{"id":27992,"date":"2008-01-02T13:14:18","date_gmt":"2008-01-02T13:14:18","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"917","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/917\/","title":{"rendered":"Festivit\u00e9s : Yaound\u00e9 \u00e0 la dimension de son rendez-vous"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est dans la joie que s\u2019est achev\u00e9e la seconde \u00e9dition de la f\u00eate de la capitale camerounaise lundi dernier.<br \/>\nParfait Tabapsi (Stagiaire)  &#8211; <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/mutations\/images\/yafe.gif\" align=\"left\" border=\"1\" alt=\"\" \/>En ce d&eacute;but d&rsquo;apr&egrave;s-midi, Josiane affiche la mine des jours heureux. Sous son chapiteau, elle est envahie par une horde de jeunes filles en qu&ecirc;te de bibelots. Une situation qui n&rsquo;est pas pour la d&eacute;plaire, quoiqu&rsquo;elle se trouve un peu d&eacute;pass&eacute;e. &quot;Ma s&oelig;ur m&rsquo;avait promis d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave;; d&rsquo;ailleurs je me demande ce qui la retient&quot;. C&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; cette heure, la population de &quot;Yaound&eacute; en f&ecirc;te&quot; (-Yafe-du nom du concept de la foire qui se tient depuis deux ans sur la place des f&ecirc;tes du boulevard du 20 mai), commence &agrave; cro&icirc;tre &agrave; une vitesse inhabituelle. Pour ce dernier jour, les plus sceptiques et ceux qui manquaient de temps jusque l&agrave; sont arriv&eacute;s en nombre au point de donner le tournis &agrave; des commer&ccedil;ants qui pensaient en avoir d&eacute;j&agrave; suffisamment vu pour ce qui est de l&rsquo;affluence. <\/p>\n<p>En face du stand de Josiane, des enfants n&rsquo;ont d&rsquo;yeux et d&rsquo;oreilles que pour les jeux divers que leur proposent des h&ocirc;tesses et qui ne sont pas pour les d&eacute;plaire. &quot;Je viens ici tous les jours &agrave; partir de 14h et je reste jusqu&rsquo;&agrave; 18h. C&rsquo;est mon contrat avec papa qui me r&eacute;compense pour mes bonnes notes du premier trimestre&quot;, se laisse aller un jeune qui vient de faire ses premiers pas au coll&egrave;ge. &quot;Ce qui me pla&icirc;t c&rsquo;est la confrontation avec les enfants de mon &acirc;ge. J&rsquo;apprends aussi &agrave; supporter la d&eacute;faite&quot; ajoute-t-il avant de rejoindre l&rsquo;aire de jeu qui ne d&eacute;semplit pas. Il y a l&agrave; des gamins qui rient &agrave; gorge d&eacute;ploy&eacute;e, quand d&rsquo;autres pleurent &agrave; chaudes larmes, n&rsquo;ayant pas le cran de supporter une d&eacute;culott&eacute;e. Dans les deux cas, les parents ne sont jamais loin. <\/p>\n<p><strong>Happy end <\/strong><br \/>Pas loin de cet espace, se trouvent deux stands de soci&eacute;t&eacute;s brassicoles qui rivalisent d&rsquo;adresse. Chacune allant de sa plus performante sonorisation pour distiller des d&eacute;cibels &agrave; faire p&acirc;lir les disc-jockeys des plus grandes bo&icirc;tes de nuit de la place. En leur int&eacute;rieur, une autre comp&eacute;tition se d&eacute;veloppe. Sans doute pour montrer qu&rsquo;ils savent &quot;aussi boire&quot; comme leurs a&icirc;n&eacute;s, ils jouent &agrave; celui qui boira le plus en amoncelant, chacun devant lui, l&rsquo;ensemble des bouteilles d&eacute;j&agrave; vid&eacute;es. A la cl&eacute;, de fortes sommes d&rsquo;argent. Tout autour d&rsquo;eux, quelques visiteurs ne r&eacute;sistent pas au plaisir de se d&eacute;salt&eacute;rer apr&egrave;s &quot;la fatigue&quot; caus&eacute;e par la promenade en ce lieu qui finalement est &quot;plus grand qu&rsquo;on ne le croit&quot;. Cette ambiance est relativement identique &agrave; toutes les enseignes du m&ecirc;me type qui sont l&eacute;gion &agrave; Yafe et qui ne d&eacute;semplit pas &agrave; partir de l&rsquo;apr&egrave;s-midi. <\/p>\n<p>Mais il n&rsquo;y a pas que les jeunes. Des familles enti&egrave;res sont attabl&eacute;es et sirotent qui une boisson gazeuse, qui une boisson alcoolis&eacute;e. Mais aussi tout simplement de l&rsquo;eau. Dans les minuscules couloirs, des visiteurs vont et viennent. Si en d&rsquo;autres endroits cette foule bigarr&eacute;e aurait attir&eacute;e des bandits, ce n&rsquo;est pas le cas ici. &quot;Nous n&rsquo;avons aucune crainte de cette envergure ici, lance un exposant. Les patrouilles n&rsquo;en finissent pas de faire leur ronde comme vous pouvez le voir&quot;. Une foule qui permet &agrave; certains de croiser de vieilles connaissances qu&rsquo;ils avaient perdu de vue il y a longtemps. C&rsquo;est le cas d&rsquo;Albert qui retrouve un camarde de lyc&eacute;e avec qui il avait &quot;perdu tout contact depuis 10 ans&quot;. Ils peuvent alors suspendre leur programme pour se rappeler le bon vieux temps et envisager l&rsquo;avenir. <\/p>\n<p>Ce faisant, ils ne pourront point voir le temps passer. Si dans le site &ccedil;a discute et bruite partout, il reste qu&rsquo;il est difficile de se mouvoir, tant les grappes humaines ont litt&eacute;ralement pris d&rsquo;assaut le moindre espace. Il faut donc jouer des coudes et surtout faire gaffe aux odeurs corporelles qui ne se font pas prier pour prendre d&rsquo;assaut votre odorat. Au niveau des toilettes, la situation est aggrav&eacute;e par les odeurs qui s&rsquo;en &eacute;chappent. Elle est d&rsquo;autant plus malheureuse que des stands de restauration sont &agrave; proximit&eacute;! Mais &agrave; voir la client&egrave;le d&eacute;vorer &agrave; pleines dents les aliments propos&eacute;s, l&rsquo;on se demande si probl&egrave;me vraiment il y a. Surtout qu&rsquo;il y a pire. Dans le couloir qui longe la cl&ocirc;ture arri&egrave;re, impossible de s&rsquo;y attarder. D&rsquo;ailleurs, deux quidams s&rsquo;offrent en spectacle, urinant &agrave; l&rsquo;emporte pi&egrave;ce. &quot;Que voulez-vous? Ici, on paye l&rsquo;entr&eacute;e et chaque fois que vous sortez, il vous faut payer &agrave; nouveau pour rentrer. En plus, les toilettes sont payantes. Ce qui fait un peu beaucoup pour nos poches. Alors pour &eacute;conomiser, nous pissons ici, car nous sommes contre cette escroquerie organis&eacute;e&quot;. Un discours que Jean-Louis Palla, le commissaire g&eacute;n&eacute;ral de Yafe, est loin d&rsquo;entendre, occup&eacute; qu&rsquo;il est &agrave; mener &agrave; bien l&rsquo;op&eacute;ration de tombola qui a lieu sur le podium des artistes &agrave; l&rsquo;autre extr&ecirc;me du village, aux encablures de l&rsquo;h&ocirc;tel Hilton. <\/p>\n<p>Ici, et alors que la nuit a commenc&eacute; &agrave; tomber, le tirage au sort des &quot;heureux gagnants&quot; est en train doucement de s&rsquo;op&eacute;rer. La voiture qui constitue le lot principal sera gagn&eacute;e par une dame qui, appel&eacute;e directement apr&egrave;s le tirage, manifeste sa joie avant de promettre de se mettre en route et de venir r&eacute;ceptionner son nouveau bien. Dans la foule d&eacute;j&agrave;, les noctambules s&rsquo;impatientent. &quot;On veut K-tino!&quot; psalmodient-ils &agrave; l&rsquo;encan. A 20h et 30 minutes, l&rsquo;indicatif de Yaound&eacute; en f&ecirc;te peut r&eacute;sonner &agrave; leur grande joie manifest&eacute;e par des cris qui s&rsquo;&eacute;chappent des poitrines en sueur. Les baffles crachent leurs d&eacute;cibels au point de surmener les tympans fragiles. Ceux-l&agrave; n&rsquo;auront d&rsquo;autre choix d&egrave;s lors que de se retirer pour laisser la place aux &quot;bringueurs&quot;. Ils peuvent se mordre les doigts, car il est pr&eacute;vu un feu d&rsquo;artifice &agrave; 24h en ce lieu m&ecirc;me pour le passage &agrave; l&rsquo;an 2008. Sur le podium, des rappeurs en herbe sont m&ecirc;mes d&eacute;j&agrave; en action.<\/p>\n<p>Mais peut-&ecirc;tre pourront-ils se retirer &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur o&ugrave; certains ont choisi de s&rsquo;installer et de voir les musiciens sur l&rsquo;&eacute;cran g&eacute;ant am&eacute;nag&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; du podium. Dans un boulevard qui aura rassembl&eacute; rarement autant de monde, l&rsquo;air est plus respirable et la brise de cette nuit de la Saint Sylvestre commen&ccedil;ante accompagne les curieux dont une bonne partie se meut main dans la main. L&rsquo;atmosph&egrave;re s&rsquo;&eacute;coulera ainsi jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ultime minute de l&rsquo;ann&eacute;e finissante. Pourra alors se d&eacute;rouler sur l&rsquo;&eacute;cran g&eacute;ant le compte &agrave; rebours pr&eacute;c&eacute;dant le feu d&rsquo;artifice. Si la foule accompagne le d&eacute;compte des derni&egrave;res secondes de la voix, il reste que le feu ne viendra pas, au grand dam de Josiane qui avait ferm&eacute; son stand &agrave; 30 minutes de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance. &quot;Mais quoi qu&rsquo;en disent les jaloux, Yafe 2007 fut une belle f&ecirc;te. J&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; pris rendez-vous pour la prochaine &eacute;dition&quot;. Avec l&rsquo;espoir de faire &agrave; nouveau des affaires juteuses.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est dans la joie que s\u2019est achev\u00e9e la seconde \u00e9dition de la f\u00eate de la capitale camerounaise lundi dernier. Parfait Tabapsi (Stagiaire) &#8211; En ce d&eacute;but d&rsquo;apr&egrave;s-midi, Josiane affiche la mine des jours heureux. Sous son chapiteau, elle est envahie par une horde de jeunes filles en qu&ecirc;te de bibelots. Une situation qui n&rsquo;est pas [&hellip;] <a class=\"g1-link g1-link-more\" href=\"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/917\/\">More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-27992","post","type-post","status-publish","format-standard","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27992","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27992"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27992\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27992"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27992"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27992"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}