{"id":30193,"date":"2010-09-07T00:12:34","date_gmt":"2010-09-07T00:12:34","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"3984","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/3984\/","title":{"rendered":"Incertitude : La bande dessin\u00e9e camerounaise en l\u00e9thargie"},"content":{"rendered":"<p>Cet art semble tituber malgr\u00e9 les nombreux talents r\u00e9pertori\u00e9s \u00e0 travers le pays. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>En  lisant les aventures loufoques de &laquo; Zembla &raquo;, &laquo; Bleck le rock&raquo; ou &laquo;  Tintin &raquo;, Junior Alba s&rsquo;en inspire pour trouver sa voie. Il sera &laquo;super  m&eacute;ga dessinateur&raquo;, dit-il. En 2006, il a 16 ans lorsqu&rsquo;il participe &agrave;  l&rsquo;un des premiers albums de bandes dessin&eacute;es jamais &eacute;dit&eacute;s au Cameroun.  Un ouvrage de 45 pages dont les feuilles en noir sur blanc, retracent le  quotidien des personnages cr&eacute;&eacute;s par 12 b&eacute;d&eacute;istes. Les 12 que compte le  collectif &laquo; Trait noir &raquo;. Junior Alba est le plus jeune de la bande, aux  c&ocirc;t&eacute;s de ses a&icirc;n&eacute;s Almo the best, Kangol Ledro&iuml;d, Piazo etc. Qu&rsquo;importe  sa jeunesse, &laquo; bandes dessin&eacute;es camerounaises&raquo;, co&eacute;dit&eacute; par le  Centre  culturel fran&ccedil;ais Blaise Cendrars de Douala, marque les pr&eacute;mices du  chemin du petit Alba. Mais le r&ecirc;ve du jeune prodige s&rsquo;&eacute;vanouit  visiblement &agrave; la dissolution du collectif &laquo; Trait noir &raquo; en 2008. A  l&rsquo;origine, un conflit de leadership et une tension financi&egrave;re,  apprend-on d&rsquo;Almo the best, ex pr&eacute;sident du collectif.<\/p>\n<p>Longtemps  avant l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e &laquo;Trait  noir&raquo;, Marius Defoussot lance en 1997, le  Mouvement des auteurs camerounais de bande dessin&eacute;e (Mac D), mais  l&rsquo;association ne fait pas long feu et se meurt deux ans plus tard. Des  initiatives se sont ainsi multipli&eacute;es pour faire &eacute;clore la bande  dessin&eacute;e au Cameroun. L&rsquo;int&eacute;grer de fa&ccedil;on effective dans les habitudes  litt&eacute;raires des Camerounais reste manifestement une sin&eacute;cure, un  parcours p&eacute;rilleux. Pourtant, on ne compte plus les dessinateurs  camerounais qui font et qui ont fait la pluie et le beau temps des  journaux et autre publications. En 1974, le quotidien gouvernemental  &laquo;  Cameroon tribune &raquo; fait &eacute;clore la premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration de dessinateurs.  Le temps d&rsquo;une caricature dans &laquo; la rubrique du jour &raquo; et plus tard &laquo;  clin d&rsquo;&oelig;il &raquo;, qui leur est r&eacute;serv&eacute;e, Kiti, Tita&rsquo;a, Janvier Nama, Go Away  et R&eacute;tin deviennent des mod&egrave;les pour de nombreux jeunes b&eacute;d&eacute;istes.  Nyemb Popoli, Jaimes (Jean Aim&eacute; Essama de son vrai nom), Ezzat El dine,  marquent de leurs empreintes  les journaux camerounais.  <\/p>\n<p><b>Lecture<\/b><br \/>\nLa  probl&eacute;matique d&rsquo;une bande dessin&eacute;e camerounaise reste pourtant enti&egrave;re.  Dans les librairies, il est difficile de trouver une &laquo; Bd made in  Cameroun &raquo;. La biblioth&egrave;que du Centre culturel fran&ccedil;ais Blaise Cendrars  (Ccf) ne propose &agrave; ses adh&eacute;rents que deux titres de Bd camerounaises.  Ces derniers, &eacute;dit&eacute;s par le Ccf, c&ocirc;toient les centaines d&rsquo;ouvrages  fran&ccedil;ais du rayon Bd du Ccf. Par ailleurs, le dernier emprunt de &laquo;Bandes  dessin&eacute;es camerounaises&raquo; date du 29 octobre 2009. D&rsquo;apr&egrave;s la fiche  d&rsquo;emprunt, il a &eacute;t&eacute; lu trois fois durant cette ann&eacute;e. D&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t des  lecteurs ? Ferdinand Tchoutouo, biblioth&eacute;caire au Ccf de Douala,  soutient pourtant que les Bd &eacute;dit&eacute;es par le Ccf (&laquo; Almo, du crayon plein  la gomme &raquo;, 398, parues aux &eacute;ditions Ccf en 2007 et du collectif &laquo;  Trait noir,  ndlr&raquo;) et envoy&eacute;s aux nombreux partenaires de la structure  ont eu un &laquo; tr&egrave;s bon retour &raquo;. <br \/>\nAlmo The Best, d&eacute;sormais auteur  (ayant travaill&eacute; en solo, ndlr) du premier album de bande dessin&eacute;e en  couleur, publi&eacute; au Cameroun, trouve en effet que la demande est grande. &laquo;  La plupart de gens me disent que la Bd n&rsquo;int&eacute;resse personne. Mais &agrave;  chaque fois que mes ouvrages sont publi&eacute;s, je constate que je suis  extr&ecirc;mement lu. Je pense que les gens adorent la bande dessin&eacute;e, il faut  simplement la mettre &agrave; la disposition du plus grand nombre &raquo;,  confiait-il &agrave; Mutations le mois dernier.  De nombreux b&eacute;d&eacute;iste pensent  visiblement comme lui. De nouvelles associations ont ainsi vu le jour.  <\/p>\n<p><b>Subventions<\/b><br \/>\nDepuis  2007, le &laquo; Collectif 3A &raquo; qui regroupe des b&eacute;d&eacute;istes et sc&eacute;naristes, se  fixe pour objectif, la promotion des arts plastiques, graphique et  visuels au Cameroun. Dans cette vis&eacute;e, certains de ses membres  alimentent depuis janvier 2010, les pages du magazine bihebdomadaire  &laquo;Situations&raquo;, &eacute;dit&eacute; par la South Media Corporation. Cette association  compte 18 membres, renseigne Julien Foujeu, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du  collectif. Et parmi ces derniers, quelques uns participent &agrave; la  publication, depuis mars 2010, d&rsquo;un bimestriel intitul&eacute; &laquo;Bitchakala du  Mboa&raquo;. L&rsquo;acte 3 de ce magazine  a d&rsquo;ailleurs paru  en juillet dernier.  La vision d&rsquo;une bande dessin&eacute;e camerounaise forte et &eacute;mergente passe  assur&eacute;ment par de telles initiatives. Toutefois, l&rsquo;image d&rsquo;une Bd  camerounaise qui na&icirc;t puis s&rsquo;&eacute;vanouit  serait en partie due au  d&eacute;sistement des sponsors et autres appuis institutionnels. La bande  dessin&eacute;e &laquo;Fluide Thermal&raquo; sortie en 2006, a par exemple connu une courte  dur&eacute;e de vie du fait de ce facteur, aux dires de son auteur, Almo The  best. <\/p>\n<p>Autre facteur qui ferait d&eacute;faut &agrave; l&rsquo;impulsion de la Bd au  Cameroun serait le manque de  maisons d&rsquo;&eacute;ditions consacr&eacute;es &agrave; ce genre  litt&eacute;raire. La Maison catholique de la communication sociale (Macacos)  vient de faire sa grande premi&egrave;re en &eacute;ditant l&rsquo;album de Bd d&rsquo;Almo,  intitul&eacute; &laquo; Zam zam le tiers-mondiste &raquo; (la premi&egrave;re &eacute;dition de cet  ouvrage ayant &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; en Alg&eacute;rie par Lazhari Labter, ndlr). Les  &eacute;ditions Centre culturel fran&ccedil;ais qui &oelig;uvraient dans la promotion de la  Bd au Cameroun ont &eacute;t&eacute; cess&eacute; d&rsquo;exister en 2007. &laquo; Les subventions on &eacute;t&eacute;  suspendues du fait de la r&eacute;orientation de la politique de la structure  &raquo;, confie M. Tchoutoua. L&rsquo;avenir de la Bd camerounaise passe  manifestement par le Festival de la caricature de Yaound&eacute; (Fescary).  Depuis 1999, cette manifestation, initi&eacute;e par l&rsquo;association Irondel,  regroupe annuellement des professionnels du crayon. Des dessinateurs  &eacute;trangers sont r&eacute;guli&egrave;rement invit&eacute;s &agrave; partager leur riche exp&eacute;rience. <\/p>\n<p><i>Monique Ngo Mayag<\/p>\n<p>\n<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet art semble tituber malgr\u00e9 les nombreux talents r\u00e9pertori\u00e9s \u00e0 travers le pays. &#8211; &nbsp; En lisant les aventures loufoques de &laquo;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30193","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30193","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30193"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30193\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30193"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30193"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30193"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}