{"id":30332,"date":"2010-12-24T12:10:50","date_gmt":"2010-12-24T12:10:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4126","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4126\/","title":{"rendered":"Livre : Tranches de vie \u00e0 Humanland"},"content":{"rendered":"<p>Dans son journal intime, Hilaire Sikounmo a capt\u00e9 son quotidien et celui qui l&rsquo;entourent pour en faire une fresque bigarr\u00e9e.  &#8211; <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On pourrait le situer entre le penseur et le conteur. En 62 ans de  vie terrestre, Hilaire Sikounmo a pris le temps d&rsquo;observer le monde qui  l&rsquo;entoure. Et, en enseignant (36 ans dans les lyc&eacute;es et coll&egrave;ges), il a  constitu&eacute; un br&eacute;viaire de m&eacute;ditations, ou, comme il est qualifi&eacute; dans la  postface, &laquo;un recueil de bouts de pens&eacute;es, d&rsquo;&eacute;motions, d&rsquo;id&eacute;es fortes  qui semblent avoir affect&eacute; l&rsquo;auteur tout au long de son existence de  sexag&eacute;naire comme p&eacute;dagogue et citoyen panafricaniste pr&eacute;cautionneux&raquo;.<br \/>\n&laquo;D&eacute;bris  de r&ecirc;ves. Pens&eacute;es &agrave; la carte&raquo; n&rsquo;est donc pas un roman, encore moins un  recueil de nouvelles au sens litt&eacute;raire du terme. C&rsquo;est une chronique  mondaine qui restitue des tranches de vie extraordinaires dans un pays  ordinaire, le v&eacute;cu ordinaire dans un environnement extraordinaire. En  267 tableaux, il balaye l&rsquo;univers qui l&rsquo;entoure, scrute les faits et  gestes des bip&egrave;des, questionne la vie, sonde nos envies, moque nos  petits travers et salue nos grands combats.<br \/>\nCette esp&egrave;ce de journal  intime s&rsquo;int&eacute;resse aux choses vues, entendues, senties. Il s&rsquo;int&eacute;resse &agrave;  l&rsquo;&eacute;ducation, &agrave; la condition f&eacute;minine, &agrave; la religion et &agrave; ses travers, &agrave;  la condition humaine. Il s&rsquo;arr&ecirc;te sur des g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s et se penche sur  les faits et m&eacute;faits de la Fran&ccedil;afrique. Et la mondialisation, alors ?  Pour M. Sikounmo, elle n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un &laquo;masque de l&rsquo;&eacute;conomisme  pour mieux asseoir la domination de l&rsquo;Occident. Sur le plan culturel,  elle s&rsquo;est longtemps d&eacute;ploy&eacute;e sur les ailes des religions dites  universelles&raquo;.<\/p>\n<p>Chaque morceau de ces fragments de vie constitue un bout de miroir  grossissant, brandi &agrave; la face de chacun. L&rsquo;auteur se veut  particuli&egrave;rement incisif lorsqu&rsquo;il &eacute;voque les fameuses associations  tribales qui foisonnent &agrave; travers le Cameroun, v&eacute;ritables replis  identitaires d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;go&iuml;stes, derri&egrave;re lesquels se concoctent de  vilains complots humains.<br \/>\nComme on s&rsquo;en doute, les anecdotes, id&eacute;es  et le&ccedil;ons de &laquo;D&eacute;bris de r&ecirc;ves. Pens&eacute;es &agrave; la carte&raquo; ne constituent pas  une histoire lin&eacute;aire. Cette gamme de sc&eacute;narios n&rsquo;a pour seul fil  conducteur que cette tentative de montrer et de d&eacute;montrer, de diss&eacute;quer  des paroles et des faits pour en faire une fresque. <br \/>\nHilaire  Sikounmo, qui a su saisir des moments fugaces que beaucoup n&rsquo;ont pas  souvent le temps de coller dans un coin de leur m&eacute;moire, qualifie ce  travail de chirurgie d&rsquo;&laquo;enfilage de globules spirituels&raquo;, de &laquo;perles de  la pens&eacute;e&raquo;. Cette diversit&eacute; &eacute;ditoriale, qui fleure bon la sagesse  ancestrale, en fait sans conteste un document apaisant et un concentr&eacute;  d&rsquo;id&eacute;es non re&ccedil;ues. R&ecirc;ves en stock, pens&eacute;es au choix.<\/p>\n<p>F&eacute;lix C. Ebol&eacute; Bola<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son journal intime, Hilaire Sikounmo a capt\u00e9 son quotidien et celui qui l&rsquo;entourent pour en faire une fresque bigarr\u00e9e. &#8211; &nbsp;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30332","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30332","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30332"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30332\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30332"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30332"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30332"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}