{"id":30003,"date":"2010-05-22T12:23:07","date_gmt":"2010-05-22T12:23:07","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3794","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3794\/","title":{"rendered":"Ang\u00e8le Etoundi Essamba : L \u00e9clat des femmes en photos"},"content":{"rendered":"<p>La c\u00e9l\u00e8bre photographe camerounaise rend hommage \u00e0 la gent f\u00e9minine dans les salons du Hilton h\u00f4tel \u00e0 l&rsquo;occasion des Cinquantenaires. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Elle ne cache pas le but de cette exposition de  50 portraits de femmes dont le vernissage a eu lieu mercredi &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel  Hilton de Yaound&eacute;. Exposition tenue dans le cadre de la c&eacute;l&eacute;bration des  50 ans de l ind&eacute;pendance et de la r&eacute;unification du Cameroun. &quot;A travers  cette exposition, je compte c&eacute;l&eacute;brer la femme plurielle. Je ne m&rsquo;attarde  pas uniquement sur les femmes camerounaises. Mon exposition concerne  toutes les femmes africaines qui, ces derni&egrave;res 50 ann&eacute;es, ont r&eacute;ussi &agrave;  s&rsquo;imposer dans la soci&eacute;t&eacute;&quot;, dira la photographe dont le regard marron  d&eacute;sar&ccedil;onn&eacute; plus d&rsquo;un. <br \/>\nDe fait, les images captivent et parlent  d&rsquo;elles m&ecirc;mes. Le plus souvent, le regard est franc et direct. Exit  donc, dans la galaxie Essamba l&rsquo;&egrave;re o&ugrave; le regard de la femme africaine  et camerounaise particuli&egrave;rement se faisait fuyant. La photographe, dans  son travail, qui se d&eacute;cline sur un fonds noir, fait appel a des  couleurs parfois tr&egrave;s vives pour donner de l&rsquo;&eacute;clat a ces mod&egrave;les qui,  confie-t-elle, ne se sont pas souvent livr&eacute;es a cet exercice. &quot;Ce ne  sont pas des professionnelles. Ce sont des personnes que j ai  rencontr&eacute;es dans la rue et qui se sont senties proches du projet.&quot; <\/p>\n<p>Au  gr&eacute; des plans, la femme se fait myst&eacute;rieuse comme c&rsquo;est le cas sur ce  portrait qui vous happe &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du hall de l&rsquo;exposition. Une partie  du visage cach&eacute;e sous un voile sombre,  Nadine (nous la nommerons ainsi  &eacute;tant donn&eacute; que, pour l&rsquo;occasion, l&rsquo;artiste s&rsquo;est refus&eacute; &agrave; l&eacute;gender son  travail, laissant le visiteur libre de son appr&eacute;ciation) lance un regard  &eacute;nigmatique &agrave; ces personnes qui admirent le travail de l&rsquo;artiste. Le  mod&egrave;le baign&eacute; dans un halo de couleur sombre revit gr&acirc;ce &agrave; la finesse  artistique de Ang&egrave;le qui valorise le grain de peau de son mod&egrave;le qui  revit et ajoute de la luminosit&eacute; &agrave; la photo. <br \/>\nUn peu plus loin, les  cliches se font plus vifs sur des peaux plus sombres. L&rsquo;artiste laisse  parler des instants de la vie quotidienne. Sans artifices. Dans ce  volet, on retrouve un mod&egrave;le du nord Cameroun (ou de l&rsquo;Afrique de  l&rsquo;Ouest), nich&eacute; dans un &eacute;norme foulard orange qui se brosse pensivement  les dents avec un bout d&rsquo;&eacute;corce. Quelques m&egrave;tres plus loin, c&rsquo;est un  groupe de jeunes filles drap&eacute;es dans des sah&eacute;liennes blanches et les   pieds nus sur le sable blanc qui semblent profiter de la vie. <\/p>\n<p>Alors  que cette partie de l&rsquo;exposition se veut r&eacute;aliste, Ang&egrave;le Etoundi  Essamba emm&egrave;ne les visiteurs dans un autre volet de l exposition. Sur  une photo en noir et blanc, le ventre d&rsquo;une femme enceinte intrigue les  convives que l&rsquo;artiste laisse, bon gr&eacute;, &agrave; leurs interrogations. C&rsquo;est ce  m&eacute;lange d&rsquo;interrogations, de certitudes et de d&eacute;couvertes qui ravit le  public, heureux de c&ocirc;toyer un travail d&rsquo;une telle envergure. <br \/>\nCe  d&rsquo;autant que depuis le d&eacute;but de sa carri&egrave;re, Ang&egrave;le (qui &agrave; ses heures  perdues est aussi po&egrave;te) a mis la femme africaine au c&oelig;ur de son  travail. En t&eacute;moigne les diff&eacute;rentes expositions faites depuis sa  premi&egrave;re exposition, en 1985. Elle a &eacute;t&eacute; expos&eacute;e de nombreuses fois en  Europe, en Afrique et au Etats-Unis.  Un travail qui ne verront  malheureusement pas les &eacute;pouses des chefs d&rsquo;Etat. Pourtant attendues.<br \/>\nN&eacute;e  en 1962 &agrave; Douala, elle arrive &agrave; Paris &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 10 ans. C&rsquo;est en 1982  qu&rsquo;elle part &agrave; Amsterdam pour suivre une formation de photographe &agrave; la  &quot;Professional Dutch School of Photography&quot;. Pour elle, la photographie  est &quot;le besoin de s exprimer et de communiquer. Aussi longtemps que ce  besoin se ferra ressentir, je vais cr&eacute;er&quot;. <\/p>\n<p><i>Dorine Ekwe<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La c\u00e9l\u00e8bre photographe camerounaise rend hommage \u00e0 la gent f\u00e9minine dans les salons du Hilton h\u00f4tel \u00e0 l&rsquo;occasion des Cinquantenaires. &#8211; &nbsp;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30003","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30003","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30003\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}