{"id":30191,"date":"2010-09-03T10:03:20","date_gmt":"2010-09-03T10:03:20","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3982","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3982\/","title":{"rendered":"Nouveaut\u00e9 : Junior Eyango est \u00abborn again\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Son nouvel album est fortement influenc\u00e9 par le \u00abSoul Botingo\u00bb de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Cela  s&rsquo;appelle un virage &agrave; 180&deg;. Junior Eyango est devenu chr&eacute;tien. Du  moins, il le proclame dans son dernier album. D&rsquo;abord, la pochette de  l&rsquo;album. A c&ocirc;t&eacute; de son nom Junior Eyango, on peut lire : &laquo; N&eacute; de nouveau  &raquo;. Le titre de l&rsquo;album, en rouge vif, confirme cette nouvelle naissance  : &laquo; Pardonne-moi seigneur J&eacute;sus &raquo;. Sur le fond, Junior Eyango continue  sur la m&ecirc;me lanc&eacute;e. D&rsquo;entr&eacute;e de jeu, l&rsquo;artiste chante le titre &eacute;ponyme  de l&rsquo;album qui d&eacute;marre par un cantique gospel. Puis le fr&egrave;re cadet de  Prince Ndedi Eyango encha&icirc;ne avec un makossa enlev&eacute;. L&rsquo;artiste raconte  sa m&eacute;tamorphose. L&rsquo;album, agr&eacute;able &agrave; l&rsquo;&eacute;coute, est fortement domin&eacute; par  le cuivre gr&acirc;ce au doigt&eacute; d&rsquo;Alain Oyono (au saxophone) que beaucoup  voient sur les traces de Manu Dibango (il a collabor&eacute; avec la  quasi-totalit&eacute; des grands musiciens camerounais des dix derni&egrave;res  ann&eacute;es). <\/p>\n<p>On &eacute;tait encore &agrave; m&eacute;diter sur cette confession  chr&eacute;tienne que l&rsquo;artiste tombe de plein pied dans la musique&hellip; profane  dans &laquo;Devoir Conjugal &raquo;. Les mots sont crus : &laquo;Touche-moi, caresse mon  b&eacute;b&eacute;, s&rsquo;il te plait, ne fais souffrir &raquo;. On retrouve le jeu de guitare  de Prince Eyango reproduit excellemment par Eric S&eacute;fu (guitare  rythmique). Dans l&rsquo;album &laquo;N&eacute; de nouveau &raquo;, Junior Eyango a &eacute;galement un  featuring, avec l&rsquo;ivoirien Dj Arafat et Brigadier dans le titre &laquo;  Matongo techtonick &raquo;. Voil&agrave; qui explique le rythme &laquo; coup&eacute;-d&eacute;cal&eacute; &raquo;  qu&rsquo;on retrouve dans ce titre. Tel une mitraillette en action, Dj Arafat  fait des &laquo; atalaku &raquo; &agrave; n&rsquo;en plus finir sur fond de guitare basse  d&rsquo;Arthur Manga. A coup s&ucirc;r, les noceurs se d&eacute;lecteront de &laquo; matongo  tectonick &raquo;. L&rsquo;artiste n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; faire de l&rsquo;auto glorification avec  des boutades du genre : &laquo;La danse de junior, c&rsquo;est &lsquo;&rsquo;ndol&eacute;&rsquo;&rsquo; Je casse  les reins comme Junior Eyango &raquo;. <br \/>\nToutefois, par quelque bout qu&rsquo;on  le prenne, il y a une influence flagrante de Prince Ndedi Eyango dans  plusieurs titres du nouvel album de Junior Eyango. En &laquo; devoir conjugal  &raquo;, &laquo; Matongo techtonik &raquo;, &laquo; Ndando &raquo;, l&rsquo;ombre du &laquo; Prince des montagnes &raquo;  plane aussi sur le titre &laquo; Matongo dance&raquo;. D&rsquo;abord la forme, o&ugrave; on  retrouve &laquo; le soul botingo &raquo; de son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute;. Ensuite, dans le fond o&ugrave;  le th&egrave;me abord&eacute; est le m&ecirc;me que &laquo; Amour sans fronti&egrave;re &raquo; de Prince  Eyango. Cependant, Junior Eyango a le m&eacute;rite de ne pas se contenter du &laquo;  copier-coller &raquo; de son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute;.<\/p>\n<p>Pour se d&eacute;marquer, l&rsquo;artiste  prend les clich&eacute;s de chaque r&eacute;gion du Cameroun pour illustrer cet amour  qui n&rsquo;a pas de fronti&egrave;re : &laquo; Ta famille ne veut pas de moi, parce que je  suis douala, parce que les &laquo; nkoa &raquo; sont vantards et paresseux Ta  famille ne m&rsquo;acceptent pas parce que je suis yaound&eacute;en,  on dit qu&rsquo;on  est saoulards et gaspilleurs Pourquoi ta famille ne veut pas de moi,  parce que les nordistes aiment beaucoup le couteau Ta famille ne  m&rsquo;acceptent pas parce que je suis bamil&eacute;k&eacute; et que les bamil&eacute;k&eacute; &eacute;pousent  leur s&oelig;ur. Ta famille ne veut pas de moi parce que je suis un gars de  Nkongsamba et que les gars de chez moi aiment beaucoup la feymania. Ta  famille ne m&rsquo;accepte parce que je suis musicien. Arr&ecirc;te tes histoires  car l&rsquo;amour ne choisit pas le m&eacute;tier L&rsquo;amour n&rsquo;a pas de fronti&egrave;re  l&rsquo;amour n&rsquo;a pas de tribu\/ l&rsquo;amour n&rsquo;a pas de limite &raquo;, clame-t-il. Au  del&agrave; de cette influence du &laquo; p&egrave;re de Soul &raquo;, on peut aussi regretter les  incontournables &laquo; atalaku &raquo; qui consiste &agrave; citer, &agrave; la pelle, les noms  des personnalit&eacute;s et amis tout au long d&rsquo;un album qui malgr&eacute; tout,  m&eacute;ritent l&rsquo;&eacute;coute. <\/p>\n<p><b>Fiche technique<\/b><br \/>\nNom de l&rsquo;album&ensp;: &laquo;N&eacute; de nouveau&raquo; <br \/>\nProducteur&ensp;: Groupe Eyango <br \/>\nAuteur compositeur&ensp;: <br \/>\nJr Eyango <br \/>\nSortie&ensp;: 2010 <br \/>\nFeaturing: Dj Arafat, Brigadier <br \/>\nNombre de chants&ensp;: 10 <br \/>\nA &eacute;couter&ensp;: &ldquo;Matongo dance&rdquo;, &ldquo;Pardonne-moi J&eacute;sus&rdquo;, &laquo;ndando&raquo;<\/p>\n<p><i>Eric Roland Kongou<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Son nouvel album est fortement influenc\u00e9 par le \u00abSoul Botingo\u00bb de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9. &#8211; &nbsp; Cela s&rsquo;appelle un virage &agrave; 180&deg;.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30191","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30191","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30191"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30191\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30191"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30191"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30191"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}