{"id":29473,"date":"2009-06-29T09:21:45","date_gmt":"2009-06-29T09:21:45","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3258","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3258\/","title":{"rendered":"Vernissage : Achillek\u00e0, sans barri\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>Le jeune peintre a expos\u00e9 son style novateur vendredi dernier \u00e0 la galerie Mam de Douala. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Achillek&agrave; Komguem brise les canons de la peinture classique. Son style atypique tranche avec les coups de pinceaux sur des tableaux rectangulaires. Place &agrave; la &quot;cr&eacute;ation multim&eacute;dia et transm&eacute;dia&quot;. Ici, l&rsquo;art s&rsquo;assimile aussi bien &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, &agrave; la vid&eacute;o, et au num&eacute;rique qu&rsquo;&agrave; la presse &eacute;crite. L&rsquo;accord parfait entre tous ces mat&eacute;riaux, donne ce qu&rsquo;il a baptis&eacute; &quot;barri&egrave;res&quot;. Une exposition de six &oelig;uvres sur fond de trois th&eacute;matiques. Une fa&ccedil;on inhabituelle de d&eacute;crier l&rsquo;inertie des d&eacute;cideurs. Un hymne &agrave; l&rsquo;identit&eacute; et &agrave; l&rsquo;introspection. Le d&eacute;cor se plante avec &quot;Emigration&quot;, o&ugrave; l&rsquo;artiste &quot;explore l&rsquo;univers chaotique des candidats &agrave; l&rsquo;exil&quot;. Comme toutes les sculptures de l&rsquo;exposition, &quot;Emigration&quot; est une mise en sc&egrave;ne. Une disposition de toiles en papier de presse, d&rsquo;&eacute;chelle, des chaussures li&eacute;es par des cordes et perfor&eacute;es d&rsquo;ampoules, qui refl&egrave;tent des lanternes. De la lumi&egrave;re rouge et verte. Symbole de l&rsquo;interdit et du permis. Faisant fi des barri&egrave;res, jeunes et moins jeunes se jettent &agrave; corps perdus dans un oc&eacute;an de risques. Habit&eacute;s par l&rsquo;espoir d&rsquo;arriver &agrave; un ailleurs qu&rsquo;ils croient meilleur. <\/p>\n<p>Achillek&agrave; poursuit son cr&eacute;do dans &quot;visa-ge&quot;. Le visiteur s&rsquo;attarde alors sur deux t&eacute;l&eacute;viseurs incrust&eacute;s dans des fils de fer. Sur chaque &eacute;cran, un gros plan est fait sur l&rsquo;&oelig;il. L&rsquo;association des deux yeux forme un regard. Celui qu&rsquo;on porte sur soi par rapport &agrave; l&rsquo;autre. La synchronie entre la vid&eacute;o et le fil m&eacute;tallique constitue, en effet, l&rsquo;esth&eacute;tique de cette sculpture. &quot;C&rsquo;est tr&egrave;s beau !&quot;, s&rsquo;&eacute;crie Koko Komegne, un vieux de la vieille dans la peinture.<br \/>Dans un autre compartiment de la galerie, une &oelig;uvre assez surprenante attend l&rsquo;inquisiteur. Dans &quot;transparence&quot;, Achillek&agrave; r&eacute;ussit simplement &agrave; faire parler le b&eacute;ton. Au milieu de la pi&egrave;ce, se dresse royalement un mur. Un rempart construit avec du ciment certes, mais aussi&hellip; des livres. Apr&egrave;s chaque couche de ciment, le ma&ccedil;on superpose un livre. Une biblioth&egrave;que en b&eacute;ton, pourrait-on dire. Ou, plut&ocirc;t, &quot;Un g&acirc;chis de livres&quot;, comme s&rsquo;exclamera un visiteur.<\/p>\n<p> Voltaire n&rsquo;appr&eacute;cierait probablement pas le sort r&eacute;serv&eacute; &agrave; Candide dans cet amalgame. Mais c&rsquo;est aussi cela &quot;Barri&egrave;res&quot;. Une approche libre et arrogante. Le portrait moral de son auteur. &quot;Barri&egrave;res na&icirc;t, en effet, de mes frustrations, des difficult&eacute;s que j&rsquo;ai eu &agrave; surmonter&quot;, confie l&rsquo;artiste.<br \/>Titulaire d&rsquo;un dipl&ocirc;me d&rsquo;&eacute;tudes approfondies (Dea) en art plastique obtenu &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Yaound&eacute; I, Achillek&agrave;, 36 ans, d&eacute;bute ses amours avec la peinture en 1994. Son art est quelque peu singulier. Il t&eacute;moigne d&rsquo;une recherche picturale. Des sculptures qui se pr&ecirc;tent, non pas &agrave; une interpr&eacute;tation fig&eacute;e, mais qui d&eacute;blaie la voie &agrave; l&rsquo;imagination. &quot;J&rsquo;ouvre des br&egrave;ches pour laisser le soin &agrave; chacun de trouver un sens &agrave; la toile suivant sa sensibilit&eacute;&quot;, pr&eacute;tend la cr&eacute;ateur. Le vernissage de son exposition a eu lieu vendredi, 19 juin dernier &agrave; la galerie Mam de Douala, avec le concours de Mtn Foundation. Elle se poursuit jusqu&rsquo;au 10 juillet 2009.<\/p>\n<p><em>Monique Ngo Mayag<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le jeune peintre a expos\u00e9 son style novateur vendredi dernier \u00e0 la galerie Mam de Douala. &#8211; Achillek&agrave; Komguem brise les canons&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29473","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29473","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29473"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29473\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29473"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29473"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29473"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}