{"id":29832,"date":"2010-02-21T19:00:56","date_gmt":"2010-02-21T19:00:56","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3621","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3621\/","title":{"rendered":"Berlinale 2010 : Quel septi\u00e8me art africain pour demain ?"},"content":{"rendered":"<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette pr\u00e9occupation, une poign\u00e9e de jeunes cin\u00e9astes du continent ont fait part de leurs exp\u00e9riences le 17 f\u00e9vrier 2010, au nombreux public du th\u00e9\u00e2tre Hebbel Am Ufer 1 de Berlin. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mod&eacute;r&eacute; par Dorothee Wenner, charg&eacute;e de  la communication du Festival international du film de Berlin,l&rsquo;&eacute;change  relatif aux nouvelles images africaines film&eacute;es par la jeune g&eacute;n&eacute;ration  des cin&eacute;astes du continent a regroup&eacute;, sur le panel, Kunle Afolayan,  Caroline Kamya, Tom Tykwer, Oliver Hermanus. Sous le th&egrave;me &quot;Shotgun  stories: african cinema attacks&quot;. Un constat s&rsquo;en est d&eacute;gag&eacute;: la  nouvelle g&eacute;n&eacute;ration n&rsquo;attend plus. S&ucirc;re d&rsquo;elle, elle raconte des  histoires reconnaissables par les siens, avec ses moyens, sans imiter  les autres. Et au final, elle montre des images diff&eacute;rentes de celles  qui avaient &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;es &agrave; une &eacute;poque de &quot;cin&eacute;ma calebasse&quot;, et qui  relevaient du cin&eacute;ma de la ruralit&eacute;. Une question a cependant pr&eacute;occup&eacute;  les panelistes: la jeune g&eacute;n&eacute;ration des cin&eacute;astes africains fait-elle  des films pour les festivals ou bien des films commerciaux? La r&eacute;ponse a  &eacute;t&eacute;, sans ambages, qu&rsquo;il faut tout simplement faire de bons films.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs interventions, dans le public,  sont revenues sur des choses d&eacute;j&agrave; entendues: la circulation des films  africains, leur financement, etc. Pourtant, a relev&eacute; Guido Convents,  directeur du Festival du film africain de Leuven en Belgique, &quot;il faut  s&rsquo;investir dans l&rsquo;&eacute;criture, se former &agrave; l&rsquo;&eacute;criture des sc&eacute;narios&quot;. Elle  prend plus de temps et d&rsquo;argent, certes, mais elle est la cl&eacute; de vo&ucirc;te  d&rsquo;un bon cin&eacute;ma, d&rsquo;un cin&eacute;ma efficace.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette rencontre aurait-elle accouch&eacute;  d&rsquo;une souris? Beaucoup en ont eu le sentiment, parce que les cin&eacute;astes<img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.quotidienlejour.com\/images\/stories\/jean-marie_teno_thumb_medium160_230.jpg\" style=\"margin-right: 5px; margin-left: 5px; float: left;\" alt=\"\" \/>  ont parl&eacute;, encore une fois, et aucune r&eacute;solution n&rsquo;a &eacute;t&eacute; prise. De  plus, le th&egrave;me, fauss&eacute; d&egrave;s sa conception, s&rsquo;est appuy&eacute; sur le&#8230; &quot;cin&eacute;ma  africain&quot;. Fort heureusement, l&rsquo;Ougandaise Caroline Kamya, arriv&eacute;e &agrave;  Berlin avec son film &quot;Imani&quot;, a pr&eacute;cis&eacute; que &quot;l&rsquo;Afrique est le continent  le plus divers et le plus diversifi&eacute; du monde&quot;. En effet, l&rsquo;Afrique est  swahilophone, zoulophone, francophone, anglophone, lusophone,  hispanophone, arabophone, etc. Ici et l&agrave;, sur le continent, on ne  saurait faire du cin&eacute;ma de la m&ecirc;me mani&egrave;re. C&rsquo;est donc, une fois de  plus, une erreur de ramasser l&rsquo;Afrique, un continent de plus de  cinquante pays, en un tout. Le cin&eacute;ma africain n&rsquo;existe pas; ce sont les  cin&eacute;mas africains qui existent. Et parce qu&rsquo;ils sont si divers et si  diversifi&eacute;s, ces cin&eacute;mas-l&agrave;, a martel&eacute; le Camerounais<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Marie Teno, ne sont pas pris en  consid&eacute;ration par les Occidentaux, &agrave; qui il reproche d&rsquo;avoir un regard  globalisant sur l&rsquo;Afrique: &quot;Ils font semblant&quot;, a-t-il conclu. En tout  cas, pour le Nig&eacute;rian Kunle Afolayan, les jeunes cin&eacute;astes africains  doivent se prendre en main. Pour ce faire, ils ont &agrave; leur port&eacute;e des  sponsors, des partenaires qui n&rsquo;attendent que d&rsquo;&ecirc;tre int&eacute;ress&eacute;s. &quot;Il  faut comprendre le langage du marketing, et ne pas attendre l&rsquo;argent des  bailleurs de fonds occidentaux&quot;, a-t-il conseill&eacute;, en s&rsquo;appuyant sur  son propre exemple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, que vaut tout ceci s&rsquo;il n&rsquo;existe  pas d&rsquo;infrastructures pour abriter les projections cin&eacute;matographiques?  C&rsquo;est encore Guido Convents qui sugg&egrave;re &quot;d&rsquo;amener les structures  &eacute;tatiques &agrave; investir dans les infrastructures. C&rsquo;est le plus dur, mais  cela doit &ecirc;tre leur ambition&quot;. Cet &eacute;change pourrait-il &ecirc;tre prolong&eacute;,  pour aboutir &agrave; du concret, au forum organis&eacute; au British Council de  Berlin, et anim&eacute;, entre autres cin&eacute;astes, par le Congolais Mueze  Ngangura? Wait and see.<\/p>\n<p><strong><\/p>\n<p>\nPalmar&egrave;s du jury des courts  m&eacute;trages rendu public hier, 17 f&eacute;vrier 2010<\/strong><br \/>\n&#8211; Ours d&rsquo;or du  meilleur film court: &quot;H&auml;ndelse Vld&quot; du Su&eacute;dois Ruben &Ouml;stlund.<br \/>\n-Ours  d&rsquo;argent (Prix du jury): &quot;Hayerida&quot; de l&rsquo;Isra&eacute;lien Shal Mledzinski.<br \/>\n&#8211;  DDAD Scholarship: &quot;Colivia&quot; du Roumain Adrian Sitaru.<br \/>\n&#8211; European  Film Academy: &quot;Venus vs me&quot; de la Belge Natalie Teirlinck.<\/p>\n<p><span class=\"author\">Jean-Marie Mollo Olinga,  Berlin<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette pr\u00e9occupation, une poign\u00e9e de jeunes cin\u00e9astes du continent ont fait part de leurs exp\u00e9riences le 17 f\u00e9vrier 2010,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29832","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29832","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29832"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29832\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29832"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29832"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29832"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}