{"id":30060,"date":"2010-06-22T20:38:24","date_gmt":"2010-06-22T20:38:24","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3851","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3851\/","title":{"rendered":"F\u00eate de la musique : Comment la musique peut g\u00e9n\u00e9rer des revenus&#8194;?"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est la th\u00e9matique qui a sous-tendu la table ronde organis\u00e9e par le minist\u00e8re de la Culture hier \u00e0 Yaound\u00e9. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Combien de musiciens  camerounais vivent exclusivement de leur art ? Tr&egrave;s peu, sans doute dans  un environnement culturel o&ugrave; la piraterie ravit la vedette aux  artistes. Selon Elise Mballa Meka, pr&eacute;sidente du conseil  d&rsquo;administration (Pca) de la Sociladra, il existe deux types d&rsquo;artistes  musiciens au Cameroun : ceux qui s&rsquo;en sortent et les &laquo;autres qui  constituent h&eacute;las la masse la plus importante de ces artistes&raquo;. <br \/>\nCe  sont ces &laquo;autres&raquo; l&agrave; cependant qui  essaient tant bien que mal de  nourrir leur famille avec les r&eacute;mun&eacute;rations relatives aux droits  d&rsquo;auteurs qu&rsquo;ils touchent lors des r&eacute;partitions op&eacute;r&eacute;es par les soci&eacute;t&eacute;s  de gestion collective auxquels ils appartiennent. M&ecirc;me si, &agrave; en croire  Odile Ngaska, la Pca de la Socam, &laquo;le droit d&rsquo;auteur est un &eacute;l&eacute;ment  significatif de la r&eacute;mun&eacute;ration de l&rsquo;artiste musicien au Cameroun&raquo;.  Pourtant, &agrave; en croire les pan&eacute;listes de la table-ronde organis&eacute;e hier &agrave;  la Centrale de lecture publique &agrave; Yaound&eacute; par le minist&egrave;re de la Culture  (Mincult), l&rsquo;artiste musicien camerounais peut (doit?) vivre de sa  musique. <\/p>\n<p>Mieux, la musique peut &ecirc;tre une activit&eacute; g&eacute;n&eacute;ratrice de  revenus. Mais comment ? &laquo;La musique est rentable. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est  ceux qui capitalisent la rentabilit&eacute; et ceux l&agrave;,  ce sont les pirates&raquo;,  d&eacute;crie Ruben Binam, membre du groupe Macase et promoteur du concept  &laquo;Culture Mboa&raquo;. Selon ce dernier, s&rsquo;il y a piraterie, cela veut dire que  la musique est hautement rentable. Pour &eacute;tayer son argumentaire, il  s&rsquo;appuie sur sa structure qui, depuis sa cr&eacute;ation en 2006, a non  seulement g&eacute;n&eacute;rer des emplois et des richesses &eacute;conomiques, mais a, &agrave;  travers la vente de milliers de Cds originaux, permis de redistribuer  plus de 14 millions Fcfa aux artistes et aux labels. Pour Luc Yatchokeu,  promoteur du festival &laquo;Le Colatier&raquo;, la musique peut &ecirc;tre un v&eacute;ritable  levier de d&eacute;veloppement &agrave; travers le spectacle car &laquo;le spectacle est un  produit qui peut s&rsquo;exporter come la banane&raquo;. Seulement, arriver &agrave; un tel  r&eacute;sultat &eacute;quivaut &agrave; un professionnalisme dans les m&eacute;tiers de la  musique. Un avis que partage Elise Mballa Meka. <\/p>\n<p><b>Professionnalisation<\/b><br \/>\nMais  comment professionnaliser le m&eacute;tier quand il n&rsquo;existe pas de formation  dipl&ocirc;mante dans notre pays, les quelques offres existantes &eacute;tant con&ccedil;ues  de l&rsquo;ext&eacute;rieur et ne correspondant pas &agrave; nos r&eacute;alit&eacute;s ? Comment sortir  de l&rsquo;amateurisme avec la faiblesse des budgets allou&eacute;s au Mincult ?  Celle-ci milite pour une v&eacute;ritable industrie de la musique au Cameroun.  &laquo;La production est le socle d&rsquo;&eacute;mergence &agrave; la cr&eacute;ation, qui, elle, est  l&rsquo;essor &agrave; une v&eacute;ritable industrie de la musique dans notre pays&raquo;,  dit-elle, interpellant  le ministre sur la n&eacute;cessit&eacute; de la cr&eacute;ation  d&rsquo;infrastructures, la reconnaissance du danseur et du musicien comme  &laquo;agent &eacute;conomique&raquo; et non pas seulement comme un &laquo;agent ludique&raquo;. Plus,  elle pense qu&rsquo;il est important de renforcer la loi en mati&egrave;re de  protection des &oelig;uvres. Ce &agrave; quoi r&eacute;plique Blaise Nkene. <\/p>\n<p>Pout le  directeur des arts, des spectacles et des entreprises culturelles au  Mincult, le gouvernement a mis en place un cadre juridique et  institutionnel pour l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de vie des artistes  musiciens, avec notamment le compte d&rsquo;affectation sp&eacute;ciale, la &laquo;carte de  l&rsquo;artiste qui donnera un certain  nombre d&rsquo;avantages aux musiciens une  fois qu&rsquo;elle sera promulgu&eacute;e&raquo;. Bien plus, ajoute Ama Tutu Muna, les  textes relatifs au statut de l&rsquo;artiste ainsi que d&rsquo;autres projets en  cours pour l&rsquo;am&eacute;lioration du bien-&ecirc;tre des artistes en g&eacute;n&eacute;ral et des  musiciens en particulier, sont en bonne voie pour &ecirc;tre finalis&eacute;s d&rsquo;ici  la fin de l&rsquo;ann&eacute;e. La table-ronde d&rsquo;hier rentrait dans le cadre de la  c&eacute;l&eacute;bration de la F&ecirc;te internationale de la musique.  Selon Ama Tutu  Muna, le Mincult, a voulu marquer un temps d&rsquo;arr&ecirc;t pour r&eacute;fl&eacute;chir sur la  mani&egrave;re dont la musique peut &ecirc;tre un levier de d&eacute;veloppement et un  outil de croissance &eacute;conomique pour notre pays. La th&eacute;matique de cette  ann&eacute;e (La musique, activit&eacute; g&eacute;n&eacute;ratrice de revenus), est le prolongement  de celui de l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re (La lutte contre la piraterie au Cameroun,  conclut le Mincult. <\/p>\n<p><i>Patricia Ngo Ngouem<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est la th\u00e9matique qui a sous-tendu la table ronde organis\u00e9e par le minist\u00e8re de la Culture hier \u00e0 Yaound\u00e9. &#8211; &nbsp; Combien&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30060","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30060","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30060"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30060\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30060"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30060"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}