{"id":29508,"date":"2009-07-08T14:23:10","date_gmt":"2009-07-08T14:23:10","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3294","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3294\/","title":{"rendered":"Spectacle : Edel Koulla, une premi\u00e8re mi-figue\u2026"},"content":{"rendered":"<p>La prestation du jeune artiste n&rsquo;a pas soulev\u00e9 les foules samedi dernier \u00e0 Douala. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Edel Koulla aura eu une heure pour convaincre. 60 minutes chrono pour que son nom, son timbre vocal et sa musique r&eacute;sonnent agr&eacute;ablement dans les oreilles de son auditoire. Pourtant, samedi dernier, la terrasse du Centre culturel fran&ccedil;ais Blaise Cendrars n&rsquo;a pas vraiment vibr&eacute; au rythme des balades du jeune chanteur. &quot;Il a fait le choix de l&rsquo;acoustique. C&rsquo;est un genre intimiste, qui exige des paroles et des mots qui touchent les gens. Il lui faut donc travailler les paroles de ses chansons de fa&ccedil;on &agrave; int&eacute;resser ses auditeurs. Toutefois, il s&rsquo;est beaucoup plus concentr&eacute; sur les m&eacute;lodies, ce qui est d&eacute;j&agrave; un acquis. <\/p>\n<p>Il lui faut &eacute;galement trouver des sujets et des mots qui parlent aux gens&quot;, remarque un m&eacute;lomane. &quot;Il doit encore puiser dans ses tripes&quot;, poursuit-il. Ses textes sont quelque peu meubl&eacute;s de redites. Il faudra donc au jeune interpr&egrave;te, de trouver des &quot;passerelles&quot; pour nous faire p&eacute;n&eacute;trer dans son monde. Un univers, qui, semble-t-il, est impr&eacute;gn&eacute; d&rsquo;amour, de bonheur, de patriotisme, de paix. Autant de th&egrave;mes que l&rsquo;artiste d&eacute;veloppe dans ses chansons. Des valeurs qui lui tiennent manifestement &agrave; c&oelig;ur, et qui lui font automatiquement fermer les yeux et plisser instinctivement le front lorsqu&rsquo;il chante. <\/p>\n<p>Mais tout au long de son m&eacute;lodieux voyage, Edel n&rsquo;a eu d&rsquo;yeux que pour son micro et sa guitare. Quelques timides applaudissements lui font retrouver le r&eacute;el, le public, son public. Il aura pourtant suffit d&rsquo;un air de &quot;bikutsi&quot; pour que l&rsquo;assistance retrouve ses ardeurs. Les battements de tams-tams du percussionniste Gustave Mintamack, se m&ecirc;leront &agrave; la danse. Un moment de d&eacute;tente g&eacute;n&eacute;ral, o&ugrave; Edel sort un temps de son carcan et ex&eacute;cute quelques pas de danse. Aussit&ocirc;t apr&egrave;s, il retrouve sa chaise, son immobilit&eacute;, sa bulle. Le public, une fois de plus, se sent l&eacute;s&eacute; et d&eacute;tourne son attention sur les all&eacute;es et venues du percussionniste. Gustave Mintamack &eacute;tait manifestement pris entre la sc&egrave;ne et son ext&eacute;rieur. <\/p>\n<p>A la demande du public, l&rsquo;artiste ne se fait pas prier pour reprendre &quot;bikutsi&quot;. Avec ce coup de c&oelig;ur, la mayonnaise semble enfin prendre, mais le temps est &eacute;puis&eacute;. La fin du spectacle live laisse un go&ucirc;t d&rsquo;inachev&eacute;. Mais l&rsquo;aurevoir est in&eacute;vitable. Edel est un jeune auteur compositeur. Il utilise aussi bien la langue de Moli&egrave;re que celle de Shakespeare pour toucher les c&oelig;urs. Il explore &eacute;galement le pidgin et le duala. La premi&egrave;re est une langue vernaculaire fortement usit&eacute;e &agrave; Buea o&ugrave; il vit ; et, l&rsquo;autre, est la langue de son enfance. Ses chansons rappellent le style acoustique et funky d&rsquo;Asha, la nouvelle coqueluche nig&eacute;riane. Mais il lui faudra encore du travail et de l&rsquo;ambition pour se hisser au niveau de ses a&icirc;n&eacute;s. C&rsquo;est donc petit &agrave; petit, que l&rsquo;artiste pourrait faire son&hellip; mi.<\/p>\n<p><em>Monique Ngo Mayag<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La prestation du jeune artiste n&rsquo;a pas soulev\u00e9 les foules samedi dernier \u00e0 Douala. &#8211; Edel Koulla aura eu une heure pour&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29508","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29508","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29508"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29508\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29508"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29508"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29508"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}