{"id":29332,"date":"2009-05-25T13:19:26","date_gmt":"2009-05-25T13:19:26","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3112","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3112\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre: Un mariage nomm\u00e9 chim\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>La compagnie Les Phoulosophes a r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9 une tragi-com\u00e9die conjugale au Ccf de Yaound\u00e9.  &#8211; <\/p>\n<p> &Ccedil;a existe, les hommes fid&egrave;les ? En tout cas, pas pour un &laquo; Couple ouvert &agrave; deux battants &raquo;, pi&egrave;ce mise en sc&egrave;ne par Alvarez Dissak&egrave;. La troupe Les Phoulosophes revisitait l&agrave; un th&egrave;me vieux comme le monde, d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;&oelig;uvre du dramaturge italien Dario Fo, co&eacute;crite avec son &eacute;pouse, Franca Rame. Et qui mieux qu&rsquo;un couple peut raconter, avec une ironie mordante, les al&eacute;as de la vie conjugale ? Sur la sc&egrave;ne du Ccf, Maryse Bony est Antonia, femme tromp&eacute;e, bris&eacute;e par les infid&eacute;lit&eacute;s de son mari, l&rsquo;ing&eacute;nieur Moukoudy (interpr&eacute;t&eacute; par Alvarez Dissak&egrave;), qui ne cache m&ecirc;me plus ses incartades. <\/p>\n<p> Dans un d&eacute;cor limit&eacute; au strict minimum, aussi d&eacute;pouill&eacute; que ce qui reste du couple Antonia-Moukoudy, la pauvre femme est d&eacute;j&agrave; pass&eacute;e par toutes les phases. Hurler, manquer de se jeter par la fen&ecirc;tre, essayer de se tirer une balle dans la t&ecirc;te, avaler la pharmacie-maison&#8230; Une routine du malheur qui n&rsquo;&eacute;meut plus personne. Surtout pas l&rsquo;&eacute;poux, qui parle &agrave; peine &agrave; sa femme, la touche peu, la regarde rarement en face. Il parle au vide. Elle s&rsquo;adresse au public. Un parall&eacute;lisme qui fait ressortir les non-dits du dialogue. Les &eacute;changes verbaux sont en fait monologues. <\/p>\n<p> Le d&eacute;cor renforce cette impression de cassure &agrave; travers l&rsquo;&eacute;cart entre les diff&eacute;rents objets de la maison. Au centre de la pi&egrave;ce, un tabouret sur lequel Antonia s&rsquo;installe la majeure partie du temps pour conter ses malheurs. Au fond, c&ocirc;t&eacute; cour, une chaise pour Moukoudy. A l&rsquo;avant, c&ocirc;t&eacute; jardin, se trouve la fen&ecirc;tre qui, plus qu&rsquo;un moyen pour Antonia de se donner la mort, cristallise tous ses r&ecirc;ves de libert&eacute; pour sortir de cet enfer conjugal. La distance entre mari et femme se trouve m&ecirc;me dans leurs tenues. Alors que madame sautille partout en surv&ecirc;tement rouge, illustration de son combat plein de passion et de violence, Monsieur se d&eacute;place nonchalamment en pantalon sombre, bretelles, chemise blanche d&eacute;boutonn&eacute;e aux poignets, &eacute;charpe noire &agrave; petits pois blancs au cou, chauss&eacute; de mocassins. Il a tout du type blas&eacute;, de l&rsquo;intellectuel, du dandy qui pla&icirc;t aux femmes. Il respire la libert&eacute;. <\/p>\n<p> Dans un espace de jeu d&eacute;bordant largement le cadre de la sc&egrave;ne, o&ugrave; le public se mue en t&eacute;moin et en miroir, l&rsquo;histoire se d&eacute;roule entre narration et jeu. Elle rebondit quand il faudra appliquer l&rsquo;effet couple ouvert &agrave; deux battants. Le mari ne va pas supporter que sa moiti&eacute; ait un amant. Et la routine du malheur recommence, mais en sens inverse. La robe noire que porte madame pour marquer le d&eacute;but d&rsquo;une nouvelle vie pr&eacute;sage la fin funeste de monsieur. Si Alvarez Dissak&egrave; ma&icirc;trise bien les codes du th&eacute;&acirc;tre, sa sc&eacute;nographie en est un t&eacute;moignage, son interpr&eacute;tation est quelque peu fig&eacute;e. Ce qui a vraiment manqu&eacute; &agrave; la pi&egrave;ce, un lien invisible, un magn&eacute;tisme entre les deux com&eacute;diens. Sans compter qu&rsquo;ils ont perdu parfois leur d&eacute;concentration dans le rendu des textes. Tout cela a fait perdre un peu d&rsquo;&eacute;clat au Couple ouvert &agrave; deux battants, comme les lumi&egrave;res. <\/p>\n<p>Rita Diba<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La compagnie Les Phoulosophes a r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9 une tragi-com\u00e9die conjugale au Ccf de Yaound\u00e9. &#8211; &Ccedil;a existe, les hommes fid&egrave;les ? En&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29332","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29332","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29332"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29332\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29332"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29332"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29332"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}