{"id":30355,"date":"2011-01-26T15:38:37","date_gmt":"2011-01-26T15:38:37","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4149","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4149\/","title":{"rendered":"Cin\u00e9ma: O\u00f9 sont pass\u00e9s les r\u00e9alisateurs camerounais"},"content":{"rendered":"<p>Le manque de salles et l\u2019absence aux festivals locaux rythment la vie des cin\u00e9astes camerounais. &#8211; <\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><span style=\"font-family: Arial;\">Il  y a de cela deux ans, pr&eacute;cis&eacute;ment     en 2008, la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision TV5 Monde, diffusait la s&eacute;rie &laquo;&nbsp;Trois  filles deux gar&ccedil;ons&nbsp;&raquo;. Beaucoup de personnes n&rsquo;ont pas cru que le  producteur r&eacute;alisateur &eacute;tait Camerounais&raquo;, se souvient encore Lambert  Ndzana, naturellement r&eacute;alisateur et producteur de ce Sitcom diffus&eacute;  pendant plusieurs mois sur la cha&icirc;ne fran&ccedil;aise, pour le compte de LN  Production, bas&eacute;e au quartier Ekoum-Ndoum &agrave; Yaound&eacute;, o&ugrave; Lambert Ndzana a  &eacute;galement ouvert un centre de formation aux m&eacute;tiers de l&rsquo;audiovisuel.  Notamment du cin&eacute;ma.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\">Des cin&eacute;astes camerounais ont souvent &eacute;t&eacute; aur&eacute;ol&eacute;s sur la sc&egrave;ne internationale, en occurrence au<span> <\/span>Festival  panafricain du film de Ouagadougou (Fespaco), Daniel Kamga, Bassek Ba  Kobhio, pour ne citer que ceux-l&agrave;, sont des exemples vivant.  Actuellement, le cin&eacute;ma camerounais, &laquo; se porte mal &raquo;, comme le souligne  Blaise Nnomo Zanga pour qui les cin&eacute;astes produisent davantage des  courts m&eacute;trages. &laquo;&nbsp;Les films r&eacute;alis&eacute;s par ces derniers, ne sont plus  sous les feux des projecteurs&nbsp;&raquo;, commente-t-il. Qu&rsquo;est-ce qui ce passe,  le cin&eacute;ma camerounais est-il en train de mourir ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\">Pour Blaise Nnomo Zanga, cin&eacute;aste, r&eacute;alisateur du film &laquo;M&ocirc;n ayon &raquo;, le cin&eacute;ma camerounais traverse d&rsquo;&eacute;normes difficult&eacute;s. &laquo;<em>Produire  un film exige beaucoup de moyens financiers. Ce secteur n&rsquo;est plus  financ&eacute;, en plus, les r&eacute;alisateurs n&rsquo;ont pas de formation ad&eacute;quate <\/em>&raquo;. L&rsquo;ancien directeur de la cin&eacute;matographie au minist&egrave;re de la Culture, aujourd&rsquo;hui &agrave; la retraite, poursuit&nbsp;: &laquo; <em>les films produits ne sont plus vendus au Cameroun, la piraterie a pris le dessus<\/em> &raquo;. C&rsquo;est pourquoi &laquo; <em>certains pr&eacute;f&egrave;rent produire leur film &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger <\/em>&raquo;. Lambert Ndzana, pour sa part, trouve que &laquo; <em>le cin&eacute;ma camerounais est dans le coma<\/em> &raquo;, pour plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation. Il pr&eacute;cise que &laquo; <em>je ne produis pas pour le Cameroun, mes films ont une port&eacute;e internationale<\/em>&raquo;. Selon ce dernier, &laquo;<em>c&rsquo;est la mauvaise organisation des cin&eacute;astes qui a caus&eacute; la mort du cin&eacute;ma<\/em>&raquo;. Le r&eacute;alisateur et producteur de la s&eacute;rie &laquo; <em>Trois filles deux gar&ccedil;ons <\/em>&raquo;,  trouve que parler d&rsquo;un manque de financement dans le secteur  cin&eacute;matographique au Cameroun, &laquo; est une insulte aux op&eacute;rateurs  &eacute;conomiques et certaines entreprises pr&eacute;sentes dans le pays &raquo;.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\">Charlotte Ngo Manyo, jeune r&eacute;alisatrice, sait o&ugrave; sont pass&eacute;s les r&eacute;alisateurs camerounais&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Ils  sont ailleurs. Car, on veut tuer les jeunes dans ce pays. O&ugrave; sont les  salles&nbsp;? O&ugrave; allons-nous diffuser&nbsp;? Le minist&egrave;re de la Culture pr&eacute;f&egrave;re  d&eacute;penser 300 millions Fcfa pour acheter un car. Moi, je lance une  tourn&eacute;e dans plusieurs pays africains<\/em> &raquo;, annonce-t-elle. La plupart  des r&eacute;alisateurs camerounais ayant pignon sur rue ne sont pas  joignables. Pour Charlotte Ngo Manyo, ils doivent &eacute;galement &ecirc;tre hors du  pays. H&eacute;l&egrave;ne Ebah, r&eacute;alisatrice et productrice, est retourn&eacute;e en France  en 2008 par exemple. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\"><strong>Financement<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\">Selon le promoteur de LN Production, &laquo;<em>m&ecirc;me  les producteurs de films de renom sont aussi confront&eacute;s &agrave; des probl&egrave;mes  financiers. Mais, ils les surmontent. C&rsquo;est l&rsquo;esprit de cr&eacute;ativit&eacute; qui  manque &agrave; nos cin&eacute;astes<\/em>&raquo;. Les cin&eacute;astes camerounais ont de bonnes  id&eacute;es, mais ils se heurtent au niveau du montage des projets. Jusqu&rsquo;en  2003, le Gicam (groupement inter patronat du Cameroun), les Brasseries  du Cameroun, la  Mobile telephony Network (Mtn) et Orange Cameroun  finan&ccedil;aient des projets de films. Mais, &laquo;&nbsp;<em>certains r&eacute;alisateurs utilisaient cet argent &agrave; d&rsquo;autres fins<\/em> &raquo;, confie Lambert Ndzana. La marque Beaufort des Brasseries du Cameroun par exemple, &laquo;<em>finan&ccedil;ait &agrave; une hauteur de 500 millions de francs le cin&eacute;ma<\/em>&raquo;.  Mais les dirigeants de cette soci&eacute;t&eacute; ont d&eacute;cid&eacute;s de suspendre ce  financement. Tel a aussi &eacute;t&eacute; le cas avec la soci&eacute;t&eacute; de t&eacute;l&eacute;phonie  mobile. Mtn ne finance plus les r&eacute;alisateurs camerounais depuis 2006 &agrave;  cause de leur &laquo; manque de s&eacute;rieux &raquo;. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\">A  en croire M. Ndzana, &laquo; le cin&eacute;ma camerounais ne prosp&egrave;re pas parce que  le sc&eacute;nario, est mal &eacute;cris &agrave; la base. Le sc&eacute;nario doit avoir une  description maximale du tournage &raquo;.Et pour se faire, &laquo; l&rsquo;&eacute;quipe de  r&eacute;alisation et de production d&rsquo;un film, doit &ecirc;tre compos&eacute;e de  professionnels &raquo;. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour palier ces manquements que ce  dernier &agrave; ouvert une &eacute;cole qui forme des jeunes dans &laquo; dans 7 fili&egrave;res  incontournables dans le cin&eacute;ma &raquo;. Cette &eacute;cole a le &laquo; soutien du Goethe  institut, et des enseignants allemands sont souvent sollicit&eacute;s pour  rehausser la qualit&eacute; de la formation &raquo;, laisse entendre le fondateur. Ce  dernier explique qu&rsquo;il a commenc&eacute; le m&eacute;tier de cin&eacute;aste dans le tas,  c&rsquo;est &agrave; la longue qu&rsquo;il s&rsquo;est sp&eacute;cialis&eacute; dans des &eacute;coles et institut,  notamment en France. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-family: Arial;\">Celui-ci  confie &laquo; revenir d&rsquo;Allemagne o&ugrave; je me suis rendu avec 6 de mes  &eacute;tudiants pour tourner un cours m&eacute;trage de 10 minutes &raquo;. Pour Blaise  Nnomo Zanga, dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;Institut national de l&rsquo;enseignement  cin&eacute;matographique de Ouagadougou au Burkina Faso, &laquo; il est important que  les cin&eacute;astes camerounais aient une bonne formation &raquo;. C&rsquo;est pourquoi  le r&eacute;alisateur Bassek Ba Kobhio a ouvert depuis septembre dernier, avec  des subventions de la France, de la Belgique, de l&rsquo;Espagne et de  l&rsquo;Allemagne, &laquo; classe cin&eacute;ma des Ecrans noires &raquo;.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" class=\"MsoNormal\"><strong><em><span style=\"font-family: Arial;\">Source&nbsp;: Mutations<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le manque de salles et l\u2019absence aux festivals locaux rythment la vie des cin\u00e9astes camerounais. &#8211; &nbsp;Il y a de cela deux&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30355","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30355"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30355\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}