{"id":30225,"date":"2010-09-17T00:03:58","date_gmt":"2010-09-17T00:03:58","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4016\/","title":{"rendered":"Le th\u00e9\u00e2tre camerounais \u00e0 l&rsquo;ombre des tr\u00e9teaux **"},"content":{"rendered":"<p>Le Cameroun ne dispose pas encore d&rsquo;un annuaire des spectacles dans le domaine des arts vivants, comme c&rsquo;est le cas dans de nombreux pays o\u00f9 la vie culturelle est bien organis\u00e9e et o\u00f9 les diff\u00e9rents spectacles font l&rsquo;objet d&rsquo;une programmation rigoureuse et suivie, sans cacophonie ni improvisation. &#8211; <\/p>\n<p><b><font color=\"#000000\"> <\/font><\/b><\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <br \/>\nSeuls les Centres Culturels et les Alliances franco  camerounaises ont, de temps en temps, des activit&eacute;s cordonn&eacute;es, o&ugrave; on  voit un spectacle programm&eacute; en boucle &agrave; Yaound&eacute;, Douala, Bamenda,  Dschang&hellip; On peut donc difficilement se faire une opinion sur la vie et  la vitalit&eacute; de notre th&eacute;&acirc;tre. Toutes les actions qui ont cours dans ce  domaine sont disparates, mal cordonn&eacute;es et d&rsquo;un amateurisme criard ;  elles n&rsquo;ont par cons&eacute;quent pas de vrai &eacute;cho, &agrave; l&rsquo;exception des Retic de  Ambroise Mbia et des Sc&egrave;nes d&rsquo;Eb&egrave;ne de Tony Mefe. Les Retic donnent  g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; voir plus de repr&eacute;sentations &eacute;trang&egrave;res que de pi&egrave;ces  d&rsquo;auteurs camerounais, mis en sc&egrave;ne par des troupes locales. Les Sc&egrave;nes  d&rsquo;Eb&egrave;ne autant que les Retic ont pour vocation originelle de donner &agrave;  voir ce que notre th&eacute;&acirc;tre a de meilleur. Mais dans le contexte paup&eacute;ris&eacute;  qui est le n&ocirc;tre, le meilleur n&rsquo;est g&eacute;n&eacute;ralement que l&rsquo;existant. Et l&agrave;  o&ugrave; le b&acirc;t blesse, c&rsquo;est quant les troupes retenues pour ces deux  manifestations se mettent pr&eacute;cis&eacute;ment au travail pour les besoins de la  cause, l&rsquo;avant veille de la programmation. Ce n&rsquo;est tr&egrave;s souvent  qu&rsquo;apr&egrave;s coup, dans le cas des Sc&egrave;nes d&rsquo;Eb&egrave;ne que la troupe prim&eacute;e &agrave;  l&rsquo;issue de la manifestation peut avoir un calendrier pour tourner dans  deux ou trois villes. <\/p>\n<p>Mais ni les com&eacute;diens ni les metteurs en  sc&egrave;ne, encore moins les op&eacute;rateurs culturels ne sont &agrave; bl&acirc;mer. La  culture est un domaine o&ugrave; on ne peut pas moissonner autre chose que ce  que l&rsquo;on a sem&eacute;. Une programmation des spectacles ne peut se faire sans  que, sur le plan infrastructurel le minimum ne soit disponible. Sans  absorber autant de ressources financi&egrave;res que le cin&eacute;ma, certaines  pi&egrave;ces ne peuvent &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;es sans un investissement minimal. Le  statut m&ecirc;me du th&eacute;&acirc;tre dans notre pays ne peut permettre d&rsquo;escompter des  prestations de grande qualit&eacute;. Chez nous en effet, le th&eacute;&acirc;tre est un  &quot;semi-loisir&quot; au sens o&ugrave; Joffre Dumazedier entend cette expression,  c&rsquo;est-&agrave;-dire une activit&eacute; qui, &quot;tout en ayant une dimension utilitaire  et tout en conservant un lien avec le travail professionnel ou la  production domestique, [est] d&rsquo;abord et avant tout [con&ccedil;u] comme  [activit&eacute;] d&rsquo;expression de soi dans le temps libre&quot;. <\/p>\n<p>Les  com&eacute;diens camerounais ont donc beau jeu de se livrer &agrave; d&rsquo;autres  activit&eacute;s et de ne r&eacute;server au th&eacute;&acirc;tre qu&rsquo;un temps r&eacute;siduel. Dans le cas  du th&eacute;&acirc;tre universitaire qui a fait la fiert&eacute; de notre pays sous la  direction de Mme Jacqueline Leloup, c&rsquo;est l&rsquo;association heureuse de  professionnels (les enseignants de th&eacute;&acirc;tre de l&rsquo;universit&eacute; de Yaound&eacute;  d&rsquo;alors) et d&rsquo;amateurs (les &eacute;tudiants soci&eacute;taires du T.U.), chaperonn&eacute;s  par des instances universitaires d&rsquo;une grande sensibilit&eacute; culturelle qui  avait &eacute;t&eacute; la recette du succ&egrave;s. Mais il est loin le temps du T.U des  Bingono, Doho, Mbala Elise, etc. <br \/>\nActivit&eacute; r&eacute;duite au statut de semi  loisir, infrastructure inexistante, com&eacute;diens traqu&eacute;s par le besoin&hellip; on  ne peut d&egrave;s lors pas s&rsquo;&eacute;tonner de l&rsquo;immobilisme de nos troupes ou de ce  qui en tient lieu puisque, puisque la projection sur le plan  international ne peut se faire ex nihilo. L&rsquo;absence du Cameroun dans les  grands rendez-vous th&eacute;&acirc;traux internationaux devient cependant  pr&eacute;occupante. La vitrine du festival des francophonies d&rsquo;Avignon o&ugrave; on  peut voir presque tous les pays francophones repr&eacute;sent&eacute;s d&rsquo;ann&eacute;e en  ann&eacute;e est depuis longtemps ferm&eacute;e au Cameroun. Du 25 septembre au 7  octobre de cette ann&eacute;e encore, h&eacute;las, le Cameroun y est absent. M&ecirc;me &agrave;  l&rsquo;int&eacute;rieur du continent, nos troupes ne sont pas visibles. <\/p>\n<p><i> Par Marcelin Vounda Etoa *  <\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Cameroun ne dispose pas encore d&rsquo;un annuaire des spectacles dans le domaine des arts vivants, comme c&rsquo;est le cas dans de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30225","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30225","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30225"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30225\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30225"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30225"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30225"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}