{"id":29377,"date":"2009-06-04T10:57:13","date_gmt":"2009-06-04T10:57:13","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3161","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3161\/","title":{"rendered":"Roman : La soci\u00e9t\u00e9 camerounaise pass\u00e9e au crible"},"content":{"rendered":"<p>Avec \u00ab\u00a0Le r\u00e8gne du m\u00e9pris\u00a0\u00bb, Ernest Njong d\u00e9crit clairement l&rsquo;\u00e9volution sociale et politique du Cameroun. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>L&rsquo;auteur n&rsquo;avait pas eu froid aux yeux lorsqu&rsquo;il fallait pr&eacute;senter officiellement son ouvrage au public le 19 mai dernier au Centre de jeunesse et d&rsquo;animation de la Cit&eacute;-sic de Douala-Bassa dans une salle archicomble. &quot;Le r&egrave;gne du m&eacute;pris&quot; de Njong Ernest Yufenyu retrace le quotidien d&rsquo;un peuple affaibli et pris en otage par ses dirigeants. Le jeune auteur s&rsquo;inqui&egrave;te &agrave; travers des faits, du futur d&rsquo;une jeunesse embrigad&eacute;e, qui ne peut s&rsquo;exprimer &agrave; cause du z&egrave;le tr&egrave;s pouss&eacute; des responsables politiques de son pays. Sans masquer les faits, l&rsquo;auteur montre comment des hommes marginalis&eacute;s, sont interdits de circuler ou encore de tout mouvement par leurs semblables. Des dirigeants irresponsables, corrompus, malhonn&ecirc;tes, qui, malheureusement, sont &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui a du mal &agrave; progresser. &quot;Le r&egrave;gne du m&eacute;pris&quot; de Njong Ernest Yufenyu se rapproche de ces multitudes d&rsquo;&oelig;uvres, qui ont toujours d&eacute;cri&eacute; les comportements des Camerounais, surtout des dirigeants du pays.<\/p>\n<p>Dans un m&eacute;lange de fran&ccedil;ais, d&rsquo;anglais, de pidgin, de l&rsquo;argot, le roman pr&eacute;sente comment le r&ecirc;ve des jeunes gens a &eacute;t&eacute; brusquement cass&eacute; par des personnes sans scrupule, qui n&rsquo;ont pas piti&eacute; de leurs semblables en souffrance. &quot;Lorsque je quittais mon village, j&rsquo;&eacute;tais persuad&eacute;e que je devais exercer un m&eacute;tier tr&egrave;s important pouvant faire de moi un homme bougrement riche. Mais quant &agrave; voir ce travail, il est trop difficile pour nous, qui sommes assez jeunes pour nous peiner de la sorte&hellip;&quot;, fait savoir l&rsquo;auteur, qui se cache derri&egrave;re une jeune qui ne sait plus o&ugrave; donner de la t&ecirc;te. L&rsquo;auteur qualifie les responsables actuels, qui, pourtant, ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des largesses de l&rsquo;Etat du temps du temps de leur jeunesse, de &quot;cruels&quot; ; et taxe leur environnement de &quot;jungle transform&eacute;e en un immense champ de bataille o&ugrave; les hommes arm&eacute;s combattaient contre des civils innocents et non coupables&quot;.<\/p>\n<p> Le livre pr&eacute;fac&eacute; par le Pr Jean Gatsi indique que la jeunesse est d&eacute;sabus&eacute;e et que les conditions de vie de cette jeunesse, tr&egrave;s peu enviables, peuvent transformer un jour le Cameroun en cimeti&egrave;re de martyrs. Le roman de 112 pages est subdivis&eacute; en quatre chapitres dans un m&eacute;lange de temps, et domin&eacute; par l&rsquo;imparfait de l&rsquo;indicatif. Cependant, contrairement aux po&egrave;mes, on n&rsquo;y retrouve pas une diversit&eacute; de figures de style. L&rsquo;on peut tout de m&ecirc;me regretter que quelques coquilles et accords se soient gliss&eacute;s &agrave; travers certaines pages. Njong Ernest Yufenyu, 27 ans, aujourd&rsquo;hui &eacute;tudiant &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Douala, entend poursuivre les d&eacute;nonciations &agrave; travers d&rsquo;autres &oelig;uvres qu&rsquo;il va mettre &agrave; la disposition du public, a-t-il promis.<\/p>\n<p><em>Wilfried Jo&euml;l Tankeu (Stagiaire)<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec \u00ab\u00a0Le r\u00e8gne du m\u00e9pris\u00a0\u00bb, Ernest Njong d\u00e9crit clairement l&rsquo;\u00e9volution sociale et politique du Cameroun. &#8211; L&rsquo;auteur n&rsquo;avait pas eu froid aux&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29377","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29377","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29377"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29377\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29377"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29377"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29377"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}