{"id":30129,"date":"2010-08-05T12:23:40","date_gmt":"2010-08-05T12:23:40","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3920","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3920\/","title":{"rendered":"Livre : Des Pygm\u00e9es dans la camionnette du d\u00e9veloppement"},"content":{"rendered":"<p>A travers un r\u00e9cit, l\u2019\u00e9cologiste Jean Nke Ndih vient de publier l\u2019histoire de l\u2019\u00e9mancipation d\u2019un jeune Bagieli.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>A  mi-parcours entre le t&eacute;moignage et l&rsquo;essai, le livre de Jean Nke Ndih  est une ballade au c&oelig;ur de l&rsquo;aventure humaine. Un voyage au c&oelig;ur de  l&rsquo;une des communaut&eacute;s consid&eacute;r&eacute;es comme les plus anciennes d&rsquo;Afrique:  Les Pygm&eacute;es encore appel&eacute;s Bagieli ou Baka. Dans cet ouvrage de 192  pages, l&rsquo;auteur &eacute;tablit d&egrave;s les premi&egrave;res pages par des faits, la  marginalisation &agrave; laquelle font face ces populations du c&oelig;ur de la for&ecirc;t  dont Jean Nke, lui-m&ecirc;me fils de la for&ecirc;t &eacute;quatoriale du Cameroun, fait  connaissance au cours de ses travaux de recherche sur la biodiversit&eacute; et  le mode de fonctionnement des peuples de l&rsquo;immense bassin du Congo. <\/p>\n<p>L&rsquo;histoire  de raconte l&rsquo;auteur du &laquo;Pygm&eacute;e et la camionnette de l&rsquo;&eacute;mancipation&raquo;,  pourrait s&rsquo;appliquer &agrave; plus d&rsquo;un enfant d&rsquo;Afrique expos&eacute; &agrave; la non  scolarisation et &agrave; la pauvret&eacute;. Il s&rsquo;agit de tranches de vie du jeune  Neme (le c&oelig;ur &ndash;en Eton-, la langue maternelle de Jean Nke Ndih). Dans la  bourgade de Massaka, le m&eacute;decin du coin re&ccedil;oit en urgence son enfant  malade, inconscient et tr&egrave;s affaibli. En d&eacute;pit des soins quasi intensifs  apport&eacute;s &agrave; l&rsquo;enfant, son &eacute;tat ne s&rsquo;am&eacute;liore pas. Au contraire. Et  pourtant, les examens n&rsquo;ont rien r&eacute;v&eacute;l&eacute; d&rsquo;anormal. D&eacute;sempar&eacute; apr&egrave;s une  semaine de traitement, le talentueux et tr&egrave;s comp&eacute;tent m&eacute;decin que ses  patients disent d&eacute;vou&eacute;, ne sait &agrave; quel saint se vouer. C&rsquo;est alors que  la m&egrave;re de l&rsquo;une de ses patientes ayant accouch&eacute; lui conseille de se  rendre chez un gu&eacute;risseur Bagieli. <\/p>\n<p>En effet, pour cette femme  que le praticien consid&egrave;re comme sa maman, l&rsquo;enfant du m&eacute;decin pourrait  souffrir d&rsquo;envo&ucirc;tement. Apr&egrave;s une nuit de discussion avec son &eacute;pouse  plus encline au traitement du gu&eacute;risseur, le m&eacute;decin d&eacute;cidera de se  rendre au campement des Bagieli &agrave; qui il fallait garder des pr&eacute;sents: Du  sel, du savon, des cigarettes, des allumettes, des v&ecirc;tements et de la  verroterie. Il en fallait surtout aussi pour le protecteur des Pygm&eacute;es:  Akoundi, un Bantu devant servir d&rsquo;interface entre le gu&eacute;risseur et le  m&eacute;decin. Tout ce viatique rempli, le m&eacute;decin, &agrave; la t&ecirc;te de sa famille se  rend chez Ndjoundjou dont le traitement est concluant au bout de  quelques jours au terme des rites d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te. <br \/>\nPendant le  s&eacute;jour du couple qui n&rsquo;avait jamais auparavant s&eacute;journ&eacute;e dans la for&ecirc;t  dense, il en profite pour go&ucirc;ter aux richesses de la nature, vit au  grand air et d&eacute;couvre l&rsquo;int&eacute;ressante vie communautaire de ce groupe  ethnique par toujours en harmonie avec les Bantu voisins. <\/p>\n<p>Nouvellement  install&eacute;s dans ce campement, les Bagieli pour qui les vertus  th&eacute;rapeutiques sont entre les mains de Dieux, lui donn&egrave;rent le nom de  &laquo;Fek Yop&raquo; (sagesse et gr&acirc;ce du Ciel). Au terme du traitement du fils, le  m&eacute;decin &agrave; qui le campement a donn&eacute; le nom de Essiganv, d&eacute;cidera  d&rsquo;emmener avec lui le neveu, Neme (lui-m&ecirc;me r&eacute;cemment malade), de  Ndjoundjou. Il lui fera apprendre la m&eacute;canique et lui remettra une  camionnette (une 404) au bout de son apprentissage. De retour &agrave; Fek Yop,  le jeune Neme qui a appris beaucoup d&rsquo;autres choses en ville, d&eacute;cide de  les partager avec l&rsquo;ensemble de sa communaut&eacute;. Il parcourt les  campements avec son v&eacute;hicule. Durant ses tourn&eacute;es, il sensibilise les  Bagieli sur la n&eacute;cessit&eacute; de s&rsquo;inscrire &agrave; l&rsquo;&eacute;cole et les vertus du  savoir. Dans cette aventure, Neme n&rsquo;h&eacute;site pas de susciter des  infrastructures. Devenu tr&egrave;s populaire, il est pris par le r&ecirc;ve de faire  la politique. Plus tard il se pr&eacute;sente aux &eacute;lections municipales.   V&eacute;ritable champ d&rsquo;amour et d&rsquo;humanisme, le livre de Jean Nke Ndih donne  de l&rsquo;Afrique l&rsquo;image d&rsquo;un espace vivant qui sait aimer et fraterniser.  Et entonne surtout dans un style particulier &agrave; l&rsquo;auteur, l&rsquo;hymne &agrave; la  civilisation universelle. Celle chaque jour b&acirc;tit par les ap&ocirc;tres du  dialogue des cultures. <\/p>\n<p><i>L&eacute;ger Ntiga <\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A travers un r\u00e9cit, l\u2019\u00e9cologiste Jean Nke Ndih vient de publier l\u2019histoire de l\u2019\u00e9mancipation d\u2019un jeune Bagieli. &#8211; &nbsp; A mi-parcours entre&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30129","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30129","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30129"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30129\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}