{"id":30189,"date":"2010-08-31T15:24:25","date_gmt":"2010-08-31T15:24:25","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3980","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3980\/","title":{"rendered":"H\u00f4tels : La culture se fait peu visible"},"content":{"rendered":"<p>Ils accusent les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collectives des droits d\u2019auteur de produire des factures exorbitantes. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>L&rsquo;op&eacute;ration  de reclassement des h&ocirc;tels entreprise en juin 2007 par le minist&egrave;re du  Tourisme (Mintour) a fait t&acirc;che d&rsquo;huile chez les prometteurs de ce  secteur. Certains h&ocirc;tels ont d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute;s. Le Djeuga  Palace et le Mont F&eacute;b&eacute; avaient pay&eacute; le lourd tribut. Les sanctions  seront lev&eacute;es plus tard par le Mintour pour qui cette op&eacute;ration de  classement et de reclassement avait pour objectifs d&rsquo;apporter des  informations fiables au tourisme et d&rsquo;inciter les op&eacute;rateurs &agrave;  s&rsquo;am&eacute;liorer. Les h&ocirc;tels devraient &ecirc;tre des prometteurs du tourisme. Et  selon le march&eacute; touristique mondial, seul les h&ocirc;tels class&eacute;s &agrave; partir de  deux &eacute;toiles peuvent &ecirc;tre  recommand&eacute;s aux touristes.  Par ce fait, ils  devraient valoriser la culture et en particulier celle du Cameroun.  Mais alors, ces h&ocirc;tels consomment-ils vraiment la culture camerounaise ?  <\/p>\n<p>Le touriste qui arrive pour son tout premier s&eacute;jour en terre  camerounaise aura sans doute l&rsquo;envie de conna&icirc;tre plus la culture du  terroir. C&rsquo;est dans cette logique que le Mintour a pens&eacute; dans les  conditions d&rsquo;attribution des &eacute;toiles, la repr&eacute;sentation d&rsquo;&oelig;uvres  culturelles pour mieux venter la culture du pays. Selon Narcisse Rupert  Ndjock Sassoe, directeur de la soci&eacute;t&eacute; civile de droit d&rsquo;auteurs et  droits voisins des arts plastiques et graphiques (Socadap), &laquo;comme chose  culturelle, on retrouve dans les h&ocirc;tels de Yaound&eacute;, des peintures, des  sculptures, des statues et des tableaux&raquo;.<br \/>\nAu Hilton h&ocirc;tel,  &eacute;tablissement h&ocirc;telier class&eacute; cinq &eacute;toiles par le Mintour, les &oelig;uvres de  l&rsquo;esprit occupent une place importante. Il suffit de faire un tour dans  le hall principal qui sert de r&eacute;ception. L&agrave;-bas, la culture garde tout  son pesant d&rsquo;or. La sculpture en bronze ne laisse pas les clients  indiff&eacute;rents. Cette sculpture rappelle d&rsquo;ailleurs les Grasfields l&rsquo;Ouest  Cameroun. Le grand tableau sur lequel sont suspendus beaucoup de petits  masques fascine plus d&rsquo;une personne. Dans les chambres, &laquo;d&rsquo;autres  tableaux et peintures pendent au m&ucirc;r&raquo;, nous confie-t-on &agrave; la r&eacute;ception.<\/p>\n<p>Ces  objets culturels que l&rsquo;on retrouve ici &laquo;font partie du patrimoine de  l&rsquo;&eacute;tablissement&raquo;, laisse entendre le responsable du renseignement qui a  pr&eacute;f&eacute;r&eacute; garder l&rsquo;anonymat. D&rsquo;ailleurs, il s&rsquo;est content&eacute; de r&eacute;pondre par  interphone. Ce qui n&rsquo;est pas le cas au Djeuga Palace, h&ocirc;tel class&eacute;  quatre &eacute;toiles. &laquo;Nous ne faisons que du vernissage, les auteurs des  &oelig;uvres restent les propri&eacute;taires&raquo;, confie la secr&eacute;taire du directeur. Au  Djeuga Palace, les peintures longent les m&ucirc;rs, des statues et  statuettes servent de d&eacute;cor.<br \/>\nBien que la consommation des &oelig;uvres de  l&rsquo;esprit soit une condition non n&eacute;gligeable dans le classement des  h&ocirc;tels, il y en a qui ne trouvent aucun int&eacute;r&ecirc;t. Au Royal h&ocirc;tel,  &eacute;tablissement qui brille de ses trois &eacute;toiles, il n&rsquo;y a aucun objet qui  pr&ocirc;ne la culture. &laquo;Ces objets culturels nous ont caus&eacute; tant d&rsquo;ennuis  avec  la Socadap&raquo;, se plaint la responsable de la r&eacute;ception Lucie Marie  Akono. Les dirigeants de cet h&ocirc;tel ont jug&eacute; les factures de redevances  que leur tendait la Socacap &laquo;trop exorbitantes&raquo;, d&eacute;plore Mme Akono. <\/p>\n<p>C&rsquo;est  cette raison qui a pouss&eacute; la direction &agrave; se d&eacute;barrasser des objets  culturels pour ne plus &agrave; avoir affaire &agrave; la Socadap. A Somatel h&ocirc;tel au  quartier Ekoudou, class&eacute; &eacute;galement trois &eacute;toiles, il n&rsquo;y a que quelques  statuettes qui d&eacute;corent des lieux. Pas de peinture ni de statues. Ce  d&eacute;cor est similaire au Feuguiff h&ocirc;tel, au quartier Melen. Ces produits  culturels sont pour la plus part des commandes que font les prometteurs  aux artistes. Dans d&rsquo;autres h&ocirc;tels comme Brique Rouge, en face de  l&rsquo;&eacute;cole nationale sup&eacute;rieure polytechnique, &laquo;ces objets sont achet&eacute;s  dans la rue&raquo;, laisse entendre le g&eacute;rant Eric Fotso. Au Hilton, ces  objets d&rsquo;arts sont faits sur commande, d&rsquo;autres sont  achet&eacute;s dans les  expositions ventes.<br \/>\nA la Socadap, &laquo;la redevance des droits d&rsquo;auteurs  n&rsquo;est pas chose facile .A l&rsquo;exception de quelques h&ocirc;tels tel que le  Hilton, le Mont F&eacute;b&eacute;, qui viennent &agrave; nous pour payer, d&rsquo;autres veulent  toujours que nous les forcions un peu&raquo;, confie le directeur de la  Socadap. Celui &ndash;ci va poursuivre en disant que &laquo;se sont les h&ocirc;tels qui  ne disposent pas de comptabilit&eacute;s qui ont du mal &agrave; s&rsquo;acquitter des  redevances des droits d&rsquo;auteurs&raquo;. Selon la loi 2000 du Mincult, le  montant de la redevance dans les h&ocirc;tels est fix&eacute; &agrave; 10 francs et par  jour.<\/p>\n<p><i>Nicolas Vounsia (Stagiaire)<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils accusent les soci\u00e9t\u00e9s de gestion collectives des droits d\u2019auteur de produire des factures exorbitantes. &#8211; &nbsp; L&rsquo;op&eacute;ration de reclassement des h&ocirc;tels&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30189","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30189","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30189"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30189\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30189"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30189"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}