{"id":29368,"date":"2009-06-03T10:07:23","date_gmt":"2009-06-03T10:07:23","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3152","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3152\/","title":{"rendered":"N\u00e9crologie : Charlotte Mbango quitte le show-biz"},"content":{"rendered":"<p>La chanteuse camerounaise est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e hier \u00e0 Paris, des suites de maladie. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/mbango-charlotte.gif\" alt=\"\" \/>Malgr&eacute; le coma dans lequel elle est rest&eacute;e plong&eacute;e depuis une semaine, l&rsquo;espoir a &eacute;t&eacute; fermement entretenu par la famille et les fans. Avant de s&rsquo;envoler en fum&eacute;e hier, mardi 2 juin 2009, vers 9h 50. Charlotte Mbango a finalement pouss&eacute; son ultime souffle. La chanteuse a rendu l&rsquo;&acirc;me au Chu Kremlin-Bic&ecirc;tre situ&eacute; dans le Val-de-Marne en France. Elle y avait &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;e en provenance d&rsquo;un h&ocirc;pital d&rsquo;Irlande du Nord, o&ugrave; elle r&eacute;sidait en permanence depuis quelques ann&eacute;es. La star souffrait, selon certaines sources, de diab&egrave;te et d&rsquo;un cancer du foie. Ses confr&egrave;res de la diaspora, eux, parlent plut&ocirc;t d&rsquo;une maladie cardiovasculaire qui aurait eu raison d&rsquo;elle. A 49 ans ! Quoiqu&rsquo;il en soit, la confirmation du d&eacute;c&egrave;s de Charlotte Mbango a plong&eacute; la grande famille de la musique dans la consternation. La d&eacute;funte est, en effet, l&rsquo;une des toutes premi&egrave;res femmes &agrave; avoir valoris&eacute; le Makossa. Charlotte Mbango a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; de tous les combats pour mieux vendre ce rythme &agrave; travers le monde. Piqu&eacute;e tr&egrave;s t&ocirc;t par le virus de la musique, elle-m&ecirc;me d&eacute;clarait qu&rsquo;elle a commenc&eacute; &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 9 ans en qualit&eacute; de soprano dans les chorales. Elle &eacute;voluera avec les groupes n&eacute;gros spirituals ; et, plus tard, dans les concerts inter-scolaires. Mais c&rsquo;est en tant que choriste qu&rsquo;elle aura le privil&egrave;ge de c&ocirc;toyer les grands noms de la musique camerounaise. Eboa Lottin, son oncle, l&rsquo;y encouragera.<\/p>\n<p> Avec Sissi Dipoko et bien d&rsquo;autres chanteurs et musiciens, Charlotte Mbango fait partie de ce qu&rsquo;on consid&egrave;re, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, comme l&rsquo;&eacute;quipe nationale du Makossa. Arriv&eacute;e en Europe en 1979 alors qu&rsquo;elle est encore mineure, elle va continuer &agrave; s&eacute;duire par sa voix. De nombreux groupes musicaux de diverses nationalit&eacute;s vont ainsi la solliciter. Avant que Aladji Tour&eacute;, le bien connu bassiste et producteur, lui propose de compiler un ensemble d&rsquo;anciens succ&egrave;s d&rsquo;artistes camerounais. En 1987, &quot;Nostalgie&quot;, le premier album de Charlotte Mbango, est ainsi n&eacute;, avec un titre, &quot;dikom lam la moto&quot;, qui fait un v&eacute;ritable tabac. La mayonnaise prend. Et l&rsquo;artiste remet &ccedil;a. Sous le label Sonodisc, ses remix font danser les millions de m&eacute;lomanes &agrave; travers l&rsquo;Afrique. La notori&eacute;t&eacute; acquise, Charlotte Mbango peut d&eacute;sormais oser un pari fou : composer et chanter ses propres chansons&hellip;<\/p>\n<p><strong>Konka&iuml; Makossa<\/strong><br \/>Pour son coup d&rsquo;essai, elle se fait n&eacute;anmoins assister par un vieux briscard, Guy Lob&egrave;. Nous sommes en 1991. A peine arriv&eacute; dans les bacs gr&acirc;ce &agrave; Toure Jim&rsquo;s Records, l&rsquo;album &quot;Konka&iuml; Makossa&quot; fait fureur. Un tube, qui lui vaut un disque d&rsquo;or personnellement remis par un certain Paco Rabane. &quot;Konka&iuml; Makossa&quot; est, en fait, une composition de Guy Lob&egrave; que Charlotte Mbango interpr&egrave;te avec un talent remarquable. Succ&egrave;s assur&eacute;. Le titre phare raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une jeune fille &agrave; qui les parents et a&icirc;n&eacute;s conseillent de mettre un terme &agrave; ses sorties nocturnes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es. Dans le m&ecirc;me album, on retrouve des chansons telles que &quot;Ayo mbae&quot;, &quot;Nguina mulema&quot;, &quot;Yoma yoma&quot; et &quot;Bito&quot;, qui seront toutes adopt&eacute;es par les m&eacute;lomanes. &quot;Bito&quot; pr&eacute;cis&eacute;ment, est une autre composition de Guy Lob&egrave; dans laquelle Charlotte Mbango conseille aux jeunes filles de laisser les maris d&rsquo;autrui tranquilles. <\/p>\n<p>Cinq ans plus tard, en 1996, l&rsquo;artiste revient au-devant de la sc&egrave;ne avec un nouvel album : &quot;Massoma&quot; (Merci). Charlotte Mbango avouera qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un message adress&eacute; &agrave; tous ceux-l&agrave; qui l&rsquo;ont aid&eacute;e pendant la longue p&eacute;riode de maladie, qui l&rsquo;avait momentan&eacute;ment &eacute;loign&eacute;e de la sc&egrave;ne. &quot;Massoma&quot; fait surtout fureur aux Etats-Unis, o&ugrave; l&rsquo;artiste aura &eacute;galement l&rsquo;occasion d&rsquo;offrir quelques spectacles. Charlotte Mbango y pr&ocirc;ne notamment la paix, &quot;parce que les peuples &agrave; travers le monde s&rsquo;entre-d&eacute;chirent&quot;, soutenait-elle. <br \/>1998 marque le retour &agrave; ses premiers amours : le gospel. Elle encha&icirc;ne &quot;Combines religieuses&quot;, &quot;Sans papiers&quot; (compil), &quot;Mon combat&quot; (2002) et un Best off sorti en 2003. La composition des titres &quot;Bana O Topina&quot;, &quot;Ya Na Mba&quot; et bien d&rsquo;autres contenus dans l&rsquo;album &quot;Essuw&rsquo;am&quot;, boucle une ann&eacute;e sp&eacute;ciale. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, Charlotte Mbango re&ccedil;oit en effet le &quot;Tamani d&rsquo;honneur&quot; &agrave; Bamako (Mali), un prix qui r&eacute;compense les meilleurs chanteurs africains. Entre-temps, elle pr&ecirc;te sa voix au concept &quot;Age d&rsquo;or&quot;. Un succ&egrave;s tout aussi retentissant l&rsquo;y attend, en duo avec le regrett&eacute; Tom Yom&rsquo;s avec qui elle interpr&egrave;te &quot;Senga To&quot;.<\/p>\n<p>Admiratrice de Miriam Makeba, Charlotte Mbango a collabor&eacute; dans les albums et les spectacles de Manu Dibango, Tsala Muana et Paul Simon, entre autres. Mais, le dernier album de sa carri&egrave;re et de sa vie, sera enti&egrave;rement constitu&eacute; de cantiques. &quot;De la musique pour nourrir nos &acirc;mes, le chant par excellence&hellip;&quot;, qualifiera Charlotte Mbango elle-m&ecirc;me. Comme pour boucler la boucle. M&egrave;re d&rsquo;une fille unique aujourd&rsquo;hui &acirc;g&eacute;e de 21 ans, l&rsquo;artiste a s&eacute;journ&eacute; pour la derni&egrave;re fois au Cameroun en d&eacute;cembre 2007. Elle &eacute;tait la promotrice de l&rsquo;&quot;Ecole maternelle et primaire les r&eacute;gals&quot; &agrave; Bonamouang (Douala), qui a malheureusement ferm&eacute; ses portes l&rsquo;an dernier pour cause de mauvaise gestion. La famille de la d&eacute;funte n&rsquo;a pas encore arr&ecirc;t&eacute; un programme pour les obs&egrave;ques de Charlotte Mbango. Mais la communaut&eacute; des artistes camerounais annonce, &agrave; Douala et &agrave; Paris, de nombreuses concertations en vue de lui rendre un hommage des plus m&eacute;rit&eacute;s. <\/p>\n<p><em>Eug&egrave;ne Dipanda<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La chanteuse camerounaise est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e hier \u00e0 Paris, des suites de maladie. &#8211; Malgr&eacute; le coma dans lequel elle est rest&eacute;e plong&eacute;e&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29368","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29368","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29368"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29368\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29368"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29368"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29368"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}