{"id":29923,"date":"2010-04-15T16:50:11","date_gmt":"2010-04-15T16:50:11","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3714","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3714\/","title":{"rendered":"Festival : Voici les pi\u00e8ces repr\u00e9sent\u00e9es aux Sc\u00e8nes du th\u00e9\u00e2tre francophone"},"content":{"rendered":"<p>La manifestation se tient au Centre culturel fran\u00e7ais de Yaound\u00e9 (Ccf) du 10 au 17 avril 2010 ; les cinq premi\u00e8res \u0153uvres sont en comp\u00e9tition et les r\u00e9sultats<br \/>\nseront promulgu\u00e9s le samedi, 15 avril prochain \u00e0 15h.  &#8211; <\/p>\n<p><strong>Les dormeurs : Jean Robert Tchamba en guerre contre l&rsquo;inertie <\/strong><br \/>\nC&rsquo;est  la seule pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre camerounaise en comp&eacute;tition dans le cadre des  Sc&egrave;nes du th&eacute;&acirc;tre francophone. &laquo; Les dormeurs &raquo; est une mise en sc&egrave;ne  de Jean Robert Tchamba (Photo). Le dramaturge d&eacute;nonce, &agrave; travers cette  &oelig;uvre, l&rsquo;inertie et l&rsquo;apathie de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise en particulier  et africaine en g&eacute;n&eacute;ral. L&rsquo;auteur s&rsquo;indigne du fait que les jeunes  soient devenus si apathiques face aux probl&egrave;mes de leur &eacute;poque. &laquo;On va  faire comment ? &raquo;, c&rsquo;est la r&eacute;ponse qu&rsquo;ils vous servent face &agrave; une  situation difficile. Au pire des cas, &laquo; Le Cameroun c&rsquo;est le Cameroun &raquo;.  L&rsquo;artiste estime que les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont tout simplement  l&acirc;ches, car, de tous temps, les difficult&eacute;s ont toujours exist&eacute;. Aussi  voudrait-il &eacute;veiller les consciences aux potentiels de chacun &agrave; &ecirc;tre une  r&eacute;volution en soi.<\/p>\n<p><strong>A petites pierres&nbsp; : Lapid&eacute;e pour  infid&eacute;lit&eacute;<\/strong><br \/>\nCes derniers mois, des images ont d&eacute;fil&eacute; sur la  toile montrant un couple de jeunes qui auraient &eacute;t&eacute; pris en flagrant  d&eacute;lit d&rsquo;infid&eacute;lit&eacute;. L&rsquo;histoire a eu lieu au Kenya. Ces jeunes ont &eacute;t&eacute;  s&eacute;rieusement battus. On leur a appos&eacute; le fer &agrave; repasser sur des parties  sensibles, avant de les tra&icirc;ner nus &agrave; travers les rues du Kenya. Ce sont  des&nbsp; histoires pareilles qui ont inspir&eacute; Gustave Akakpo (photo), le  dramaturge &eacute;quato-guin&eacute;en qui a &eacute;crit &laquo;A petites pierres &raquo;. La trag&eacute;die  de la lapidation trait&eacute;e sous la forme d&rsquo;une farce. C&rsquo;est l&rsquo;histoire  d&rsquo;une femme qui &eacute;tait destin&eacute;e &agrave; un autre, mais, elle est s&eacute;duite par un  homme qui revient au pays. Le jeune homme est condamn&eacute; &agrave; payer une  amende, la jeune fille, elle, doit payer de sa vie : elle sera lapid&eacute;e.  C&rsquo;est une sorte d&rsquo;hypocrisie ambiante que Pastor Tobachi met en sc&egrave;ne.&nbsp; <\/p>\n<p><strong>L&rsquo;amour  coupable : Les anges d&eacute;chus entrent au th&eacute;&acirc;tre <\/strong><br \/>\nOn les  connaissait &agrave; travers la Bible. Le metteur en sc&egrave;ne Eric Delphin Kwegou&eacute;  fait entrer les anges d&eacute;chus dans le monde du th&eacute;&acirc;tre. L&rsquo;amour coupable  des anges d&eacute;chus est une vision d&rsquo;innovation contemporaine &agrave; travers un  genre moins explor&eacute; &laquo; la com&eacute;die musicale &raquo;. L&rsquo;auteur, Parfait Sipowa  (photo), &agrave; travers &laquo; L&rsquo;amour coupable &raquo;, retrace la vie d&rsquo;un couple dans  un foyer d&eacute;chir&eacute; par le manque d&rsquo;amour et les probl&egrave;mes de la condition  de la femme. La pi&egrave;ce est jou&eacute; par le Koz&rsquo;art th&eacute;&acirc;tre.<\/p>\n<p><strong>R&eacute;publique  &agrave; vendre&nbsp; : Isaac Tedambe brade le Tchad &agrave; Yaound&eacute;<\/strong><br \/>\nHassane  Keiro (photo)&nbsp; et Guedoum Djimbaye, les deux humoristes de la compagnie  Karr Goss, sont venus &agrave; Yaound&eacute; &laquo; brader leur pays &raquo;, le Tchad.&nbsp; Le lieu  de vente, c&rsquo;est le Ccf de Yaound&eacute;, o&ugrave; leur pi&egrave;ce, &laquo; R&eacute;publique &agrave; vendre  &raquo;, est en comp&eacute;tition. L&rsquo;intrigue parle de trois jeunes gens priv&eacute;s de  libert&eacute;. Leur crime n&rsquo;est pas d&eacute;voil&eacute;. Pendant leur s&eacute;jour carc&eacute;ral, il  leur vient une id&eacute;e : celle de brader leur pays. Tr&egrave;s vite, ils mettent  sur pied un plan commercial, mais se pose la question de savoir ce qu&rsquo;il  faut r&eacute;ellement vendre. La population ? Le territoire ? La Nation ?  Pourquoi pas les trois &agrave; la fois ? Avant m&ecirc;me d&rsquo;avoir trouv&eacute; preneur,  les prisonniers entament une bataille, dont on ne ma&icirc;trise pas le  d&eacute;nouement. Ecrite par Isaac Tedambe, la pi&egrave;ce est mise en sc&egrave;ne par  Christophe Ngaroyal. <\/p>\n<p><strong>A la vie &agrave; la mort : La libert&eacute; se  trouve en prison<\/strong><br \/>\nEn spectacle dans le cadre du festival des  Sc&egrave;nes du th&eacute;&acirc;tre francophone, &laquo; A la vie &agrave; la mort &raquo; du burkinab&egrave;  Etienne Minoungou (photo) est l&rsquo;histoire de deux prisonniers. Tout le  long du spectacle, on voit l&rsquo;un des prisonniers s&rsquo;employer &agrave; surmonter  le moral de son compagnon, condamn&eacute; &agrave; mort. Les com&eacute;diens de la  compagnie Falinga sont suppos&eacute;s jouer dans une salle de 4m2, m&eacute;taphore  des relations internationales. Cette cellule est &eacute;troite et l&rsquo;air  presqu&rsquo;inexistant. A travers cette pi&egrave;ce, l&rsquo;auteur voudrait faire  comprendre qu&rsquo;&eacute;crire sur la prison, c&rsquo;est &laquo; aller &agrave; la recherche du  v&eacute;ritable territoire o&ugrave; peut s&rsquo;exercer pleinement notre besoin de  libert&eacute;&hellip; la mort est la limite de ce territoire&raquo;. <\/p>\n<p><strong>La  femme et le colonel : Emmanuel Dongola met &agrave; nu la tyrannie des  militaires<\/strong><br \/>\nCes deux l&agrave; s&rsquo;&eacute;taient d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute;s dans le  pass&eacute;. Il s&rsquo;agit de la femme et du colonel que nous pr&eacute;sente Erasme  Tchetchou qui met en sc&egrave;ne &laquo; La femme et le colonel &raquo; &eacute;crit par le  Centrafricain Emmanuel Dongala. Les deux personnages s&rsquo;&eacute;taient  rencontr&eacute;s quelques ann&eacute;es auparavant dans des circonstances dramatiques  : Un bourreau et sa victime. Cette pi&egrave;ce met &agrave; nu la tyrannie, la  dictature et l&rsquo;irresponsabilit&eacute; des militaires dans notre soci&eacute;t&eacute;.&nbsp; Il  s&rsquo;agit l&agrave; de la toute premi&egrave;re &oelig;uvre du dramaturge Emmanuel Dongala  (photo). <\/p>\n<p><strong>Les prisonniers&nbsp; : Sophocle ressuscit&eacute; au Ccf<\/strong><br \/>\nUne  prison sur une &icirc;le o&ugrave; sont incarc&eacute;r&eacute;s des prisonniers d&rsquo;opinion depuis  trois ans. Amani est condamn&eacute; &agrave; 10 ans alors que Kembo &eacute;cope de la  prison &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;. Mais jusqu&rsquo;&agrave; quand durera ce calvaire ? En  attendant, le soleil continue de se lever. Et les deux prisonniers  continuent de s&rsquo;&eacute;chiner au quotidien en creusant et en rebouchant des  trous. Ce travail les diminue physiquement et moralement. Pour &laquo; tuer le  temps&raquo;, ils envisagent un sketch et non des moindres. Kembo et Amani  r&eacute;p&egrave;tent Antigone. Un texte de Sophocle (photo), vieux de 2400 ans, sur  la corruption du pouvoir et la justification morale et religieuse de la  r&eacute;bellion contre la tyrannie. &laquo; Les prisonniers &raquo; mis en sc&egrave;ne par Goby  Modeste (photo) est en comp&eacute;tition. <\/p>\n<p><strong>Les osiriades s.g 21  :&nbsp; L&rsquo;enfer se trouve dans les d&eacute;combres<\/strong><br \/>\nBien que n&rsquo;&eacute;tant  pas en comp&eacute;tition, &laquo; Les Osiriades S.G 21 &raquo; de Martin Ambara (photo)  ont de quoi plaire. La pi&egrave;ce, jou&eacute;e en mars dernier &agrave; Yaound&eacute; lors de  l&rsquo;inauguration du laboratoire du th&eacute;&acirc;tre qu&rsquo;il dirige, a d&rsquo;ailleurs  mobilis&eacute; de nombreux amateurs de th&eacute;&acirc;tre et des com&eacute;diens d&rsquo;ici et  d&rsquo;ailleurs. &laquo;Les Osiriades&raquo;, c&rsquo;est l&rsquo;histoire de douze survivants de  l&rsquo;effondrement d&rsquo;une ville ruin&eacute;e par la guerre. C&rsquo;est en prenant la  fuite qu&rsquo;ils entendent une voix provenant du fond des d&eacute;combres d&rsquo;un  parking souterrain d&rsquo;un ancien building. Dans les ruines justement, un  enfant est enfoui. Il faut le sortir, mais comment ? Les survivants  s&rsquo;engouffrent pour le tirer d&rsquo;affaire. Ils sont coinc&eacute;s par le mur qui  s&rsquo;effondre derri&egrave;re eux. Et en face d&rsquo;eux, un monsieur myst&eacute;rieux qui  dit s&rsquo;appeler &laquo; Le tribun &raquo;. <\/p>\n<p><strong>L&rsquo;uruguayen : Raoul Damonte  vante les merveilles de l&rsquo;Uruguay<\/strong><br \/>\nMise sur sc&egrave;ne par Nelly  Framinet, &laquo; L&rsquo;uruguayen &raquo; de Raoul Damonte (photo) est la seule pi&egrave;ce  europ&eacute;enne en spectacle au Ccf de Yaound&eacute;.&nbsp; Elle n&rsquo;est pas en  comp&eacute;tition, mais ne manque pas d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. &laquo;L&rsquo;Uruguayen &raquo; c&rsquo;est  l&rsquo;histoire de Copi. Il nous fait part des raisons qui l&rsquo;ont pouss&eacute; &agrave;  partir sans son cher maitre qu&rsquo;il nomme &laquo; Le vieux con &raquo;. Dans cet  Uruguay o&ugrave; Copi joue &agrave; s&rsquo;&eacute;tonner et &agrave; se surprendre lui-m&ecirc;me, Raoul  Demonte offre aux spectateurs une succession d&rsquo;aventures  extraordinaires. Une occasion pour les Yaound&eacute;ens de d&eacute;couvrir les us et  coutumes de ce pays &agrave; la beaut&eacute; prenante. La pi&egrave;ce est interpret&eacute;e par  Yvain Juillard.<br \/>\n<strong><br \/>\nLes griots du boss&nbsp; : Les Congolais ont  perdu leur &acirc;me<\/strong><br \/>\nEncore une histoire de prisonnier. Cette  fois-ci, c&rsquo;est une femme. Une journaliste c&eacute;l&egrave;bre. Elle est en taule  depuis cinq ans et voit le monde s&rsquo;abattre sur ses &eacute;paules. Des  prisonniers arrivent et repartent. Puis, un jour, elle est rejointe par  Mayotte, un dipl&ocirc;m&eacute; sans emploi. Il faisait le griot pour joindre les  deux bouts quand la malchance est arriv&eacute;e. C&rsquo;est surtout autour de lui  que tourne l&rsquo;intrigue. Sylvie Dyclo-Pornos, en r&eacute;digeant cette pi&egrave;ce  mise en sc&egrave;ne par Abdon Fortun&eacute; Koumbha&nbsp; (photo), a voulu retracer  l&rsquo;histoire des arrestations arbitraires orchestr&eacute;es par des griots, ceux  qui, pour plaire au boss, sont pr&ecirc;ts &agrave; tout, m&ecirc;me &agrave; vendre ce qu&rsquo;ils  ont de plus pr&eacute;cieux, leur &acirc;me. <\/p>\n<p><strong>Cannibales : Les &laquo;  mangeuses &raquo; de b&eacute;b&eacute; sont parmi nous<\/strong><br \/>\nCette histoire que les  spectateurs de la capitale red&eacute;couvrent n&rsquo;est pas celle d&rsquo;hommes qui  mangent les hommes. Il s&rsquo;agit plut&ocirc;t d&rsquo;une affaire tristement c&eacute;l&egrave;bre,  o&ugrave; une jeune femme perd son b&eacute;b&eacute; dans des conditions troubles. Christine  est assise dans un parc municipal un apr&egrave;s-midi ensoleill&eacute;. Devant  elle, son b&eacute;b&eacute; qui dort dans un landau. Epuis&eacute;e, elle pique un somme.  Pendant ce moment d&rsquo;inattention, un individu lui vole son enfant. Est-ce  Nicole, sa voisine de banc, qui lui a piqu&eacute; son tr&eacute;sor ? Non. Nicole  n&rsquo;aime pas les enfants. Est-ce Martine, l&rsquo;autre voisine assise en face  d&rsquo;elle? Certainement pas. Martine, a elle, un petit gar&ccedil;on. Qui a donc  &laquo;mang&eacute; &raquo;l&rsquo;enfant de Nicole ? C&rsquo;est dans ce tourbillon d&rsquo;incertitude que  nous entra&icirc;ne Jos&eacute; Pliya (photo), l&rsquo;auteur de &laquo; Cannibales &raquo; mis en  sc&egrave;ne par Deneuve Djobong. <\/p>\n<p><strong>Re-belle : Viol&eacute;e &agrave; cause de  sa beaut&eacute;<\/strong><br \/>\nCette histoire &eacute;crite et mise en sc&egrave;ne par Emery  Noudjiep est triste &agrave; mourir. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une enfant soldat qui a  oubli&eacute; son nom, son &acirc;ge et son origine. Est-elle victime de sa beaut&eacute; ?  Captur&eacute;e pendant la guerre, drogu&eacute;e puis viol&eacute;e, &laquo; Re-belle&raquo; voudrait  mettre fin &agrave; ses jours afin d&rsquo;oublier tous les traumatismes qu&rsquo;elle a  subi dans la vie. Cette pi&egrave;ce a fait courir le public de Yaound&eacute; en  novembre dernier, au cours d&rsquo;une repr&eacute;sentation au Ccf (voir affiche).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La manifestation se tient au Centre culturel fran\u00e7ais de Yaound\u00e9 (Ccf) du 10 au 17 avril 2010 ; les cinq premi\u00e8res \u0153uvres&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-29923","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29923","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29923"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29923\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29923"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29923"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29923"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}