{"id":29280,"date":"2009-05-08T17:00:11","date_gmt":"2009-05-08T17:00:11","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3058","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3058\/","title":{"rendered":"Album : Racines, flore et amour"},"content":{"rendered":"<p>C&rsquo;est \u00e0 la glorification de ces valeurs que nous interpelle Annie Flore Batchiellilys dans sa nouvelle galette. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/batchiellilys.gif\" alt=\"\" \/>Le cinqui&egrave;me album d&rsquo;Annie Flore Batchiellilys est une retrouvaille. Avec elle-m&ecirc;me. Avec l&rsquo;&ecirc;tre. Et nous. &quot;Le chant, c&rsquo;est mon champ&quot; porte les combats et r&ecirc;ves de l&rsquo;artiste gabonaise depuis &quot;Afrique mon toit&quot; (1997), &quot;Diboty&quot; (2002), &quot;Je t&rsquo;invite&quot; (2005), et &quot;Broute bien&quot; (2006). Elle r&eacute;affirme son envie et son devoir de chanter, puisque c&rsquo;est dans ce champ o&ugrave; elle &quot;s&egrave;me la diff&eacute;rence, mais aussi o&ugrave; il y&rsquo;a ses racines qui chantent &agrave; l&rsquo;&ecirc;tre d&rsquo;&ecirc;tre lui&quot;. Annie Flore dans ce dernier opus, disponible depuis f&eacute;vrier 2009, a d&eacute;cid&eacute; de parler &agrave; l&rsquo;Homme. Pas dans toutes ses dimensions, mais &agrave; celle o&ugrave; les &eacute;motions prennent vie. Pour soigner, caresser, susciter l&rsquo;amour et inviter au partage, l&rsquo;ic&ocirc;ne actuelle de la musique gabonaise, qui a c&eacute;l&eacute;br&eacute; ses 42 ans au Cameroun lors de la c&eacute;r&eacute;monie des Canal d&rsquo;or du 10 avril 2009, a compos&eacute; 15 chansons. Un univers authentique, o&ugrave; le respect de la nature et la diversit&eacute; culturelle africaine sont de rigueur. <\/p>\n<p>C&rsquo;est &quot;Le chant, c&rsquo;est mon champ&quot; ouvre le bal de cette symphonie &agrave; l&rsquo;&acirc;me. Seuls ceux qui ont un rapport privil&eacute;gi&eacute; avec la for&ecirc;t sont invit&eacute;s &agrave; faire ce p&eacute;riple avec arr&ecirc;ts aux bords de la rivi&egrave;re, au pied d&rsquo;un arbre o&ugrave; les oiseaux ont construit leurs nids, le vent qui souffle et l&egrave;ve les feuilles s&egrave;ches qui avec leurs craquellements &eacute;crivent les notes d&rsquo;une musique exceptionnelle. Tsimb&eacute;, Pa va gha Ivumunu et Nangul&eacute; en sont les illustrations. Annie Flore Batchiellilys a capt&eacute; tout cet univers, mais ne l&rsquo;a pas seulement retranscrit. Elle a respect&eacute; ces cr&eacute;ations de la nature, mais la valeur ajout&eacute;e ici est incontestablement son jeu de guitare et sa voix claire, empreinte g&eacute;n&eacute;reuse qui se recr&eacute;e chaque fois lorsqu&rsquo;elle &eacute;pouse une &eacute;motion. <br \/>Forte de ces deux atouts, elle s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve par le pouvoir de la langue, le Punu d&rsquo;abord puis, le fran&ccedil;ais, l&rsquo;anglais et enfin le lingala. Une ouverture pas seulement musicale, mais aussi humaine &agrave; travers le titre L&rsquo;amour et la paix vont de paire. La fondatrice du festival Nuits atypiques de Mighoma, son village natal, a invit&eacute; 17 artistes africains &agrave; chanter &quot;pour que l&rsquo;amour nous guide &agrave; faire perdre la face &agrave; la haine&quot;. Manu Dibango, Queen Et&egrave;m&eacute;, Claudy Siar, Monique S&eacute;ka, Robert Brazza et d&rsquo;autres ont apport&eacute; leur voix au projet.<\/p>\n<p>&quot;Le chant, c&rsquo;est mon champ&quot; se trouve au carrefour de plusieurs influences : soul, jazzie, blues et traditionnelles. Son acoustique est magnifique. Il d&eacute;fend aussi l&rsquo;amour, comme dans Murime na murime, o&ugrave; elle raconte comment le c&oelig;ur et le corps se sont aim&eacute;s. C&rsquo;est une alchimie entre les claquements des mains, sa guitare et sa voix nues. La place des enfants est importante dans la bataille d&rsquo;Annie Flore Batchiellilys qui ne comprend pas dans Ma raison, pourquoi &quot;les hommes veulent utiliser les enfants comme monnaie d&rsquo;&eacute;change dans leur probl&egrave;mes alors qu&rsquo;ils sont notre espoir et avenir&quot;. Les cris qu&rsquo;elle pousse dans Yitu donnent la chair de poule avant de faire glisser le m&eacute;lomane sur une colline de tr&eacute;molos sans fausse note. C&rsquo;est un bonheur d&rsquo;&ecirc;tre dans ce champ d&rsquo;Annie Flore Batchiellilys. Lorsqu&rsquo;on arrive &agrave; l&rsquo;Impalpable, dernier titre de ce Cinqui&egrave;me album qui porte la maturit&eacute; des textes, des m&eacute;lodies et de la maitrise de l&rsquo;apport de chaque instrument d&rsquo;Annie Flore, le voyage a d&eacute;j&agrave; livr&eacute; l&rsquo;essentiel de ses &eacute;motions &agrave; l&rsquo;&acirc;me. Pour y arriver, Annie Flore s&rsquo;est entour&eacute;e de son p&egrave;re spirituel Pierre Claver Akendengue, Papa Mackaya Majoss, son ins&eacute;parable guitariste camerounais Adolphe Tiki, le batteur Dody et le saxophoniste Olivier Peilhon. &quot;Le chant, c&rsquo;est mon champ&quot; est un album d&rsquo;&eacute;coute pour tous ceux qui veulent se retrouver, s&rsquo;&eacute;lever en s&rsquo;appuyant sur leurs racines. Mais aussi, simplement vivre en sachant qui on est, sans ha&iuml;r l&rsquo;autre.<\/p>\n<p><strong>Fiche technique<\/strong><br \/>Album : Le chant, c&rsquo;est mon champ<br \/>Auteur : Annie Flore Batchi&eacute;llilys<br \/>Nombre de titres : 15<br \/>Sortie : F&eacute;vrier 2009<br \/>A &eacute;couter : Le chant, c&rsquo;est mon champ, Tsimb&eacute;, Nangul&eacute;, La paix et l&rsquo;amour vont de paire, Ce pont qui m&#8217;emm&egrave;ne vers toi, Yitu et L&rsquo;impalpable.<\/p>\n<p><em>Marion Obam<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est \u00e0 la glorification de ces valeurs que nous interpelle Annie Flore Batchiellilys dans sa nouvelle galette. &#8211; Le cinqui&egrave;me album d&rsquo;Annie&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29280","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29280","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29280"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29280\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29280"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29280"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29280"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}