{"id":30138,"date":"2010-08-05T12:51:23","date_gmt":"2010-08-05T12:51:23","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3929","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3929\/","title":{"rendered":"Prince Eyango : \u00abla musique camerounaise va mal\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019artiste \u00e9tait \u00e0 Paris pour un concert, samedi dernier. Le Messager l\u2019a rencontr\u00e9 \u00e0 l\u2019issue de son spectacle. Il tire la sonnette d\u2019alarme sur l\u2019\u00e9tat de cet art dans son pays&#8230;.  &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"cap\" title=\"P\"><span>P<\/span><\/span>rince Nd&eacute;di Eyango,  l&rsquo;enfant terrible de Ngalmoa du c&ocirc;t&eacute; de Nkongsamba dans le Moungo, ne  reconna&icirc;t plus la bonne musique de son pays, le Cameroun. , se  rappelle-t-il. La musique camerounaise avait alors un rayonnement qui  franchissait ais&eacute;ment les fronti&egrave;res de notre pays et m&ecirc;me du continent.  Qui ne se souvient des Black Style &agrave; Paris, avec tout un groupe barrant  la pochette d&rsquo;un 33 tours ?<\/p>\n<p>Les temps ont d&eacute;cid&eacute;ment mal chang&eacute;. Et quand on lui demande &agrave; qui la  faute ? La r&eacute;ponse de Nd&eacute;di Eyango est directe, sans d&eacute;tour : &laquo;  D&rsquo;abord, certains des t&eacute;nors de la musique camerounaise, qui &eacute;taient des  cr&eacute;ateurs,&nbsp; sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s. Le dernier en date, c&rsquo;est Jean Bikoko Aladin  et son Assiko. La nouvelle g&eacute;n&eacute;ration n&rsquo;a pas toujours su ou pu prendre  le t&eacute;moin, pour perp&eacute;tuer l&rsquo;&oelig;uvre entreprise par les anciens. Du coup,  la musique camerounaise a &eacute;t&eacute; vid&eacute;e de sa substance &raquo;, confie le . Mais,  Prince Eyango a une autre explication beaucoup plus grave encore &agrave; ce  qu&rsquo;il consid&egrave;re comme le d&eacute;clin de la musique de chez nous : la  piraterie des &oelig;uvres artistiques.<\/p>\n<p><strong>Passer de la parole aux actes<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; L&rsquo;artiste vit de son &oelig;uvre. Au Cameroun, comme dans nombre de pays  d&rsquo;Afrique, les textes existent pour lutter contre la piraterie. Or, on a  l&rsquo;impression que les gouvernements ont toutes les peines du monde &agrave; les  faire appliquer. On se retrouve donc dans une situation incongrue, o&ugrave;  finalement tout le monde a le sentiment d&rsquo;un laisser aller. La nature  ayant horreur du vide&hellip; &raquo;, constate l&rsquo;auteur de ,  et autre . Ce dernier  album, disponible sur le march&eacute; depuis quelques mois, est un hymne &agrave; la  diversit&eacute; des sonorit&eacute;s et &agrave; la richesse des rythmes du Cameroun. Un  pays dont on a coutume de dire qu&rsquo;il est &agrave; lui seul .<\/p>\n<p>Prince Eyango, reste toutefois convaincu que la musique camerounaise,  avec des Richard Bona, Etienne Mbappe, Aladji Tour&eacute;, Toto Guillaume,  Chantal Ayissi et les autres peut retrouver ses notes d&rsquo;or : &laquo; Chacun de  nous est destin&eacute; &agrave; mourir, puisque par d&eacute;finition nul n&rsquo;est immortel.&nbsp;  Mais, le plus important c&rsquo;est de savoir ce que nous l&eacute;guons aux  g&eacute;n&eacute;rations futures comme h&eacute;ritage. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;Etat de prot&eacute;ger nos  &oelig;uvres, de les rendre immortelles, en attaquant la piraterie &agrave; la  racine. &raquo;, conclut-il, convaincu que tout n&rsquo;est pas irr&eacute;m&eacute;diablement  perdu.<\/p>\n<p>A condition que le gouvernement, dont les propos en mati&egrave;re de lutte  contre la piraterie tranche avec le laxisme observ&eacute; sur l&rsquo;ensemble du  triangle national sur cette question, prenne enfin le taureau par les  cornes et passe de la parole aux actes. C&rsquo;est &agrave; ce prix que tel un  ph&eacute;nix, la musique camerounaise pourra rena&icirc;tre de ses cendres.<\/p>\n<p>\n<span>jean.celestin.edjangue<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019artiste \u00e9tait \u00e0 Paris pour un concert, samedi dernier. Le Messager l\u2019a rencontr\u00e9 \u00e0 l\u2019issue de son spectacle. 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