{"id":29903,"date":"2010-04-10T12:39:45","date_gmt":"2010-04-10T12:39:45","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3694","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3694\/","title":{"rendered":"Hommage : Calixte Beyala raconte Manu Dibango"},"content":{"rendered":"<p>Avec ce documentaire portrait, la romanci\u00e8re camerounaise s&rsquo;ouvre une br\u00e8che dans la r\u00e9alisation. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est le 29 mars dernier, &agrave; La Villette (France) qu&rsquo;a eu lieu  l&rsquo;avant-premi&egrave;re du documentaire &quot;Rencontre avec Manu Dibango, pionnier  de la world music &quot; dont l&rsquo;&eacute;crivaine franco-camerounaise Calixte Beyala a  &eacute;crit le sc&eacute;nario alors que Pascal Vasselin en a assur&eacute; la r&eacute;alisation.  Il s&rsquo;agit en effet d&rsquo;un portrait intime de ce musicien mythique, qui  depuis bient&ocirc;t 55 ans, berce les m&eacute;lomanes du monde entier. Le film sera  ensuite diffus&eacute; sur France T&eacute;l&eacute;visions (France 5 Vendredi 9 avril 2010 &agrave;  20h35, Rediffusion : Dimanche 11 avril 2010 &agrave; 07h55).<\/p>\n<p>\nDans ce documentaire de 55 minutes, la romanci&egrave;re qui pour  l&rsquo;occasion a endoss&eacute; le r&ocirc;le de sc&eacute;nariste raconte la vie du c&eacute;l&egrave;bre  artiste camerounais. On d&eacute;couvre en l&rsquo;homme une biblioth&egrave;que ouverte sur  soixante-dix ann&eacute;es de soubresauts et d&rsquo;inventions musicales. N&eacute; en  1933 &agrave; Douala, le p&egrave;re de Soul Makossa r&eacute;v&egrave;le ce qui l&rsquo;a nourri et  construit : l&rsquo;Afrique natale, l&rsquo;Europe d&rsquo;adoption, l&rsquo;Am&eacute;rique des  jazzmen, le panafricanisme musical&hellip; Entre des &eacute;clats de rire qui font  aussi la renomm&eacute;e du personnage, portrait d&rsquo;un saxophoniste et  compositeur de talent. A ce propos, il confie dans le documentaire : &quot;Je  suis n&eacute; sous la colonisation &#8211; m&ecirc;me si on &eacute;tait sous protectorat, c&rsquo;est  la m&ecirc;me chose -, mais je suis n&eacute; quelque part fran&ccedil;ais. <br \/>\nEn fait, au  d&eacute;part, je suis une esp&egrave;ce de m&eacute;tis et je suis issu de deux ethnies  diff&eacute;rentes. (&hellip;) J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; avec amour, mais d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s dure.  La musique est entr&eacute;e dans ma vie normalement par l&rsquo;&eacute;glise, parce qu&rsquo;on y  allait tout le temps. Les premi&egrave;res musiques que j&rsquo;ai entendues, ce  sont des chorales. J&rsquo;ai toujours &eacute;t&eacute; amoureux de tout &ccedil;a, &ccedil;a me rendait  tout chose&quot;!<\/p>\n<p>\nPour la romanci&egrave;re qui se dit li&eacute;e au saxophoniste de renomm&eacute;e  internationale d&rsquo;abord par les origines camerounaises et par  l&rsquo;association Collectif &eacute;galit&eacute; dont elle est initiatrice et  porte-parole que le musicien a rejoint peu apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, c&rsquo;est un  plaisir de participer &agrave; un tel projet.<br \/>\nA propos de son d&eacute;part du  Cameroun et de son arriv&eacute;e en France, il confie : &quot;Le vrai sentiment,  c&rsquo;est la solitude. Tu as 15 ans, tu es loin de tes parents et tu es dans  un milieu occidental o&ugrave; tu n&rsquo;as jamais v&eacute;cu. Tu arrives dans ce  milieu-l&agrave; et il n&rsquo;y a pas quelqu&rsquo;un qui te ressemble. &Ccedil;a te donne un  sentiment terrible de tristesse. A 17 ans, les sensations sont tr&egrave;s  fortes et tu es &agrave; la recherche de ton identit&eacute;. Tu en as perdu une  partie parce que tu n&rsquo;es plus en Afrique. Et pour en trouver une autre  ici, tes h&eacute;ros sont des Noirs (am&eacute;ricains), qui ne sont pas les m&ecirc;mes  Noirs. Pour beaucoup de raisons, tu te posais sur eux et tu r&ecirc;vais de  l&rsquo;Am&eacute;rique &agrave; travers eux&quot;.<\/p>\n<p>\nA 75 ans, le p&egrave;re du &quot; soul makossa &quot; confie : &quot;Il y a un  proverbe qui dit qu&rsquo;&agrave; partir de 70 ans, tout ce qui se passe apr&egrave;s, tu  manges la part du Bon Dieu. Je suis en train de la manger &quot;. c&rsquo;ets avec  ce rire tonitruant qui le caract&eacute;rise qu&rsquo;il raconte sa premi&egrave;re  exp&eacute;rience avec le saxophone. &quot;Dans une colonie de vacances, j&rsquo;avais un  copain qui avait un saxophone (&hellip;). Il me l&rsquo;a pr&ecirc;t&eacute; et j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave;  jouer. <br \/>\nAu d&eacute;part, ce n&rsquo;&eacute;tait pas une folle histoire d&rsquo;amour, parce  que &ccedil;a me chatouillait les l&egrave;vres et, petit &agrave; petit, la musique a pris  le pas sur les &eacute;tudes, jusque fin 1956, o&ugrave; mes parents m&rsquo;ont coup&eacute; les  vivres parce qu&rsquo;ils ont appris que je faisais le saltimbanque en France.  J&rsquo;avais besoin d&rsquo;un instrument de musique. J&rsquo;ai commenc&eacute; par la  mandoline. C&rsquo;&eacute;tait mon compagnon et en m&ecirc;me temps ma confidente. Toutes  mes joies et mes peines passaient sur elle.&quot; <br \/>\nAujourd&rsquo;hui, l&rsquo;artiste a  rejoint le palmar&egrave;s des grands musiciens mondiaux m&eacute;rite bien cet  hommage qui lui est rendu. Apr&egrave;s celui de son pays en 2007. Apr&egrave;s avoir  jou&eacute; avec Nino Ferrer , Dick Rivers et Serge Gainsbourg , ce sont  Michael Jackson et Rihanna qui ont repris ses chansons et m&eacute;lodies dans  leurs tubes. Tout le monde conna&icirc;t et reconnait en effet le sample&nbsp;&nbsp;  &quot;mama-s&eacute; mama-sa mama ma-ku-sa&quot; du &quot;Wanna Be Starting Something &quot; de  Michael Jackson sur &quot;Don&rsquo;t Stop The Music&quot; de Rihanna.<\/p>\n<p><strong>Rep&egrave;res<\/strong><\/p>\n<p>Rencontre avec Manu Dibango, pionnier de la world music&nbsp; <br \/>\nDur&eacute;e:  52&prime;<br \/>\nAuteur: Calixte Beyala<br \/>\nR&eacute;alisation: Pascal Vasselin<br \/>\nGenre :  portrait<br \/>\nType : documentaire<br \/>\nCollection documentaire:  &quot;Empreintes&quot; (France 5)<br \/>\nProduction: France T&eacute;l&eacute;visions \/ 2P2L<br \/>\nAnn&eacute;e  2010<br \/>\nPays de production : France<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec ce documentaire portrait, la romanci\u00e8re camerounaise s&rsquo;ouvre une br\u00e8che dans la r\u00e9alisation. &#8211; &nbsp; &nbsp; C&rsquo;est le 29 mars dernier, &agrave;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29903","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29903","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29903"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29903\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29903"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29903"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29903"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}