{"id":29915,"date":"2010-04-15T11:20:24","date_gmt":"2010-04-15T11:20:24","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3706","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3706\/","title":{"rendered":"Charlotte Dipanda : victime de sa notori\u00e9t\u00e9 \u00e0 Yaound\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Les m\u00e9lomanes de la ville aux sept collines ont savour\u00e9 les d\u00e9lices de la musique de \u00abla m\u00e8re de Mispa\u00bb.<br \/>\n &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"cap\" title=\"I\"><span>I<\/span><\/span>n&eacute;dit. Le staff du  Centre culturel fran&ccedil;ais (CCF) Fran&ccedil;ois Villon de Yaound&eacute; n&rsquo;oubliera pas  de sit&ocirc;t la date du 09 avril 2010. Non seulement parce que dans  l&rsquo;histoire de cet &laquo;&nbsp;antre de la culture&nbsp;&raquo;, il est difficile de dire avec  exactitude &agrave; quand remontait la derni&egrave;re fois o&ugrave; un artiste camerounais  avait fait le plein d&rsquo;&oelig;uf de cette salle, mais surtout parce que  l&rsquo;euphorie que Charlotte Dipanda a suscit&eacute;e avant m&ecirc;me le d&eacute;but du  concert proprement dit n&rsquo;avait pas d&rsquo;&eacute;gal. En effet, vingt minutes avant  l&rsquo;heure fix&eacute;e pour le d&eacute;but du show, une mar&eacute;e humaine avait d&eacute;j&agrave;  envahi l&rsquo;entr&eacute;e de ce &laquo;&nbsp;temple de la culture&nbsp;&raquo;. Brandissant tickets  d&rsquo;entr&eacute;e et billets d&rsquo;invitation, ceux-ci se sont vus recal&eacute;s par les  vigiles qui ont &eacute;t&eacute; oblig&eacute;s de renforcer leurs effectifs face &agrave; la  pression qui se faisait d&eacute;j&agrave; ressentir.<\/p>\n<p>&laquo;Ouvrez nous cette porte. Nous ne pouvons pas acheter des billets  deux jours &agrave; l&rsquo;avance et &ecirc;tre trait&eacute;s comme de vulgaires individus. Nous  sommes venus voir Charlotte, pas vous &eacute;couter nous raconter des  foutaises&raquo;, hurlaient les fans en furie. Le responsable de la  communication du CCF, Nad&egrave;ge Bourguignon appel&eacute; &agrave; la rescousse pour  d&eacute;canter la situation n&rsquo;a eu d&rsquo;explication que de dire aux fans que la  salle est d&eacute;j&agrave; comble et que le seul moyen envisageable &eacute;tait d&rsquo;attendre  le second concert pr&eacute;vu pour le lendemain (samedi 10 Avril 2010) &agrave; 14  heures. Toutes choses qui ont fait monter de plus belle l&rsquo;adr&eacute;naline  dans les rangs de ces spectateurs qui ont aussit&ocirc;t bloqu&eacute; de l&rsquo;ext&eacute;rieur  l&rsquo;acc&egrave;s au hall du CCF. D&eacute;termin&eacute;s &agrave; ce que personne n&rsquo;entre si rien  n&rsquo;est fait&nbsp; pour arranger les choses, ceux-ci ont oblig&eacute; Augustin  Thierry Edjoa, l&rsquo;ancien ministre des Sports et de l&rsquo;&eacute;ducation physique  (MINSEP) et m&ecirc;me certaines autorit&eacute;s invit&eacute;es &agrave; rebrousser chemin. Il a  fallu attendre une heure pour que par ordre du directeur du CCF, les  spectateurs soient rembours&eacute;s et pri&eacute;s de lib&eacute;rer les lieux.<\/p>\n<p><strong> Partage<\/strong><\/p>\n<p>Emotion et plaisir ont toutefois rythm&eacute; les moments que l&rsquo;artiste a  pass&eacute; sur sc&egrave;ne. Devant un public qui est venu voir celle-l&agrave; qu&rsquo;ils ont  connue petite aux c&ocirc;t&eacute;s du regrett&eacute; Jeannot Hens, ou encore &eacute;cout&eacute; en  cabaret, Charlotte a assur&eacute;. En fait, beaucoup br&ucirc;laient de savoir si  finalement sa personnalit&eacute; artistique s&rsquo;est d&eacute;partie de son mentor  Jeannot Hens. Charlotte Dipanda l&rsquo;a prouv&eacute; en musique au long des 70  minutes qu&rsquo;a dur&eacute; le concert.&nbsp; Belle, vraie, pleine de gr&acirc;ce et de  sensualit&eacute;, l&rsquo;artiste a conquis son public. Elle n&rsquo;a pas que chant&eacute; pour  elle, mais pour son public aussi. Drap&eacute;e dans une robe sombre sans  bretelles, Charlotte est apparue sur sc&egrave;ne comme une de ces radieuses  princesses grecques. Pour l&rsquo;accompagner, l&rsquo;&eacute;quipe est au complet. Julien  Pestre et Arthur Manga, aux guitares.<\/p>\n<p>A la batterie, Petit Jean Abanda, pendant que Ga&euml;lle Wondje assurait  les choeurs. Comme &agrave; son habitude, c&rsquo;est par une ballade douce en  bakaka, sa langue maternelle, que l&rsquo;artiste a fait son entr&eacute;e. Tr&egrave;s  vite, le public s&rsquo;est senti emport&eacute;.&nbsp; Puis s&rsquo;en sont suivis les autres  titres de l&rsquo;album &agrave; savoir &laquo;Mbassam&raquo;, &laquo;Eyaya&raquo;, &laquo;Ala won&eacute;&raquo;&hellip; Tous ex&eacute;cut&eacute;s  avec la m&ecirc;me fr&eacute;n&eacute;sie. A la fin du spectacle, plusieurs fans sont  rest&eacute;s unanimes sur le fait que le moment le plus &eacute;mouvant, c&rsquo;est  lorsque Charlotte a repris au cours de sa prestation, &laquo;Longu&eacute;&raquo;, ce titre  nostalgique et langoureux qui a berc&eacute; nombre de Camerounais. On n&rsquo;a pas  seulement &eacute;cras&eacute; quelques larmes. On a &eacute;galement remarqu&eacute; avec  ravissement que le travail de sa voix l&rsquo;a mise au dessus des  instruments.<\/p>\n<p>De m&ecirc;me que la communion avec le public qui en redemandait a &eacute;t&eacute; une  r&eacute;ussite. Charlotte vient de confirmer son explosion. C&rsquo;&eacute;tait donc vrai  que ce spectacle n&rsquo;&eacute;tait &agrave; manquer sous aucun pr&eacute;texte. Quoiqu&rsquo;on dise,  les absents ont eu tord. Les fans de Bamenda, Bu&eacute;a, Dschang et Maroua  ont tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; commencer &agrave; pavoiser.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les m\u00e9lomanes de la ville aux sept collines ont savour\u00e9 les d\u00e9lices de la musique de \u00abla m\u00e8re de Mispa\u00bb. &#8211; In&eacute;dit.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29915","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29915","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29915"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29915\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29915"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29915"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}