{"id":30339,"date":"2010-12-24T12:29:00","date_gmt":"2010-12-24T12:29:00","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4133","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4133\/","title":{"rendered":"Le livre du jour : Le cinquantenaire des anarchies en Afrique"},"content":{"rendered":"<p>Dans \u00ab Tourisme en R\u00e9publique banani\u00e8re \u00bb, le g\u00e9ographe Valentin Ateba milite pour le changement. &#8211; <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au moment o&ugrave;, partout en Afrique, les &Eacute;tats c&eacute;l&egrave;brent le cinquantenaire  de leurs ind&eacute;pendances &agrave; travers des manifestations parfois au dessus  de leurs revenus, Valentin Ateba Abeng vient rappeler que tout a empir&eacute;  depuis le d&eacute;part des &laquo;Blancs&raquo;.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le recueil de six nouvelles intitul&eacute; &laquo;Tourisme en R&eacute;publique  banani&egrave;re&raquo; (Ifrikiya, 2010), l&rsquo;auteur d&eacute;crit le malaise que vivent les  soci&eacute;t&eacute;s africaines depuis leur accession &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance. &laquo;Au moment  o&ugrave; les pays africains, dans leur immense majorit&eacute;, c&eacute;l&egrave;brent le  cinquantenaire de leurs ind&eacute;pendances, la n&eacute;cessit&eacute; pour les d&eacute;cideurs  politiques de faire le bilan de leur parcours est alors devenue un  imp&eacute;ratif cat&eacute;gorique&raquo;, &eacute;crit Th&eacute;ophile Yimgaing Moyo, le pr&eacute;sident de  l&rsquo;Ordre national des architectes qui signe la pr&eacute;face de cet ouvrage.  Selon Valentin Ateba Abeng, ce bilan n&rsquo;est pas reluisant, dans la mesure  o&ugrave;, en cinquante ans d&rsquo;ind&eacute;pendance, les choses ont plut&ocirc;t recul&eacute;. &nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Valentin Ateba Abeng balade le lecteur dans un pays nomm&eacute; le Gwana, o&ugrave;  il lui d&eacute;montre que depuis un demi-si&egrave;cle, rien n&rsquo;a boug&eacute;. &laquo;Au Gwana, je  r&eacute;apprenais donc &agrave; vivre dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; tout avait chang&eacute; sauf  l&rsquo;ordre politique, la superficie et les divisions administratives (&hellip;)  Longtemps avant mon d&eacute;part, le prince-gouverneur, comme on l&rsquo;appelle  ici, &eacute;tait d&eacute;j&agrave; au pouvoir ; &agrave; mon retour, c&rsquo;&eacute;tait toujours lui qui  &eacute;tait l&agrave;&raquo;, affirme par exemple l&rsquo;auteur dans &laquo;Comment a-t-il r&eacute;ussi &agrave;  confisquer le pouvoir ?&raquo;, la quatri&egrave;me nouvelle. Le livre de Valentin  Ateba Abeng permet au lecteur de vivre les r&eacute;alit&eacute;s de l&rsquo;Afrique en  revenant surtout sur des faits d&rsquo;actualit&eacute; comme la faillite des  entreprises. &laquo; La Soci&eacute;t&eacute; sucri&egrave;re de M&eacute;lan (Sosumel) produisait environ  mille tonnes de sucre par mois, d&eacute;crit-il dans &laquo;Deux poids, deux  mesures&raquo;. Ce sucre &eacute;tait de bonne qualit&eacute;, mais assez cher pour le  porte-monnaie des Melanais &raquo;. On pourrait tout de suite faire le  rapprochement entre M&eacute;lan et le Cameroun, quand on sait que jusqu&rsquo;&agrave; il y  a peu, le Cameroun a v&eacute;cu une grave p&eacute;nurie de sucre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les six recueils qui composent son ouvrage, l&rsquo;auteur d&eacute;montre que  si rien n&rsquo;a boug&eacute; en Afrique en cinquante ans d&rsquo;ind&eacute;pendance, c&rsquo;est &agrave;  cause de l&rsquo;anarchie qui y r&egrave;gne. Chacun n&rsquo;en fait qu&rsquo;&agrave; sa t&ecirc;te. C&rsquo;est  dire &agrave; quel point l&rsquo;argent peut avoir un pouvoir, pourvu qu&rsquo;on fasse  partie des cercles de d&eacute;cision. On comprend ainsi pourquoi, selon  Valentin Ateba Abeng, des riches hommes d&rsquo;affaires en mal de pouvoir  rejoignent le parti du &laquo;prince-gouverneur&raquo; pour b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;immunit&eacute;  dont il les couvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Ateba Biwol&eacute;<\/em><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Valentin Ateba Abeng<br \/>\nTourisme en R&eacute;publique banani&egrave;re<br \/>\nEditions Ifrikiya, Yaound&eacute;<br \/>\n148 pages, 2010<br \/>\nPrix : 4 000Fcfa <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans \u00ab Tourisme en R\u00e9publique banani\u00e8re \u00bb, le g\u00e9ographe Valentin Ateba milite pour le changement. &#8211; Au moment o&ugrave;, partout en Afrique,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30339","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30339","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30339"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30339\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30339"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30339"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30339"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}