{"id":30215,"date":"2010-09-09T13:36:11","date_gmt":"2010-09-09T13:36:11","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4006","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4006\/","title":{"rendered":"Droit d\u2019auteurs Divorce Le rapport qui accable Odile Ngaska"},"content":{"rendered":"<p>Rien ne va plus entre le pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration et les artistes musiciens, membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile camerounaise de l\u2019art musical (SOCAM)&#8230;. &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"cap\" title=\"R\"><span>R<\/span><\/span>ien ne va plus entre le  pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;administration&nbsp;et les artistes musiciens,  membres de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise de l&rsquo;art musical (SOCAM).&nbsp;Les  artistes croyaient &agrave; l&rsquo;ultime r&eacute;partition de la redevance pour leur  permettre d&rsquo;envoyer &eacute;galement leur prog&eacute;niture &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. Mais ils ont  perdu espoir et sont aux abois. Une d&eacute;ception qui a conduit une bonne  partie d&rsquo;entre eux &agrave; s&rsquo;enqu&eacute;rir de la gestion de leur corporation  confi&eacute;e depuis le 7 juin 2008 au conseil d&rsquo;administration que dirige  Odile Ngaska. Au terme d&rsquo;une reddition des comptes, un groupe d&rsquo;artistes  a mis la main sur des pi&egrave;ces financi&egrave;res et comptables&nbsp;; celles-ci ont  fait l&rsquo;objet d&rsquo;une compilation dans un document intitul&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Pi&egrave;ces &agrave;  conviction, lumi&egrave;re sur la gestion de la SOCAM&nbsp; &raquo;. L&rsquo;ouvrage soup&ccedil;onne  une distraction de fonds d&rsquo;un montant de 111.843.991 (cent onze millions  huit cent quarante trois milles neuf cent quatre-vingt onze) Fcfa,  s&rsquo;appuie sur le rapport d&rsquo;audit sur la gestion de la Socam pour la  p&eacute;riode allant du 1er janvier au 10 juin 2009&nbsp;; le rapport de l&rsquo;audit du  Mincult pour la p&eacute;riode de la gestion transitoire&nbsp;; le rel&egrave;v&eacute; des  comptes Sgbc&nbsp;; les factures fictives&hellip;<\/p>\n<p>Dans le rapport d&rsquo;audit sur la gestion de la SOCAM pour la p&eacute;riode du  1er janvier au 10 juin 2009 effectu&eacute; par le cabinet A.A. Niebou, il est  fait mention de&nbsp;: l&rsquo;absence d&rsquo;une comptabilit&eacute; fiable et l&rsquo;inexistence  de proc&eacute;dures comptables et financi&egrave;res. &laquo;&nbsp;Sur le volet financier, nous  n&rsquo;avons pas pu d&eacute;terminer le montant des recettes r&eacute;elles de la SOCAM  pour la p&eacute;riode d&rsquo;audit parce que, nous n&rsquo;avons pas pu obtenir toutes  les preuves d&rsquo;encaissement compte tenu de l&rsquo;anarchie entretenue au sein  de l&rsquo;&eacute;quipe dirigeante&nbsp;&raquo;, y lit-on. S&rsquo;agissant par exemple des questions  de gestion pour les cas du si&egrave;ge et la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale du Centre,  Sud et Est, le rapport d&rsquo;audit r&eacute;v&egrave;le des d&eacute;penses de caisse non  justifi&eacute;es &agrave; Yaound&eacute; pour une valeur de 5.670.000 Fcfa&nbsp;; des  justificatifs des d&eacute;penses de fonctionnement sans d&eacute;charge, et donc non  &eacute;ligibles pour un montant de 3.756.500 Fcfa&nbsp;; des retraits bancaires  dont l&rsquo;utilisation reste &agrave; justifier pour un montant de 19.480.000  Fcfa&nbsp;; un compte bancaire Express Union si&egrave;ge, montant des retraits &agrave;  justifier 2.225.874 Fcfa&nbsp;; un compte bancaire &agrave; Afriland first bank  Yaound&eacute; pour un montant &agrave; justifier suite au comit&eacute; de r&eacute;partition des  droits d&rsquo;ex&eacute;cution publique de janvier 2009 pour indemnit&eacute;s non  d&eacute;charg&eacute;es par les suppos&eacute;s 3.500.000fcfa&nbsp;; des ch&egrave;ques &eacute;mis dont les  b&eacute;n&eacute;ficiaires ne sont pas identifi&eacute;s de l&rsquo;ordre de 5.473.434 Fcfa.<\/p>\n<p>Le document fait &eacute;galement mention de l&rsquo;existence d&rsquo;un compte  bancaire &agrave; la SGBC Yaound&eacute; avec des retraits de 13.000.000fcfa (op&eacute;r&eacute;s  par Ngaska et Mbiatcha, qui seraient une seule et m&ecirc;me personne). Quant &agrave;  l&rsquo;utilisation de cette somme, on peut lire que seulement 2.880.000 Fcfa  sont justifi&eacute;s et qu&rsquo;un montant de 10.120.000 Fcfa reste &agrave; justifier.  S&rsquo;agissant de la d&eacute;l&eacute;gation du Littoral et Sud-Ouest, l&rsquo;audit note  l&rsquo;utilisation de la somme de 9.557.183fcfa qui reste &agrave; justifier. &laquo;&nbsp;De  mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, l&rsquo;utilisation d&rsquo;une somme totale de 60.126.991Fcfa est  rest&eacute;e non justifi&eacute;e au cours de notre mission&nbsp;&raquo;, conclut l&rsquo;expert  comptable Achille Aim&eacute; Niebou. Autre curiosit&eacute;, la SOCAM selon l&rsquo;audit,  fonctionne avec cinq comptes bancaires ouverts &agrave; Yaound&eacute;, et plusieurs  comptes dans les d&eacute;l&eacute;gations. &laquo;&nbsp;Il est ressorti que seul le Dg est  signataire de tous les comptes bancaires &agrave; l&rsquo;exception du compte de la  Sgbc o&ugrave;, il cosignait avec la PCA. Aucun rapprochement bancaire n&rsquo;a &eacute;t&eacute;  effectu&eacute;&nbsp;&raquo; lit-on.<\/p>\n<p><strong>Controverse autour des d&eacute;tournements<\/strong><\/p>\n<p>Le document fait &eacute;talage de plusieurs autres retraits faits au nom de  la PCA, Odile Ngaska dont les utilisations ne sont pas justifi&eacute;es.  Ceux-ci sont op&eacute;r&eacute;s&nbsp;successivement les&nbsp;: 24 avril, 19 mai et 2 octobre  2009, aux montants de 6 millions et deux fois 7 millions respectivement.  Quant aux retraits op&eacute;r&eacute;s par le Dg Kabelok dont les utilisations ne  sont pas justifi&eacute;s, ils remontent aux dates des&nbsp;: 17 juillet, 14  septembre et le 20 octobre 2009 aux montants de&nbsp;: 250.000 Fcfa, 900.000  Fcfa et 1.100.000 Fcfa. Soit un total de 2.250.000 Fcfa. S&rsquo;ajoutent &agrave;  ces op&eacute;rations non justifi&eacute;es quelques retraits non comptabilis&eacute;s &agrave; la  Socam et dont les b&eacute;n&eacute;ficiaires ne sont pas identifi&eacute;s, pour un total de  31.250.000 Fcfa. Soit une somme rel&egrave;ve-t-on de 47.200.000 Fcfa, &agrave;  justifier sur le compte bancaire de la SGBC.<\/p>\n<p>L&rsquo;audit note pour le d&eacute;plorer l&rsquo;usage de faux et de la surfacturation  &agrave; travers la fabrication des factures fictives pour justifier certaines  d&eacute;penses.<\/p>\n<p>On y decouvre que la plupart des distractions financi&egrave;res  s&rsquo;expliquent du fait que la PCA ne dispose pas de marge de man&oelig;uvre pour  s&rsquo;affranchir des malveillances et les compromissions dont elle est  otage. &laquo;&nbsp;On observe une certaine gabegie entretenue par les 15  administrateurs de la Socam, r&eacute;unis dans le cadre du comit&eacute; technique de  pilotage des r&eacute;partitions des DEP. Ils ont per&ccedil;u collectivement une  somme de 7.500.000 Fcfa, soit 500.000 Fcfa chacun&nbsp;&raquo;, explique un agent  en service dans le d&eacute;partement financier.  Selon lui, cette op&eacute;ration  est constitutive de d&eacute;tournement de derniers publics d&rsquo;autant plus que  lesdits fonds, sont de l&rsquo;argent public repr&eacute;sentant la subvention  d&eacute;bloqu&eacute;e par le minist&egrave;re de la Culture&nbsp;; de l&rsquo;argent qui n&rsquo;&eacute;tait pas  destin&eacute; &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration des administrateurs.<\/p>\n<p>Dans les rangs des artistes hostiles &agrave; la SOCAM, on pense que la  ministre de la Culture, en fermant les yeux sur l&rsquo;inexp&eacute;rience  manag&eacute;riale des personnes port&eacute;es au tr&ocirc;ne de la SOCAM, est  solidairement responsable de la situation. Une certaine tendance affirme  que la d&eacute;sarticulation de la soci&eacute;t&eacute; est d&rsquo;autant plus nocive qu&rsquo;il y a  un manque de coordination des activit&eacute;s des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s r&eacute;partis en zones.  Chacun d&rsquo;eux g&egrave;re son &laquo;&nbsp;El Dorado&nbsp;&raquo; &agrave; sa mani&egrave;re et dispose des  redevances per&ccedil;ues &agrave; sa guise, sans aucune obligation de reddition des  comptes &agrave; sa hi&eacute;rarchie. A quelques mois de la fin de son mandat pr&eacute;vu  pour le mois de juin 2011, la PCA dont certains artistes r&eacute;clament la  d&eacute;mission et le d&eacute;part en douce, saura-t-elle sauver son fauteuil&nbsp;?<\/p>\n<p><strong>Focal: Odile Ngaska crie au complot et &agrave; la machination<\/strong><\/p>\n<p>&laquo;&nbsp;Les gens sont camoufl&eacute;s et tapis dans l&rsquo;ombre. Ils tirent les  marrons du feu et veulent me d&eacute;stabiliser. Mais en fait, ce n&rsquo;est pas  moi qui suis principalement vis&eacute;e. Les auteurs de cet amas de tracts  veulent surtout atteindre le ministre de la Culture qui a mis en place  la SOCAM que beaucoup d&rsquo;entre eux n&rsquo;ont jamais accept&eacute;e&nbsp;&raquo;. La PCA que  nous avons rencontr&eacute;e, nie tout et rejette en bloc les accusations de  gabegie, de pillages, de malversations financi&egrave;res et de d&eacute;tournements  de fonds. Elle parle d&rsquo;une machination bien huil&eacute;e, dont le seul but  pour les &laquo;&nbsp;conspirateurs&nbsp;&raquo; est de la d&eacute;barquer. &laquo;&nbsp;Le document ne porte  pas le nom, ni l&rsquo;identit&eacute; des signataires. Ce sont des vulgaires  anonymes, des ennemis de la SOCAM. Je soup&ccedil;onne beaucoup d&rsquo;entre eux&nbsp;;  mais comme ils n&rsquo;ont pas voulu porter le chapeau, je ne veux pas non  plus citer des noms&nbsp;&raquo; avoue-t-elle. Odile Ngaska pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un  &laquo;&nbsp;document de confusion&nbsp;&raquo;&nbsp;; m&ecirc;me si elle reconna&icirc;t toutefois de mani&egrave;re  voil&eacute;e, que quelques pi&egrave;ces contenues dans le document sont peut-&ecirc;tre  authentiques, mais elle se r&eacute;tracte par la suite pour indiquer que&nbsp;:  &laquo;&nbsp;lorsqu&rsquo;il y a dans une compilation, un montage du vrai et du faux, le  faux l&rsquo;emporte sur le reste&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>Tout en clamant son innocence, la PCA d&eacute;nonce le comportement malsain  des agitateurs qui soutirent les documents d&rsquo;une entreprise pour les  mettre sur la place publique. &laquo;&nbsp;Tous ces gens qui inventent des choses  pour ternir mon image n&rsquo;ont qu&rsquo;&agrave; bien se tenir. Je vais d&eacute;poser une  plainte contre ce groupe d&rsquo;artistes. J&rsquo;ai ma conscience tranquille, je  n&rsquo;ai pas vol&eacute;&nbsp;; je ne g&egrave;re pas, je cosigne simplement&nbsp;&raquo;, se d&eacute;fend-elle.  &nbsp; &laquo;&nbsp;Ce qui m&rsquo;arrive n&rsquo;est pas un fait nouveau. Nous sommes dans les  derniers mois de la fin de mon mandat. Les gens veulent agiter les  consciences des artistes, proc&eacute;der par la violence pour me pousser &agrave; la  d&eacute;mission afin de s&rsquo;emparer de la SOCAM. C&rsquo;est injuste que ce tissu  d&rsquo;intrigues m&rsquo;accable&nbsp;; qu&rsquo;ils me laissent au moins terminer mon  mandat&nbsp;&raquo;, gronde-t-elle. Et de poursuivre qu&rsquo;elle n&rsquo;a rien &agrave; gagner dans  ces batailles d&rsquo;artistes musiciens d&eacute;pourvus de tout fondement. Elle  soutient qu&rsquo;elle n&rsquo;avait postul&eacute; &agrave; rien, mais qu&rsquo;elle s&rsquo;est retrouv&eacute;e l&agrave;  par hasard&nbsp;; aussi est-elle surprise que des &laquo;&nbsp;agents doubles&nbsp;&raquo; la  traitent aujourd&rsquo;hui d&rsquo;incomp&eacute;tente. &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu apporter un r&ecirc;ve,  celui de r&eacute;volutionner le monde artistique en introduisant la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;  dans la maison et en faisant que l&rsquo;artiste puisse vivre de son art.  &nbsp;J&rsquo;ai voulu sortir l&rsquo;artiste camerounais du trou pour le mettre dans la  s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, mais je me suis retrouv&eacute;e &agrave; g&eacute;rer les conflits et les clans.  M&ecirc;me comme on ne m&rsquo;a pas laiss&eacute;e assez de temps pour travailler, j&rsquo;ai  fait ce que j&rsquo;ai pu et je consid&egrave;re que c&rsquo;est une mission bien  accomplie&nbsp;&raquo; conclut-elle.<\/p>\n<p>\n<span>souley.onoholio<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rien ne va plus entre le pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration et les artistes musiciens, membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile camerounaise de l\u2019art&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30215","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30215","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30215"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30215\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30215"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30215"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30215"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}