{"id":29678,"date":"2009-11-06T17:35:21","date_gmt":"2009-11-06T17:35:21","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3465","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3465\/","title":{"rendered":"Paolo Eyoum : Sur les traces de Sergeo Polo"},"content":{"rendered":"<p>Son premier album prometteur dissimule difficilement la forte pr\u00e9sence de son mentor. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Par quelque bout qu&rsquo;on le prenne, l&rsquo;ombre de Sergeo Polo plane sur &laquo;Viens me bercer&raquo;, le premier album de Paolo Eyoum. Au del&agrave; d&rsquo;&ecirc;tre producteur et un des auteurs compositeurs des 7 titres de l&rsquo;album, on retrouve &laquo;le pr&eacute;sident de Deido &agrave; Paris&raquo; aux ch&oelig;urs et lead vocal sur un titre (&lsquo;&rsquo;Bwalo nkondo&rsquo;&rsquo;), en duo sur deux titres (&lsquo;&rsquo;Hermine Sall&eacute; Ekollo&rsquo;&rsquo; avec Eyoum Paolo) et (&lsquo;&rsquo;je t&rsquo;aime, tu m&rsquo;aimes&rsquo;&rsquo; avec Nono Flavie). Mais comme pour affirmer sa maturit&eacute;, c&rsquo;est bien Paolo Eyoum qui ouvre cet opus avec le titre &laquo;Viens me bercer&raquo;. Un makossa tr&egrave;s enlev&eacute; o&ugrave; l&rsquo;auteur affiche rapidement son caract&egrave;re sentimental avec des c&acirc;lins et des caresses &agrave; sa dulcin&eacute;e. Les cinq autres titres qui suivent sont des makossa chant&eacute;s en duala, ewodi et un zeste de fran&ccedil;ais. <\/p>\n<p>Paolo Eyoum qui, sur ses 37 printemps, revendique une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es de cabarets aux c&ocirc;t&eacute;s de Sergeo Polo et autres Longu&egrave; Longu&egrave;, chante juste d&rsquo;une voix m&eacute;lancolique qui sait transmettre ses &eacute;motions &agrave; ses m&eacute;lomanes. Les th&egrave;mes abord&eacute;s tournent autour de l&rsquo;amour, de quelques tranches des vies quotidiennes et des exp&eacute;riences personnelles avec un phras&eacute; hach&eacute; et un timbre vocal un brin rocailleux. <br \/>Pr&eacute;cision importante. Les puristes, amoureux du makossa originel sont servis. Notamment sur les deux titres des anciens chanteurs de makossa repris dans l&rsquo;album : &laquo;madiba ma oli&raquo; de Ngall&eacute; Jojo et &laquo;Nkondo bwalo&raquo; de Charly Djengue Essoki. Ce dernier titre est magistralement interpr&eacute;t&eacute; par Sergeo Polo. De tout l&rsquo;album &laquo;Viens me bercer&raquo;, l&rsquo;orchestration instrumentale et le jeu de guitare solo sont les plus aboutis dans ce titre visiblement d&eacute;di&eacute; aux ressortissants du Nkam (Yabassi). Sergeo Polo profite pour faire une fleur &agrave; quelques &eacute;lites de cette r&eacute;gion dont les noms sont d&rsquo;ailleurs cit&eacute;s en boucle. <\/p>\n<p>Ce premier album de Paolo finalement de bonne facture est une galette qu&rsquo;on peut consommer aussi bien dans les chaumi&egrave;res qu&rsquo;en discoth&egrave;ques. Mais peut-on vraiment &ecirc;tre surpris lorsqu&rsquo;on jette un regard sur la fiche technique plut&ocirc;t bien achaland&eacute;e de l&rsquo;album? Aubin Sandio, surnomm&eacute; &laquo;le faiseur de star&raquo; dans le milieu show-biz du Littoral, est &agrave; l&rsquo;arrangement et &agrave; la programmation. Des noms bien connus tels que Arthur Manga (bass), Eric Sefu (guitare), Michel Suerez (violon), Haoussa Drum&rsquo;s (batterie), Emmanuel Bidjeke (prise de son) apportent chacun sa pierre &agrave; la construction d&rsquo;un album qui devrait s&rsquo;imposer, sans gros effort, s&rsquo;il est accompagn&eacute; d&rsquo;une belle promo. <\/p>\n<p>Un cocktail de belles voies aux ch&oelig;urs (Nono Flavie, Ga&euml;lle Wondje, Boby Mignon, Esther Essombe, et Sergeo Polo) compl&egrave;te ce casting. Toutefois, on d&eacute;plore la prolif&eacute;ration des noms des personnalit&eacute;s lanc&eacute;s tout au long de l&rsquo;album qui ne se porterait pas moins mal avec ce vice qui colle d&eacute;cid&eacute;ment &agrave; la peau des musiciens camerounais. Les amoureux du slow vont &eacute;galement souffrir de l&rsquo;absence d&rsquo;une musique douce, langoureuse et envo&ucirc;tante qui est pourtant le cachet de son mentor Sergeo Polo. Des limites qui n&rsquo;enl&egrave;vent rien &agrave; cet album dont la pochette en carton solide et abondamment illustr&eacute;e t&eacute;moigne du s&eacute;rieux du producteur qui &eacute;merge Paolo Eyoum de la marre aux incuries dans lequel patauge plusieurs artistes camerounais. <\/p>\n<p><strong>Fiche technique<\/strong><\/p>\n<p>Artiste&ensp;: Paolo Eyoum<br \/>7 titres +un instru <br \/>Genre&ensp;: makossa+ un zouk <br \/>(je t&rsquo;aime, tu m&rsquo;aimes)<br \/>Guest star&ensp;: Nono flavie <br \/>Sortie&ensp;: ao&ucirc;t 2009<br \/>Production&ensp;: Sergeo Polo <br \/>(Sp Association)<br \/>A &eacute;couter&ensp;: &laquo;viens me bercer&raquo;, &laquo;nkondo Bwalo&raquo;, &laquo;Je t&rsquo;aime, tu m&rsquo;aimes&raquo;.<\/p>\n<p><em>Eric Roland Kongou<\/em> <\/span>  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Son premier album prometteur dissimule difficilement la forte pr\u00e9sence de son mentor. &#8211; Par quelque bout qu&rsquo;on le prenne, l&rsquo;ombre de Sergeo&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":140,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29678","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29678","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/140"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29678"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29678\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":50913,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29678\/revisions\/50913"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29678"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29678"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29678"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}