{"id":30080,"date":"2010-07-07T02:08:06","date_gmt":"2010-07-07T02:08:06","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3871","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3871\/","title":{"rendered":"Art camerounais : Le cri de Dikongu\u00e9 Pipa"},"content":{"rendered":"<p>Le r\u00e9alisateur a r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Yaound\u00e9 Badiaga qui interpelle la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 plus de respect pour un secteur porteur. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>En regardant  le film Badiaga de Jean-Pierre Dickongu&eacute; Pipa sorti en 1982, on ne peut  qu&rsquo;&eacute;craser davantage une larme pour la chanteuse B&eacute;ti B&eacute;ti. Artiste dont  le talent est rehauss&eacute; dans cette production qui, au-del&agrave; de sa  personne, sensibilise sur la lente mort qui guette tous ceux qui se  d&eacute;ploient sur les sentiers de la culture au Cameroun. <br \/>\nUn pays  pourtant serti de p&eacute;pites que le monde nous envie et que nous persistons  &agrave; broyer et &agrave; pousser &agrave; l&rsquo;errance sur des th&eacute;&acirc;tres mondiaux plus  ouverts &agrave; eux. Au grand dam de tous ceux qui continuent de croire en eux  et doivent guetter leurs prestations comme un affam&eacute; attend l&rsquo;aum&ocirc;ne  alors m&ecirc;me qu&rsquo;il dispose d&rsquo;un verger pouvant le nourrir ainsi que sa  descendance sur plusieurs d&eacute;cennies.<br \/>\nCe sentiment, c&rsquo;est le travail  de M. Pipa et de son &eacute;quipe qui nous le fait vivre. Ce n&rsquo;est effet pas  tant l&rsquo;histoire de la petite Badiaga qui est originale. Ces histoires,  on en compte de nombreuses dans les campagnes du Cameroun. <\/p>\n<p><b>D&eacute;termination<\/b><br \/>\nCe  qui est frappant c&rsquo;est le travail artistique de ce r&eacute;alisateur qui a  choisi le silence, la poids des traditions et l&rsquo;art de bien utiliser la  musique comme les balises d&rsquo;une cin&eacute;matographie dont la puissance est  certaine tant elle soul&egrave;ve une &eacute;motion justifi&eacute;e par le d&eacute;roul&eacute; d&rsquo;une  intrigue savamment men&eacute;e.<br \/>\nOn peut toujours pester sur la modicit&eacute; des  costumes et des d&eacute;cors, mais la qualit&eacute; du son rel&egrave;ve du haut niveau.  Au cours d&rsquo;une r&eacute;cente projection au Goethe Institut de Yaound&eacute; dans le  cadre du &laquo;Film Klub&raquo;, le r&eacute;alisateur a indiqu&eacute; les souffrances qu&rsquo;il a  endur&eacute;es dans la pr&eacute;paration et la mat&eacute;rialisation de ce projet. Projet  qui a &eacute;t&eacute; l&rsquo;objet du d&eacute;dain des pouvoirs publics qui ne lui ont accord&eacute;  aucun kopeck. <br \/>\nC&rsquo;&eacute;tait sans compter avec la fougue et la  d&eacute;termination de son &eacute;quipe qui s&rsquo;&eacute;tait promise d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout,  fort sans doute de l&rsquo;aura qu&rsquo;avait eu le cin&eacute;aste avec une filmographie  qui comprenait d&eacute;j&agrave; &laquo;Muna Mouto ou l&rsquo;enfant de l&rsquo;autre&raquo; qui avait &eacute;t&eacute;  r&eacute;compens&eacute; au Fespaco par la plus grande distinction quelques ann&eacute;es  seulement auparavant.<\/p>\n<p>En revoyant cette &oelig;uvre, l&rsquo;on s&rsquo;est rendu  compte de la richesse de la culture camerounaise &agrave; travers des figures  musicales (Roosevelt Eko, Emile Kangu&eacute;, Pierre Tchana, John Sall&eacute;, B&eacute;ti  B&eacute;ti), th&eacute;&acirc;trales (K&eacute;ki Manyo et AwoulaAwoula), de la radio (Daniel Zock  Ambassa ou Jean-Claude Ottou) ou encore de la peinture (Jean-Marie  Ahanda). Artistes dont les premiers bourreaux sont les producteurs qui  n&rsquo;en font qu&rsquo;un essuie pied dans leur marche vers la fortune et la  gloire. <br \/>\nDieu merci, Badiaga, l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne ne meurt pas malgr&eacute; ses  tribulations et un environnement d&eacute;cid&eacute;ment aust&egrave;re. Un signe qui donne  de l&rsquo;espoir et qui plus que jamais invite &agrave; plus de respect et de  consid&eacute;ration pour un secteur aux fleurons certains et qui gagnerait  &ecirc;tre port&eacute; par une organisation professionnelle dans tous ses aspects.  Le cinquantenaire ne constitue-t-il pas le moment id&eacute;al pour cogiter sur  cette option ? A chacun de voir.<\/p>\n<p><i>Parfait Tabapsi<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00e9alisateur a r\u00e9cemment pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Yaound\u00e9 Badiaga qui interpelle la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 plus de respect pour un secteur porteur. &#8211; &nbsp;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30080","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30080","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30080"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30080\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30080"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30080"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30080"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}