{"id":29441,"date":"2009-06-18T10:35:10","date_gmt":"2009-06-18T10:35:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3226","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3226\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre : Exils de m\u00e9tisse sur sc\u00e8ne"},"content":{"rendered":"<p>La repr\u00e9sentation d'\u00a0\u00bbExils 4&Prime; refl\u00e8te une recherche identitaire \u00e0 laquelle se m\u00eale \u00e0 un voyage vers l&rsquo;inconnu. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Le public du Centre culturel fran&ccedil;ais Blaise Cendrars de Douala aura retenu les deux sc&egrave;nes jug&eacute;es impudiques d&rsquo;Exils 4. Mais, au-del&agrave; de la nudit&eacute; des protagonistes, le metteur en sc&egrave;ne Eva Doumbia a voulu montrer le tiraillement interne auquel se livrent les m&eacute;tisses et les fils d&rsquo;immigr&eacute;s. Pris entre deux mondes : celui d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs, les m&eacute;tisses doivent pourtant trouver un juste &eacute;quilibre. Une identit&eacute;. La sc&egrave;ne s&rsquo;ouvre sur un d&eacute;cor l&eacute;ger, compos&eacute; d&rsquo;une chaise et d&rsquo;une valise. La chaise semble symboliser l&rsquo;inertie, l&#8217;emprisonnement. Et la valise refl&egrave;terait le voyage, l&rsquo;esprit de d&eacute;couverte qui anime les personnages de la pi&egrave;ce.<\/p>\n<p> Mais comment aller &agrave; la rencontre de l&rsquo;inconnu ? D&rsquo;un univers qu&rsquo;on ne conna&icirc;t pas ? Il faut pourtant franchir le pas. Ch&eacute;rie Traor&eacute;, fille d&rsquo;exil&eacute; africain en France, tente le tout pour le tout. Elle r&eacute;ussi &agrave; dompter ses d&eacute;mons et entreprend le voyage dont elle a toujours r&ecirc;v&eacute;. Celui qui lui permet de se r&eacute;concilier avec ses origines africaines, son ascendance n&egrave;gre. Pour mimer la travers&eacute;e h&eacute;sitante de son personnage, Sabine Samba esquisse des mouvements &quot;robotiques&quot;, sous un air de hip-hop. La musique monte crescendo, &agrave; mesure que la com&eacute;dienne s&rsquo;achemine vers le bout du tunnel. Tout pr&egrave;s, la voix de Nant&eacute;n&eacute; Traor&eacute; accompagne ces enjamb&eacute;es rythmiques, d&rsquo;une rh&eacute;torique philosophique. Lorsqu&rsquo;elle foule la terre de ses anc&ecirc;tres, Ch&eacute;rie Traor&eacute; se voit conter l&rsquo;histoire de son nom, celui du clan des Fourama, aux confins de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.<\/p>\n<p><strong>Impuret&eacute;s <\/strong><br \/>Mais avant d int&eacute;grer le milieu de ses fr&egrave;res de sang, le personnage doit se soumettre &agrave; une th&eacute;rapie. Un m&eacute;lange de rites ancestraux, qui ne sont pas au go&ucirc;t de la postulante. Mais Fatoumata Traor&eacute; saura bien convaincre sa ni&egrave;ce m&eacute;tisse du bien-fond&eacute; de ce passage initiatique. Au menu de cette &quot;th&eacute;rapie&quot; : bain et t&eacute;t&eacute;e. Des moments intimes interpr&eacute;t&eacute;s &agrave; nue, par deux jeunes femmes. Des sc&egrave;nes qui ont visiblement choqu&eacute; de nombreux pudiques. Quelques-uns ont quitt&eacute; la salle. Avait-on besoin de &ccedil;a ? Par symbolisme sans doute. Le symbole de la gu&eacute;rison, du d&eacute;barras des impuret&eacute;s du corps et de l&rsquo;&acirc;me. <br \/>Le rideau rouge tombe sur Ch&eacute;rie Traor&eacute; souriante. Le sourire de la renaissance et de l&rsquo;identit&eacute; retrouv&eacute;e. Les applaudissements nourris du public semblent &eacute;mouvoir Sabine Samba, Salimata Kamat&eacute;, Nant&eacute;n&eacute; Traor&eacute; et Elise Berthelier. Toutes des femmes. Des m&eacute;tisses, &agrave; l&rsquo;exception de Salimata Kamat&eacute;. Eva Doumbia mettait ainsi en sc&egrave;ne, le texte d&rsquo;Aristide Tarnagda, auteur Burkinab&eacute;. Les sc&egrave;nes &eacute;taient &eacute;galement enrichies de br&egrave;ves projections des documentaires vid&eacute;o, sur la probl&eacute;matique du m&eacute;tissage et de l&rsquo;&eacute;migration. La troupe poursuit sa tourn&eacute;e &agrave; Malabo, en Guin&eacute;e Equatoriale.<\/p>\n<p><em>Monique Ngo Mayag<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La repr\u00e9sentation d&rsquo;\u00a0\u00bbExils 4&Prime; refl\u00e8te une recherche identitaire \u00e0 laquelle se m\u00eale \u00e0 un voyage vers l&rsquo;inconnu. &#8211; Le public du Centre&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29441","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29441","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29441"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29441\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29441"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29441"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29441"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}