{"id":29828,"date":"2010-02-21T18:31:16","date_gmt":"2010-02-21T18:31:16","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3617","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3617\/","title":{"rendered":"Mode : De jeunes loups dans la haute couture"},"content":{"rendered":"<p>Les artisans du v\u00eatement s\u2019imposent peu \u00e0 peu dans les go\u00fbts vestimentaires des camerounais. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Nakuin peut &agrave; pr&eacute;sent s&rsquo;accorder  un repos m&eacute;rit&eacute;, apr&egrave;s une longue p&eacute;riode de travail et de stress. La  jeune styliste n&rsquo;abandonne pas pour autant le pinceau, l&rsquo;aiguille et ses  planches &agrave; dessin. Mais la 6&egrave;me &eacute;dition du festival international de  mode, Afric Collection, vient de s&rsquo;achever, avec son lot de pressions.  Dans le cadre de cet &eacute;v&egrave;nement, Nakuin est fi&egrave;re que ses efforts pour  confectionner une collection comp&eacute;titive, aient port&eacute; des fruits. En  effet, le 04 f&eacute;vrier dernier, la jeune dame de 28 ans raflait le second  prix du concours des jeunes cr&eacute;ateurs de mode. Des nuits pass&eacute;es &agrave;  dessiner et &agrave; r&eacute;aliser des tenues traditionnelles, de ville, de soir&eacute;e  et de mari&eacute;e, ont &eacute;t&eacute; fructueuses.<br \/>\nLa cr&eacute;atrice aurait souhait&eacute; &ecirc;tre  en premi&egrave;re ligne, tant ses mod&egrave;les sobres, chics, avec une touche de  fantaisie, t&eacute;moignaient d&rsquo;originalit&eacute;. C&rsquo;est pourtant la Malienne Aby  Diallo qui a rafl&eacute;e la mise. Mais Nakuin fait contre mauvaise fortune,  bon c&oelig;ur : &laquo;Ce prix rallonge quelque peu mon curriculum vitae, ce qui  n&rsquo;est pas rien&raquo;, lance-t-elle fi&egrave;rement. En attendant d&rsquo;autres  challenges, la jeune &eacute;pouse de M. Mabiama continue de peaufiner son  style, la griffe Nakuin. D&rsquo;autant plus que la concurrence est rude, tant  la mode au Cameroun conna&icirc;t de nouveaux visages, qui ont le talent  plein les tripes. La friperie, le pr&ecirc;t-&agrave;-porter et la &laquo;chinoiserie&raquo;,  entrent par ailleurs dans cette danse concurrentielle. <br \/>\nPour tirer  son &eacute;pingle du jeu dans cette gu&eacute;guerre commerciale, il faut e neffet  faire preuve d&rsquo;originalit&eacute; et de professionnalisme. Des qualit&eacute;s que  d&eacute;veloppe Jules Wokam. Depuis 4 ans, le trentenaire a impos&eacute; la marque  Tooma&iuml; sur le march&eacute; de la capitale &eacute;conomique du Cameroun. Outre des  tenues cousues sur mesure, la marque Tooma&iuml; propose un pr&ecirc;t-&agrave;-porter ou  des mod&egrave;les en s&eacute;rie pour diverses tailles, rep&eacute;rables dans les magasins  Ts&eacute;k&eacute;nis et Ev&eacute;ca &agrave; Douala. Du c&ocirc;t&eacute; de la capitale politique, Martial  Tapolo fait &eacute;galement parler de lui. <\/p>\n<p>Son show-room sis en face  du lyc&eacute;e de Tsinga, d&eacute;voile des tenues originales. &laquo;Tapolo a un style  innovant, pas avec un air de d&eacute;j&agrave;-vu. Sa couture est exportable. En  effet, il &eacute;vite de se cataloguer dans le style &laquo;couturier africain&raquo; qui  veut qu&rsquo;on se serve de cauris et autres accessoires africains. Il essaie  de diversifier&raquo;, confie Alain Pascal Ekollo, consommateur et  observateur averti de la mode. &laquo;Il excelle par ailleurs dans les  finitions&raquo;, t&eacute;moigne une autre. Charlotte Mbatsogo, jeune styliste bas&eacute;e  &agrave; Yaound&eacute;, a &eacute;galement le vent en poupe. Elle a par ailleurs re&ccedil;u le  troisi&egrave;me prix du concours des jeunes cr&eacute;ateurs, &laquo;L&rsquo;Afrique est &agrave; la  mode&raquo;, qui s&rsquo;est tenue &agrave; Niamey au Niger en octobre 2009. La styliste de  24 ans pr&eacute;sentait alors sa collection baptis&eacute;e &laquo;Renaissance&raquo;. Un  m&eacute;lange d&rsquo;impertinence et de cr&eacute;ativit&eacute;. Charlotte a une fois de plus  d&eacute;voil&eacute; son style lors de la derni&egrave;re &eacute;dition d&rsquo;Afric Collection. Malgr&eacute;  son jeune &acirc;ge, elle figurait sur la liste des grands cr&eacute;ateurs de mode  devant se produire lors du d&eacute;fil&eacute; final qui cl&ocirc;turait Afric Collection  2010. Aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Imane Ayissi, Path&eacute;&rsquo;O Gilles Tour&eacute;, John, Chrystalix  et autres grands noms de la mode en Afrique. Afric Collection aura ainsi  permis de d&eacute;couvrir le travail fort appr&eacute;ci&eacute;, d&rsquo;autres jeunes cr&eacute;ateurs  camerounais. <\/p>\n<p><b>Formation <\/b><br \/>\nMbonjo Mathy, par exemple, a  &eacute;bloui le public de Bonanjo, &agrave; Douala, par sa collection &agrave; mi-chemin  entre l&rsquo;Afrique et le Japon. Ses mod&egrave;les affriolants et parfois  suggestifs, ont permis de juger de la cr&eacute;ativit&eacute; de la jeune styliste.  Mbonjo Mathy n&rsquo;a pas remport&eacute; de prix au terme du concours des jeunes  cr&eacute;ateurs invit&eacute;s &agrave; Afric Collection, mais son nom et sa collection ont  attis&eacute; des convoitises. &laquo;J&rsquo;ai tr&egrave;s aim&eacute; ses finitions&raquo;, confie un  mannequin qui a arbor&eacute; une tenue sign&eacute;e Mbonjo Mathy. Le point commun  entre Mbonjo Mathy et Charlotte Mbatsogo est que les deux ont suivi une  formation &laquo;professionnalisante&raquo; &agrave; l&rsquo;Ecole sup&eacute;rieure de mode et de  design (Esdm) ou &agrave; l&rsquo;Institut Cheikh Anta Diop de Nkolbisson, &agrave; Yaound&eacute;.  <br \/>\nLa formation des stylistes (ceux qui cr&eacute;ent et dessinent des  mod&egrave;les) et des mod&eacute;listes (ceux qui cousent des v&ecirc;tements sur mesure)  passe en effet par des &eacute;coles de mode, qui, au Cameroun, sont  principalement localis&eacute;es &agrave; Douala et Yaound&eacute;. <\/p>\n<p>Ainsi, &agrave; Douala,  on retrouve le Jemann Institute, Chrystalix couture et N&eacute;male Center.  Yaound&eacute; compte l&rsquo;Ecole sup&eacute;rieure de mode et de design (Esdm), Abdel  Aidda, l&rsquo;institut Deutou. C&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; un apprentissage approfondi &agrave;  l&rsquo;Esdm que Nakuin, par exemple, dit avoir alli&eacute; ses talents de designer  et de couturi&egrave;re. Elle dit ainsi &ecirc;tre fi&egrave;re de sa polyvalence et de son  ind&eacute;pendance. Gr&acirc;ce &agrave; ces qualit&eacute;s, elle d&eacute;joue en effet le chantage des  couturiers, qui, souvent tardent &agrave; r&eacute;aliser des mod&egrave;les dessin&eacute;s par le  styliste. Par ailleurs, l&rsquo;un des fleurons de l&rsquo;institut Cheikh Anta  Diop s&rsquo;appelle Jo&euml;lle Choupa. Cette derni&egrave;re a re&ccedil;u le premier prix des  jeunes cr&eacute;ateurs en 2007, lors de la troisi&egrave;me &eacute;dition d&rsquo;Afric  Collection. Un festival organis&eacute; par des particuliers, qui est, d&rsquo;apr&egrave;s  des stylistes, une vitrine importante pour les cr&eacute;ateurs de mode d&rsquo;ici  et d&rsquo;ailleurs. &laquo;Nous gagnerions beaucoup plus en visibilit&eacute; si l&rsquo;Etat  s&rsquo;impliquait davantage &agrave; promouvoir la mode, tel en Afrique de l&rsquo;Ouest.  Encore faut-il que les principaux acteurs que nous sommes, constituons  de v&eacute;ritables synergies&raquo;, ponctue Nakuin. La f&eacute;d&eacute;ration camerounaise de  couture et de pr&ecirc;t-&agrave;-porter a donc du pain sur la planche.<\/p>\n<p><i>Monique  Ngo Mayag<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les artisans du v\u00eatement s\u2019imposent peu \u00e0 peu dans les go\u00fbts vestimentaires des camerounais. &#8211; &nbsp; Nakuin peut &agrave; pr&eacute;sent s&rsquo;accorder un&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29828","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29828","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29828"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29828\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29828"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29828"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29828"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}