsquo;action envisag&eacute;e en jonction avec ces mouvements associatifs et syndicaux pour des initiatives d&rsquo;envergure sur le terrain contre les Brasseries du Cameroun dans l&rsquo;hypoth&egrave;se o&ugrave; elles maintiendraient leur refus d&rsquo;appliquer la d&eacute;cision N &deg;0002\/Mincult\/Cab du 12 mai 2006 ou de trouver une solution interm&eacute;diaire ou m&eacute;diane..<\/p>\n<p><strong>Que pense le nouveau ministre de la Culture par rapport &agrave; ce dossier ?<\/strong><br \/>Au regard des multiples audiences qu&rsquo;elle a accord&eacute;es au lendemain de la prise officielle de ses fonctions, Madame la ministre est apparue tr&egrave;s consciente des enjeux que repr&eacute;sente la loi N&deg; 2000\/011 du 19 d&eacute;cembre 2000 relative au droit d&rsquo;auteur et aux droit voisins du droit d&rsquo;auteur. Elle est grandement inform&eacute;e, bien inform&eacute;e et elle &eacute;coute beaucoup. J&rsquo;ose croire qu&rsquo;elle &eacute;coutera non seulement le langage de la raison mais le cri du c&oelig;ur de ses milliers d&rsquo;artistes camerounais et surtout qu&rsquo;elle saura trouver un d&eacute;but de solution rapide &agrave; ce probl&egrave;me dans le strict respect du droit. <\/p>\n<p><strong>On parle d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t de bilan &agrave; la Cmc, si rien n&rsquo;est fait pour que l&rsquo;argent bloqu&eacute; dans les caisses des brasseurs soit recouvr&eacute;. La situation financi&egrave;re de la Cmc est-elle donc aussi inqui&eacute;tante que cela ?<\/strong><br \/>L&rsquo;argent bloqu&eacute; dans les caisses des brasseurs repr&eacute;sentant 95% des principales recettes de la Cmc, il va de soi de constater que notre situation financi&egrave;re n&rsquo;est pas des plus reluisantes. Cependant, il ne faudrait pas qu&rsquo;elle occulte les sacrifices faits par la Direction g&eacute;n&eacute;rale de la Cmc dans le cadre de la r&eacute;organisation et du redressement de l&rsquo;entreprise. Nous en avons pour preuve, la somme de huit cent millions de Fcfa qui ont &eacute;t&eacute; distribu&eacute;s par la Cmc aux soci&eacute;t&eacute;s s&oelig;urs et aux ayants droit en 24 mois. Et &agrave; dire vrai, un d&eacute;p&ocirc;t de bilan de la Cmc entra&icirc;nerait in&eacute;luctablement un d&eacute;p&ocirc;t de bilan de la Sociladra, de la Scaap et de la Socadap, ainsi que la disparition du droit d&rsquo;auteur dans le paysage culturel camerounais.<br \/>Et &ccedil;a, le Chef de l&rsquo;Etat ne laissera jamais faire. Mais l&rsquo;Etat camerounais &eacute;tant un gros actionnaire des Brasseries du Cameroun, la position desdites Brasseries n&rsquo;appara&icirc;t-elle pas comme un paradoxe d&egrave;s lors qu&rsquo;elle met &agrave; mal la politique de l&rsquo;un de ses principaux actionnaires ? Cette question ne manquant pas de tarauder les esprits, on est malgr&eacute; tout loin d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t de bilan, le gouvernement, &agrave; travers la Ministre de la Culture , n&rsquo;ayant pas encore dit son dernier mot. Me concernant personnellement, je reste optimiste car je crois en J&eacute;sus-Christ car c&rsquo;est lui le Dieu qui est esprit et qui donne la gr&acirc;ce aux cr&eacute;ateurs des &oelig;uvres de l&rsquo;esprit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le diff\u00e9rend qui oppose les soci\u00e9t\u00e9s brassicoles \u00e0 la Cameroon Music Corporation (Cmc) au sujet de l&rsquo;application de la d\u00e9cision fixant les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27810","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27810","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27810"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27810\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27810"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27810"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27810"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}