{"id":27830,"date":"2007-10-18T01:41:56","date_gmt":"2007-10-18T01:41:56","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"737","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/737\/","title":{"rendered":"Cin\u00e9ma : Des Blessures ingu\u00e9rissables sur grand \u00e9cran"},"content":{"rendered":"<p>Le film de H\u00e9l\u00e8ne Patricia Ebah sort officiellement le 02 novembre prochain.<br \/>\nJustin Blaise Akono  &#8211; Le film &eacute;tait d&eacute;j&agrave; attendu. Il a &eacute;t&eacute; plusieurs fois annonc&eacute; et m&ecirc;me pr&eacute;sent&eacute; au festival panafricain du cin&eacute;ma de Ouagadougou (Fespaco). &quot;C&rsquo;est un film que je porte depuis 2001&quot;, avoue la r&eacute;alisatrice, H&eacute;l&egrave;ne Ebah. Laquelle indique que c&rsquo;est finalement le 02 novembre prochain que &quot; Blessures ingu&eacute;rissables &quot; sera projet&eacute; dans les salles camerounaises. Notamment le cin&eacute;ma th&eacute;&acirc;tre Abbia de Yaound&eacute;. Elle l&rsquo;a annonc&eacute; hier &agrave; Yaound&eacute; lors d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse doubl&eacute;e d&rsquo;une projection &agrave; l&rsquo;intention de la presse. En r&eacute;sum&eacute;, il s&rsquo;agit d&rsquo;un cri de d&eacute;tresse d&rsquo;une femme pour toutes les mis&egrave;res que vit la gent f&eacute;minine. <\/p>\n<p>&quot; Blessures ingu&eacute;rissables &quot;, c&rsquo;est en effet l&rsquo;histoire de six femmes tortur&eacute;es par la vie. Pam, le personnage principal repr&eacute;sent&eacute; par Blanche Bilongo, com&eacute;dienne bien connue de la t&eacute;l&eacute;vision, perd le contr&ocirc;le lorsque, brutalement, son &eacute;poux dispara&icirc;t. Elle se r&eacute;fugie aupr&egrave;s de sa m&egrave;re, qui lui donne une potion magique afin de tout oublier. Mais, c&rsquo;est l&rsquo;effet inverse qui se produit. Pam se rend compte que toute sa vie, depuis le d&eacute;but, n&rsquo;est qu&rsquo;un mensonge. &quot;Peut-on ignorer la souffrance au point de s&rsquo;ignorer soi-m&ecirc;me?&quot;, se demande la r&eacute;alisatrice en guise de r&eacute;flexion. H&eacute;l&egrave;ne Ebah dit poser, &agrave; travers ce film, le probl&egrave;me des veuves en Afrique. &quot;M&ecirc;me si elles &eacute;taient dans une situation ais&eacute;e, elles ont du mal &agrave; se reconstruire socialement apr&egrave;s la perte de leur mari&quot;, constate avec tristesse la r&eacute;alisatrice. Une tristesse v&eacute;hicul&eacute;e dans ce film tourn&eacute; dans un quartier &quot;rural&quot; de Yaound&eacute; pendant trois semaines, &quot;pour des contraintes budg&eacute;taires&quot;, affirme la r&eacute;alisatrice. <\/p>\n<p><strong>Premi&egrave;re <\/strong><br \/>H&eacute;l&egrave;ne Ebah, qui tourne l&agrave; son premier long m&eacute;trage, a r&eacute;uni sur le m&ecirc;me plateau des com&eacute;diens bien connus tels que Blanche Bilongo, l&rsquo;une des &eacute;g&eacute;ries du t&eacute;l&eacute;film Ntaphil diffus&eacute; sur la Crtv, Gr&eacute;goire Belibi, qui a &eacute;galement &eacute;t&eacute; aper&ccedil;u dans Ntaphil, Valery Ndongo, Rigobert Tamwa &quot;Eshu&quot;, feu Philippe Mpacko, Venant Mboua et la doyenne Genevi&egrave;ve Bounya Ep&eacute;e &quot;Bibi Kouoh&quot;, qui dit avoir &eacute;t&eacute; impressionn&eacute;e par les ombres sur le mur. Les femmes sont-elles &agrave; plaindre? La r&eacute;alisatrice l&rsquo;atteste en estimant qu&rsquo;elles se pr&eacute;occupent de tout et de tout le monde, sauf d&rsquo;elles-m&ecirc;mes. &quot;Elles s&rsquo;efforcent m&ecirc;me &agrave; cacher leurs douleurs. Or, la v&eacute;rit&eacute; finit toujours par &eacute;clater. D&rsquo;o&ugrave; les blessures ingu&eacute;rissables&quot;, explique H&eacute;l&egrave;ne Ebah.<br \/>Quelques critiques toutefois. En rapport avec la qualit&eacute; des images diffus&eacute;es dans une salle non appropri&eacute;e, selon les techniciens ; des histoires qui commencent et ne finissent pas. Ce que n&rsquo;a pas soutenu la r&eacute;alisatrice pour qui chaque tableau va jusqu&rsquo;&agrave; son terme. Car, pour elle, &quot;Il ne faut pas s&rsquo;attendre &agrave; une histoire lin&eacute;aire&quot;. <\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, le choix de certains com&eacute;diens apporte un zeste d&rsquo;humour dans un film d&eacute;j&agrave; triste et douloureux, tels que Eshu (Fra&icirc;cheur), le percepteur escroc, cr&acirc;neur et pervers ; Gr&eacute;goire B&eacute;libi, qui enterre les corps ; ou feu Philippe Mpacko, qui vend les cercueils. &quot; Blessures ingu&eacute;rissables &quot; suscite beaucoup de r&eacute;flexion, selon Blaise Nomo Zanga, le directeur de la cin&eacute;matographie au minist&egrave;re de la Culture. <br \/>Pour Cyrille Masso, r&eacute;alisateur de &quot; Confidences &quot;, film ayant remport&eacute; le prix sp&eacute;cial du jury au Fespaco 2007, &quot;Pour une fois, une femme essaie de parler des probl&egrave;mes de femmes. Voir une jeune r&eacute;alisatrice s&rsquo;attaquer &agrave; un sujet aussi d&eacute;licat, il faut aller le regarder&quot;, estime-t-il. Pour lui, il y a de l&rsquo;admiration &agrave; r&eacute;aliser un film qui suscite la r&eacute;flexion. La jeune r&eacute;alisatrice H&eacute;l&egrave;ne Ebah, form&eacute;e &agrave; l&rsquo;Ecole internationale du cin&eacute;ma et de r&eacute;alisation audiovisuelle de Paris en France, fait sa premi&egrave;re exp&eacute;rience de long m&eacute;trage, en tant que assistante r&eacute;alisatrice, dans &quot; Les Saignantes &quot; de Jean Pierre Bekolo en 2004, dont elle aura profit&eacute; du mat&eacute;riel pour pouvoir tourner &quot; Blessures ingu&eacute;rissables&quot;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le film de H\u00e9l\u00e8ne Patricia Ebah sort officiellement le 02 novembre prochain. Justin Blaise Akono &#8211; Le film &eacute;tait d&eacute;j&agrave; attendu. Il&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27830","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27830","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27830"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27830\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27830"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27830"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27830"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}