{"id":30283,"date":"2010-10-22T09:11:05","date_gmt":"2010-10-22T09:11:05","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4074","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4074\/","title":{"rendered":"Fenac : Le rendez-vous manqu\u00e9 de 2010"},"content":{"rendered":"<p>Le silence persiste sur le festival des arts et de la culture \u00e0 deux mois de la fin de l\u2019ann\u00e9e. &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span class=\"13aria\"> <\/p>\n<p>Lors  de la pr&eacute;sentation des v&oelig;ux en janvier dernier, le ministre de la  Culture (Mincult), Ama Tutu Muna, avait annonc&eacute; la tenue de la 8&egrave;  &eacute;dition du festival nationale des arts et de la culture (Fenac). Lors de  la m&ecirc;me c&eacute;r&eacute;monie, la Mincult avait fait d&rsquo;autres annonces fortes.  Notamment l&rsquo;organisation des r&eacute;compenses (Awards) de la culture, et la  r&eacute;instauration du grand prix du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique devant  r&eacute;compenser des cr&eacute;ateurs d&rsquo;oeuvres de l&rsquo;esprit. En vue aussi, des  avanc&eacute;es dans l&rsquo;industrie cin&eacute;matographique et audiovisuelle, des appuis  &agrave; l&rsquo;industrie du livre et &agrave; la lecture, la construction d&rsquo;un village  culturel.<\/p>\n<p>A deux mois de la fin de l&rsquo;ann&eacute;e correspondant &agrave; la  tenue en 2008 du dernier rendez-vous de la culture camerounaise &agrave; Maroua  (du 19 au 23 d&eacute;cembre), aucun signe pouvant laisser entrevoir  l&rsquo;organisation cette ann&eacute;e du Fenac. Dans les couloirs du Mincult, la  question semble d&eacute;ranger. Les interlocuteurs apparaissent m&ecirc;me frileux.  &laquo;On s&rsquo;achemine vers  un report&raquo;, laisse entendre un responsable du  Mincult, qui pr&eacute;f&egrave;re requ&eacute;rir l&rsquo;anonymat, n&rsquo;ayant pas la comp&eacute;tence.  N&eacute;anmoins, peu avare en confidences, il ajoute que &laquo;le minist&egrave;re  attendait que la hi&eacute;rarchie donne le Ok. En fait, il se pose un probl&egrave;me  d&rsquo;argent&raquo;, tranche-t-il.<br \/>\nD&rsquo;ailleurs, &laquo;on m&rsquo;a demand&eacute; de venir  m&rsquo;inscrire. J&rsquo;ai dit que je n&rsquo;avais pas besoin de le faire pour les  s&eacute;lections&raquo;, confie la c&eacute;l&egrave;bre chanteuse Rachel Tsoungui rencontr&eacute;e dans  les couloirs du Mincult. L&rsquo;interpr&egrave;te de &laquo;Rom&eacute;o na Julietta&raquo; dans les  ann&eacute;es 70 &eacute;tait absente &agrave; Maroua en 2008. Un autre artiste rencontr&eacute; au  m&ecirc;me endroit, et qui a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; requ&eacute;rir l&rsquo;anonymat pour des raisons  &eacute;videntes, se plaint qu&rsquo;il n&rsquo;a pas encore &laquo;touch&eacute; le cachet&raquo; du Fenac  2008.<\/p>\n<p><b>Conjoncture<\/b><br \/>\nLe secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Mincult,  Manaouda Malachi, sollicit&eacute;, oriente vers le directeur des arts,  spectacles et entreprises culturelles (Dasec) Blaise Nkene, qui revient  d&rsquo;une mission en Chine. &laquo;C&rsquo;est la pr&eacute;sidence qui donne toujours le La&raquo;,  indique-t-il au t&eacute;l&eacute;phone, apr&egrave;s moult rendez-vous manqu&eacute;s. Il est plus  clair, en ce qui concerne la &laquo;hi&eacute;rarchie&raquo;. Il dit s&rsquo;abstenir de tout  commentaire, n&rsquo;ayant pas encore r&eacute;uni le maximum d&rsquo;informations,  laisse-t-il croire, lui qui aurait pass&eacute; toute la journ&eacute;e au Mincult  pour une longue r&eacute;union avec sa hi&eacute;rarchie, loin de ses bureaux  install&eacute;s au Mus&eacute;e national.<br \/>\nOr, le m&ecirc;me confident du minist&egrave;re de la  Culture rapporte qu&rsquo;une date avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e pour l&rsquo;&eacute;dition  2010. Notamment du 26 au 28 novembre prochain. Aussi restait-il &agrave;  choisir le site. Plusieurs noms circulaient : l&rsquo;esplanade du stade  Omnisports Ahmadou Ahidjo, le boulevard du 20 mai, le Palais des sports  et le Palais des Congr&egrave;s.<\/p>\n<p>Aucun desdits sites ne pr&eacute;sente un  signe de pr&eacute;paratifs de l&rsquo;un des plus grands rendez-vous culturels du  Cameroun. Car, il mobilise tous les secteurs de la culture, accueille  aussi bien les artistes camerounais qu&rsquo;&eacute;trangers. Il &eacute;tait question,  comme sus &eacute;voqu&eacute;, de cr&eacute;er un village culturel au lieu dit Vall&eacute;e de la  mort, qui servirait de mani&egrave;re d&eacute;finitive. Au Mincult, certains laissent  entendre que l&rsquo;organisation des activit&eacute;s culturelles du Cinquantenaire  &laquo;ont tout pris&raquo;, &eacute;voquant par ailleurs la r&eacute;duction du budget de l&rsquo;Etat  r&eacute;cemment.<br \/>\nPar ailleurs, il est constant que le bilan de l&rsquo;&eacute;dition  2008 organis&eacute;e &agrave; Maroua dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord n&rsquo;a pas encore  &eacute;t&eacute; fait. Et le minist&egrave;re de la Culture, selon des sources cr&eacute;dibles,  reste endett&eacute;, pour un &eacute;v&eacute;nement qui a co&ucirc;t&eacute; pr&egrave;s d&rsquo;un milliard Fcfa.  Des questions que l&rsquo;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral n&deg;1, Joseph Lob&egrave; a pr&eacute;f&eacute;r&eacute;  &eacute;viter, estimant qu&rsquo;il ne faisait pas partie du comit&eacute; d&rsquo;organisation du  Fenac.<\/p>\n<p>D&eacute;j&agrave; en 2008, la 7&egrave; &eacute;dition tenue six ans apr&egrave;s la  pr&eacute;c&eacute;dente, a souffert d&rsquo;un d&eacute;ficit organisationnel. Consid&eacute;r&eacute; par  certains comme chaotique. Le chanteur Donny Elwood en sait quelque  chose, lui &agrave; qui les organisateurs avaient laiss&eacute; entendre qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait  pas attendu alors qu&rsquo;il avait &eacute;t&eacute; formellement invit&eacute; ; la confusion  anim&eacute;e tout au long de la semaine au cours de laquelle, il &eacute;tait  difficile de savoir qui s&rsquo;occupe de quoi, qui est responsable de quoi,  tant les personnes interpell&eacute;es avaient la facilit&eacute; de renvoyer la  responsabilit&eacute; &agrave; d&rsquo;autres qu&rsquo;elles.<br \/>\nDans la m&ecirc;me lanc&eacute;e, le programme  des rencontres et autres activit&eacute;s &eacute;taient refaits toutes les minutes  et selon les dispositions des uns et des autres. Et, malgr&eacute; le succ&egrave;s  populaire de cette &eacute;dition du Fenac et la qualit&eacute; des artistes invit&eacute;s  qui, chaque soir, offraient des spectacles de grande envergure &agrave; un  public aussi nombreux qu&rsquo;enthousiaste, au soir du 23 d&eacute;cembre, l&rsquo;on est  rest&eacute; sur sa faim tant les espoirs mis en l&rsquo;organisation de ce Fenac ont  &eacute;t&eacute; difficiles &agrave; r&eacute;aliser. <br \/>\nL&rsquo;&eacute;dition 2010 n&rsquo;est pas encore mise sur  les rails alors qu&rsquo;elle avait &eacute;t&eacute; solennellement annonc&eacute;e. L&rsquo;ann&eacute;e 2011  rev&ecirc;t un int&eacute;r&ecirc;t politique important avec l&rsquo;organisation, en principe,  de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Un argument qui pourrait transformer la  biennale en un rendez-vous quinquennal. Il a fallu attendre six ans  entre Ebolowa et Maroua.<\/p>\n<p><i>Justin Blaise Akono<\/i> <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le silence persiste sur le festival des arts et de la culture \u00e0 deux mois de la fin de l\u2019ann\u00e9e. &#8211; &nbsp;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30283","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30283","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30283"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30283\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30283"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30283"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30283"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}