{"id":30164,"date":"2010-08-19T17:09:21","date_gmt":"2010-08-19T17:09:21","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3955","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3955\/","title":{"rendered":"Rosalie Essindi : Je cherche encore \u00e0 me d\u00e9finir"},"content":{"rendered":"<p>La com\u00e9dienne fait le bilan d\u2019une tourn\u00e9e au Benin pr\u00e9sente ses aspirations professionnelles. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p><b>Vous  revenez de Cotonou au B&eacute;nin o&ugrave; vous avez assist&eacute; &agrave; la deuxi&egrave;me &eacute;dition  du festival Rire au gras. Que vous a apport&eacute; cette premi&egrave;re sortie &agrave;  l&rsquo;internationale depuis votre intrusion dans le monde de l&rsquo;humour en  2008 ?<\/b><br \/>\nCette premi&egrave;re sortie &agrave; l&rsquo;internationale &agrave; l&rsquo;invitation du  festival &laquo;Rire au gras&raquo; a &eacute;t&eacute; une opportunit&eacute; pour moi. Cela m&rsquo;a permis  de rencontrer de grands noms de l&rsquo;humour africain comme Adama Da&iuml;co  avec qui j&rsquo;ai longuement discut&eacute; et parl&eacute; d&rsquo;un projet de cr&eacute;ation  humoristique impliquant quatre pays. Je pense que, au-del&agrave; du cachet,  c&rsquo;est la plus grande chose que j&rsquo;ai ramen&eacute;e de mon passage &agrave; Cotonou.<\/p>\n<p><b>Vous  y avez pr&eacute;sent&eacute; vos sketches &laquo;fonctionnaire international&raquo;, &laquo;Allah quel  coup bas!&raquo; qui avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par feu votre &eacute;poux. Quel est le  message que vous avez souhait&eacute; transmettre &agrave; travers ces sketches?<\/b><br \/>\nCe  sont des spectacles que j&rsquo;ai l&rsquo;habitude de pr&eacute;senter au Cameroun et qui  &eacute;voquent les sujets que j&rsquo;ai souvent abord&eacute; dans mes textes. Ils sont  regroup&eacute;s dans le spectacle &laquo;Ta bouche n&rsquo;est pas une mangue&raquo;. Dans  &laquo;Fonctionnaire international&raquo;, je fais la satire de ces institutions qui  promettent terre et ciel aux populations et en fin de compte, on se  rend compte qu&rsquo;ils passent le temps en mission, en faisant grimper leurs  frais de mission et se font ainsi de l&rsquo;argent sur le dos de ces  personnes qu&rsquo;elles sont cens&eacute;es aider. &laquo;Allah, quel coup bas !&raquo; est  l&rsquo;histoire de ce jeune homme qui fait tout pour r&eacute;ussir dans la vie  mais, les obstacles n&rsquo;en finissent pas de se pr&eacute;senter sur son chemin.<\/p>\n<p><b>On  a l&rsquo;impression que depuis vos d&eacute;buts vous avez d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;noncer la  pauvret&eacute;, la discrimination. Un sillon qui avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; trac&eacute; par  votre d&eacute;funt &eacute;poux, Essindi Mindja&hellip;<\/b><br \/>\nTout &agrave; fait. Je ne m&rsquo;en cache  pas. Je parle &eacute;galement d&rsquo;intol&eacute;rance, de corruption, de mauvaise  gouvernance. Je continue dans le sillon trac&eacute; par feu mon &eacute;poux. Je  pense qu&rsquo;il a beaucoup fait dans le domaine de l&rsquo;humour et je ne vois  pas pourquoi je ferrai autre chose au lieu de poursuivre dans un domaine  auquel il m&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; habitu&eacute;e et que je comprends le mieux.<\/p>\n<p><b>Vous  continuez de travailler sur des in&eacute;dits ou des textes d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute;s de  Essindi Mindja. N&rsquo;avez-vous pas, &agrave; certains moments, envie de vous  forger une personnalit&eacute; artistique bien &agrave; vous ?<\/b><br \/>\nEssindi Mindja a  &eacute;t&eacute; la personne que j&rsquo;ai le plus admir&eacute;e dans le domaine de l&rsquo;humour  camerounais et je ne trouve aucun mal &agrave; ce que je continue de travailler  sur les textes qu&rsquo;il avait r&eacute;dig&eacute; ou pr&eacute;sent&eacute;. Ma personnalit&eacute;  artistique est un peu un m&eacute;lange de nos deux exp&eacute;riences. C&rsquo;est pour  cette raison que je me suis mise &eacute;galement &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de certains  textes. Il faut savoir que de son vivant, je n&rsquo;y pensais pas vraiment.  Je me voyais uniquement comme une com&eacute;dienne de cin&eacute;ma et de th&eacute;&acirc;tre. Au  lendemain de son d&eacute;c&egrave;s, l&rsquo;opportunit&eacute; m&rsquo;a &eacute;t&eacute; offerte par Major Akoa et  Wakeu Fogaing qui m&rsquo;ont beaucoup encourag&eacute;e. J&rsquo;ai saisi la perche  qu&rsquo;ils m&rsquo;ont tendue. Maintenant, je souhaite perfectionner mon jeu et le  rendre aussi subtile que celui de la fran&ccedil;aise Anne Romanoff.<\/p>\n<p><b>Apr&egrave;s  deux ans dans le domaine, on vous fait le reproche de continuer de  reproduire les gestes du th&eacute;&acirc;tre lorsque vous faites de l&rsquo;humour&hellip;<\/b><br \/>\nJe  ne pense pas que cela d&eacute;range de fa&ccedil;on particuli&egrave;re. Pour moi, c&rsquo;est un  plus. Je ne suis pas ferm&eacute;e aux critiques c&rsquo;est ce qui me permet  d&rsquo;avancer car, c&rsquo;est mon ambition: aller le plus loin possible dans ce  domaine. Et il faut savoir que bien que je me sois lanc&eacute;e dans l&rsquo;humour  je n&rsquo;ai pas laiss&eacute; tomber mon m&eacute;tier de com&eacute;dienne de cin&eacute;ma. La preuve,  je travaille sur un projet avec Fran&ccedil;ois Kemmogne: &laquo;L&rsquo;entr&eacute;e de la  sortie&raquo;. C&rsquo;est un court m&eacute;trage qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un riche  commer&ccedil;ant qui souhaite prendre la veuve de son fr&egrave;re comme deuxi&egrave;me  &eacute;pouse. Aucune des deux femmes n&rsquo;accepte la pr&eacute;sence de l&rsquo;autre dans la  maison&hellip;<\/p>\n<p><i>Propos recueillis par Dorine Ekw&egrave;<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La com\u00e9dienne fait le bilan d\u2019une tourn\u00e9e au Benin pr\u00e9sente ses aspirations professionnelles. &#8211; &nbsp; Vous revenez de Cotonou au B&eacute;nin o&ugrave;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30164","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30164","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30164"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30164\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30164"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30164"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30164"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}