{"id":30136,"date":"2010-08-05T12:35:44","date_gmt":"2010-08-05T12:35:44","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3927","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3927\/","title":{"rendered":"D\u00e9dicace : De l\u2019espoir pour les enfants de la rue"},"content":{"rendered":"<p>Le dernier ouvrage d\u2019Evelyne Mpoudi Ngoll\u00e8 \u00abPetit Jo, enfants des rues&#8194;\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 mardi au public de Yaound\u00e9. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>C&rsquo;est  la voix un peu plus enrou&eacute;e que d&rsquo;habitude que Evelyne Mpoudi Ngoll&egrave; a  remerci&eacute; l&rsquo;assistance venue d&eacute;couvrir sa toute derni&egrave;re &oelig;uvre litt&eacute;raire  &laquo;Petit Jo, enfants des rues&raquo; parue dans la collection &laquo;Litt&eacute;rafrique&raquo;  des &eacute;ditions Hatier International qu&rsquo;elle pr&eacute;sentait mardi soir dans les  salons de l&rsquo;h&ocirc;tel Hilton de Yaound&eacute;. <br \/>\nUne &oelig;uvre qui ressuscite son  auteure et la remet ainsi au devant de la sc&egrave;ne litt&eacute;raire camerounaise  dix huit ans apr&egrave;s la sortie de son livre &laquo;Sous la cendre, le feu &raquo; chez  l&rsquo;Harmattan.  Ici madame Mpoudi Ngoll&egrave; mettait en exergue le statut de  la femme africaine &agrave; travers la polygamie. Elle confiait alors &agrave;  l&rsquo;&eacute;poque : &laquo;J&rsquo;ai voulu parler de la vie de tous les jours. Le statut de  la femme africaine en fait partie. Dans les &eacute;coles, les filles forment  une minorit&eacute;, de plus, elles n&rsquo;iront pas jusqu&rsquo;au bout de leur  scolarit&eacute;. Elles sont faites pour aider la famille dans les t&acirc;ches  m&eacute;nag&egrave;res ou travailler aux champs. N&rsquo;&eacute;vitant pas le mariage souvent  forc&eacute;, pr&eacute;par&eacute; en douce, qui requiert le consentement de presque tous  les membres de la famille. La polygamie et la r&eacute;pudiation pour celles  qui veulent s&rsquo;affirmer&raquo;.<\/p>\n<p>Quoique pour ce deuxi&egrave;me roman inscrit  au programme scolaire des classes de 3&egrave;me et seconde de l&rsquo;enseignement  secondaire g&eacute;n&eacute;ral d&egrave;s la rentr&eacute;e acad&eacute;mique prochaine, l&rsquo;auteure s&rsquo;est  davantage int&eacute;ress&eacute;e aux enfants, le sujet n&rsquo;en reste pas moins social  et centr&eacute; sur la famille. Sophie Fran&ccedil;oise Yap Libock, inspecteur  p&eacute;dagogique de fran&ccedil;ais et auteur, en 2007 chez Cl&eacute; de &laquo;Troubles en  h&eacute;ritage&raquo; a qui a incomb&eacute; mardi soir la note de pr&eacute;sentation de  l&rsquo;ouvrage en parle comme &eacute;tant une &laquo;sc&egrave;ne d&rsquo;exposition dans une pi&egrave;ce de  th&eacute;&acirc;tre. Dans cet ouvrage, l&rsquo;&eacute;crivain ressort les origines et les  probl&egrave;mes des enfants de la rue [&agrave; travers l&rsquo;histoire de Petit Jo]. Les  diff&eacute;rentes r&eacute;f&eacute;rences bibliques de l&rsquo;auteur, tout au long de son &oelig;uvre  laisse penser que [l&rsquo;auteur partage l&rsquo;assertion selon laquelle] Dieu  n&rsquo;oublie pas ceux qui se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; lui&raquo;.<br \/>\nElle en veut pour preuve le  fait que dans l&rsquo;existence de Petit Jo, ce nourrisson abandonn&eacute; devant  un h&ocirc;pital puis adopt&eacute; par un vieil homme n&rsquo;a pas manqu&eacute;, dans les  moments les plus &eacute;prouvants de sa vie d&rsquo;en appeler &agrave; la puissance du  Tout-puissant. Ceci, tout en &laquo;luttant contre la fatalit&eacute; pour se forger  un avenir digne de ce nom&raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;au d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;unique parente  qui lui restait, Mbamba, qui lui aura pr&eacute;alablement c&eacute;d&eacute; la maison  qu&rsquo;elle poss&eacute;dait au village, Ndoungu&egrave;, o&ugrave; le jeune homme repliera et  r&eacute;ussira &agrave; se faire une petite vie bien &agrave; lui.<\/p>\n<p>Et l&rsquo;option prise  par l&rsquo;auteur de s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne que l&rsquo;on a tendance &agrave;  n&eacute;gliger, ravit Narcisse Mouelle Kombi, directeur de l&rsquo;Institut des  relations internationales du Cameroun (Iric) et admirateur des premi&egrave;res  heures de l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;Evelyne Mpoudi Ngoll&egrave;. Il ne tarit en effet pas  d&rsquo;&eacute;loges sur cette parution qui, de son avis &laquo;est la merveilleuse et  fabuleuse histoire d&rsquo;une vie. [Nous devons] &ecirc;tre redevables &agrave; Mme Mpoudi  Ngoll&egrave;  de s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce th&egrave;me&raquo;. Lanc&eacute; dans sa prose, il a rappel&eacute;  l&rsquo;un des r&ocirc;les essentiels de l&rsquo;&eacute;crivain qui est de contribuer au bonheur  de l&rsquo;humanit&eacute;. Ce que, pense-t-il, l&rsquo;auteur a fait dans ce livre.  S&rsquo;inspirant de la fin heureuse de l&rsquo;ouvrage entre les lignes duquel se  d&eacute;gage un l&eacute;ger parfum de rose, Narcisse Mouelle Kombi estime que  &laquo;l&rsquo;histoire chante pour l&rsquo;avenir&raquo; et, du coup, il a appel&eacute; chaque  enseignant &agrave; prendre sa part dans cette publication et de l&rsquo;inculquer &agrave;  ces enfants dont ils ont la charge.<br \/>\nJean Tabi Manga, recteur de  l&rsquo;universit&eacute; de Yaound&eacute; II &agrave; Soa et pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;agr&eacute;ment des  manuels scolaires  a pour sa part estim&eacute; que ce nouveau roman de Evelyne  Mpoudi Ngoll&egrave; est plus &laquo;attachant que le pr&eacute;c&eacute;dent au plan de la  th&eacute;matique et de l&rsquo;&eacute;criture. Une &oelig;uvre qui raconte une r&eacute;alit&eacute;  fantasm&eacute;e. [Celle-ci] aboutit, in&eacute;luctablement &agrave; une jouissance  litt&eacute;raire&raquo;. Et si certains des invit&eacute;s pr&eacute;sents &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie de  d&eacute;dicace ont trouv&eacute; le concept du recteur de Yaound&eacute; II un peu fort, ils  semblent tous s&rsquo;&ecirc;tre accord&eacute;s sur l&rsquo;essentiel : la facture romanesque  de l&rsquo;&oelig;uvre est &eacute;tablie en m&ecirc;me temps qu&rsquo;elle r&eacute;pond au r&ocirc;le initiatique  qui incombe &agrave; pareille parution.<\/p>\n<p><i>Dorine Ekw&egrave;<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le dernier ouvrage d\u2019Evelyne Mpoudi Ngoll\u00e8 \u00abPetit Jo, enfants des rues&#8194;\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 mardi au public de Yaound\u00e9. &#8211; &nbsp; C&rsquo;est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30136","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30136","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30136"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30136\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30136"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30136"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30136"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}