{"id":29540,"date":"2009-08-09T18:59:29","date_gmt":"2009-08-09T18:59:29","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3327","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3327\/","title":{"rendered":"Mutuelles : La perche des artistes"},"content":{"rendered":"<p>Alors que plusieurs artistes continuent de vivre dans des conditions difficiles, on se demande s&rsquo;il n&rsquo;est pas temps de relancer ces initiatives. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" border=\"1\" align=\"left\" src=\"http:\/\/www.quotidienmutations.info\/images\/bassek-ba-kobhio.gif\" alt=\"\" \/>En 2008, les artistes &eacute;taient tous guillerets, notamment ceux de l&rsquo;Ensemble national du Cameroun. La ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, annon&ccedil;ait alors la signature d&rsquo;un certain nombre de conventions avec une soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;assurance ; conventions qui auraient du permettre aux artistes d&eacute;tenteurs d&rsquo;une carte de sant&eacute; d&rsquo;avoir acc&egrave;s aux soins de sant&eacute; et de ne plus pr&eacute;senter, &agrave; chaque fois, le visage de l&rsquo;artiste d&eacute;muni, sans le sou et incapable de se prendre en charge. Et alors que les artistes membres de l&rsquo;ensemble national festoyaient, ceux n&rsquo;ayant pas acc&egrave;s &agrave; cette &quot;manne&quot; n&rsquo;en revenaient pas. D&rsquo;autant que, pour la plupart, ils ont difficilement acc&egrave;s aux soins de sant&eacute; et doivent souvent, pour se soigner, faire appel &agrave; la solidarit&eacute; de leurs confr&egrave;res s&rsquo;ils n&rsquo;ont pu b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;aide de la soci&eacute;t&eacute; de gestion collective du droit d&rsquo;auteur dont ils d&eacute;pendent.<\/p>\n<p>Malheureusement, depuis cette date, l&rsquo;euphorie s&rsquo;est estomp&eacute;e chez les membres de l&rsquo;ensemble national. Et pour cause : &quot;apr&egrave;s la d&eacute;claration, rien n&rsquo;a &eacute;t&eacute; fait. Madame [la ministre de la Culture, Ama Tutu Muna] nous a fait comprendre qu&rsquo;il y avait quelques lourdeurs administratives mais qu&rsquo;elle aussi tient &agrave; ce que les choses avancent et que nous puissions nous soigner dignement. Seulement avant cela, il faut que notre statut soit mis au clair&quot;, confie sous anonymat un membre du balai national qui, en attendant que toute la proc&eacute;dure soit clarifi&eacute;e, garde soigneusement la carte de sant&eacute; qui lui avait &eacute;t&eacute; remise et ne lui sert, jusque-l&agrave;, qu&rsquo;&agrave; nourrir ses espoirs. &quot; C&rsquo;est l&rsquo;espoir qui fait vivre, dit-on et on esp&egrave;re donc que comme la ministre a &eacute;t&eacute; reconduite &agrave; son poste, les choses vont enfin &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;es&quot;, lance-t-il, le regard dans le vide.<\/p>\n<p><strong>Leadership<br \/>Du coup, parmi les artistes, c&rsquo;est avec tristesse que l&rsquo;on repense &agrave; toutes ces tentatives avort&eacute;es de cr&eacute;er une mutuelle des artistes qui ont souvent &eacute;t&eacute; engag&eacute;es au lendemain du d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un artiste. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 1984, au lendemain du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;artiste B&eacute;b&eacute; Black, Jo Mboul&egrave; et Nkotti Fran&ccedil;ois cr&eacute;ent la Mutuelle des artistes du Cameroun (Mac) dont le but est de cr&eacute;er l&rsquo;entraide entre les artistes locaux (toute tendance confondue). Malheureuse-ment, les guerres de leadership viendront mettre un frein aux activit&eacute;s de ladite mutuelle qui finira par dispara&icirc;tre laissant les artistes livr&eacute;s &agrave; leur triste sort. Il faudra attendre 21 ans, au lendemain du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;humoriste Essindi Mindja le 25 juillet 2005 pour que l&rsquo;id&eacute;e de la mise sur pied d&rsquo;une mutuelle refasse surface. L&rsquo;id&eacute;e soutenue par Bassek ba Kobhio est de cr&eacute;er une mutuelle des artistes qui devrait porter le nom de Mutuelle Essindi Mindja. Mais tr&egrave;s vite, &agrave; la suite de plusieurs disputes autour des sommes collect&eacute;es le collectif &quot;sos artistes&quot; arr&ecirc;tera &eacute;galement ses activit&eacute;s.<\/p>\n<p>Ce qui fait s&rsquo;interroger Rom&eacute;o Dika, artiste musicien &quot;avant toute chose, il faut d&rsquo;abord s&rsquo;assurer que les artistes eux-m&ecirc;mes ont besoin de cette mutuelle, savoir s&rsquo;ils sont pr&ecirc;ts &agrave; la faire vivre&quot;. Ce d&rsquo;autant que, depuis lors, rien de concret n&rsquo;a &eacute;t&eacute; mis sur pied pour assurer la prise en charge m&eacute;dicale des artistes. Les soci&eacute;t&eacute;s de gestion collective du droit d&rsquo;auteur essaient tant bien que mal de g&eacute;rer, chacune dans sa cat&eacute;gorie, en puisant dans les fonds d&rsquo;aide aux artistes. Et Rom&eacute;o Dika de pr&eacute;ciser : &quot;tant que la culture ne sera pas consid&eacute;r&eacute;e au Cameroun comme un instrument d&rsquo;action politique, je ne pense pas que nous conna&icirc;trons des &eacute;volutions. On veut cr&eacute;er une mutuelle pour quel objectif ? Si tout est d&eacute;fini, je pense que le reste ne souffrira d&rsquo;aucune complication. Le politique a &eacute;t&eacute; celui qui a tu&eacute; la Mac avec la contribution des musiciens qui ont accept&eacute; de se laisser entra&icirc;ner dans certaines reptations aujourd&rsquo;hui pr&eacute;judiciables &agrave; notre &eacute;volution&quot;. Pour l&rsquo;artiste le premier changement devra s&rsquo;op&eacute;rer au sein de la communaut&eacute; artistique camerounaise qui donne souvent l&rsquo;impression de ne ps vouloir sortir de l&rsquo;impasse dans laquelle ils sont engag&eacute;s.<\/p>\n<p><em>Dorine Ekw&egrave;<\/em> <\/strong><\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que plusieurs artistes continuent de vivre dans des conditions difficiles, on se demande s&rsquo;il n&rsquo;est pas temps de relancer ces initiatives.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29540","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29540","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29540"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29540\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29540"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29540"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29540"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}