{"id":30400,"date":"2011-04-30T10:37:15","date_gmt":"2011-04-30T10:37:15","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4201","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4201\/","title":{"rendered":"32 \u00e9crivains disent l&rsquo;ind\u00e9pendance"},"content":{"rendered":"<p>Livre-entretien. \u201cInd\u00e9pendances cha-cha\u201d publi\u00e9 par un collectif d&rsquo;\u00e9diteurs interroge des auteurs de 14 pays d&rsquo;Afrique sur cette probl\u00e9matique. &#8211; <\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong><br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ind&eacute;pendance cha-cha &raquo;. Le c&eacute;l&egrave;bre tube du chanteur congolais Joseph  Kabassele Tshamala, alias Grand Kall&eacute;, symbole fort de ralliement au  moment des ind&eacute;pendances africaines, a &eacute;t&eacute; emprunt&eacute; pour &ecirc;tre le titre  d&rsquo;un livre-entretien publi&eacute; en 2010 par les &eacute;ditions Magellan &amp; Cie,  en partenariat avec Apic (Alg&eacute;rie), Eburnie (C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire) et Ifrikiya  (Cameroun). Malgr&eacute; son succ&egrave;s, cette chanson n&rsquo;est pas l&rsquo;unique  illustration de l&rsquo;ind&eacute;pendance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pierre Astier, le directeur de la collection Miniatures dans laquelle  para&icirc;t l&rsquo;ouvrage, explique que cette litt&eacute;rature &laquo; a apport&eacute; son tribut &agrave;  une culture multi-mill&eacute;naire dont on ne per&ccedil;oit pas encore l&rsquo;immense  rayonnement dans le monde &raquo;. L&rsquo;&eacute;crivain gabonais Jean Divassa Nyama  confirme : &laquo; Avant l&rsquo;ind&eacute;pendance, c&rsquo;est la litt&eacute;rature qui a lib&eacute;r&eacute;  l&rsquo;Afrique &raquo;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ouvrage est une mosa&iuml;que d&rsquo;interviews r&eacute;alis&eacute;es aupr&egrave;s de 32  &eacute;crivains de 14 pays d&rsquo;Afrique, qui, en 2010, ont c&eacute;l&eacute;br&eacute; le  cinquantenaire de leur ind&eacute;pendance. Le Cameroun, avec le S&eacute;n&eacute;gal, est  le pays le plus repr&eacute;sent&eacute; avec quatre auteurs : Eug&egrave;ne Ebod&eacute;, n&eacute; en  1962 et install&eacute; en France; Gaston Kelman, n&eacute; en 1953, vit en France;  Patrice Nganang, n&eacute; en 1970, vit aux Etats-Unis; et Fran&ccedil;ois Nkem&eacute;, n&eacute;  en 1968, vit &agrave; Yaound&eacute;. Ils r&eacute;pondent &agrave; des questions standard: comment  ils ont v&eacute;cu&nbsp; l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance, quel impact cet &eacute;v&eacute;nement a-t-il  eu sur leur &eacute;criture, ce qu&rsquo;ils pensent du fait qu&rsquo;ils &eacute;crivent en  fran&ccedil;ais, la langue de l&rsquo;ancien colonisateur et quel avenir ils  souhaitent &agrave; la litt&eacute;rature de leur pays. Les r&eacute;ponses sont aussi  disparates que le sont les profils des &eacute;crivains interrog&eacute;s, leurs  parcours et leurs pens&eacute;es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Politique nationale du livre<\/strong><br \/>\nSur l&rsquo;ind&eacute;pendance, Eug&egrave;ne Ebod&eacute; interpelle la responsabilit&eacute; des pays  qui ont organis&eacute; la muse &agrave; sac de l&rsquo;Afrique. Gaston Kelman, lui, veut se  d&eacute;barrasser du passer : &laquo; Ce n&rsquo;est pas tant d&rsquo;o&ugrave; je viens qui compte,  c&rsquo;est ce que je devient &raquo;, dit-il. Il soutient par ailleurs qu&rsquo;il n&rsquo;y a  jamais eu de guerre au Cameroun, alors que Patrice Nganang raconte le  g&eacute;nocide bamil&eacute;k&eacute;. Pour sa part, Fran&ccedil;ois Nk&eacute;m&eacute; pense que &laquo; la majeure  partie de la population ne voulait pas de cette ind&eacute;pendance &raquo; arriv&eacute;e  au moment o&ugrave; &laquo; les Camerounais en ont eu assez de tout ce maquis &raquo;. Les  auteurs ne s&rsquo;accordent pleinement que sur le fait que notre pays a  cruellement besoin d&rsquo;une politique du livre qui puisse booster la  production. Les ouvrages qui paraissent au Cameroun, explique l&rsquo;&eacute;diteur  Nk&eacute;m&eacute;, circulent tr&egrave;s mal localement, et pire encore &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Pour y  rem&eacute;dier, Eug&egrave;ne Ebod&eacute; pr&eacute;conise : les pouvoirs publics doivent &oelig;uvrer,  avec le concours de m&eacute;c&egrave;nes locaux, &agrave; l&rsquo;&eacute;panouissement des arts et &agrave; la  diffusion des &oelig;uvres &raquo;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;initiative&nbsp; de la publication de ce livre-entretien est &agrave; louer,  on peut cependant interroger le casting de l&rsquo;&eacute;diteur qui a adress&eacute;, &agrave;  quelques phrases pr&egrave;s, un m&ecirc;me questionnaire &agrave; des auteurs de renomm&eacute;e  et d&rsquo;horizons diff&eacute;rents, qu&rsquo;ils aient beaucoup &eacute;crit &agrave; partir du  mat&eacute;riau sur les ind&eacute;pendances africaines ou qu&rsquo;ils ne s&rsquo;y soient jamais  int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>St&eacute;phanie Dongmo<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Auteur: Collectif<br \/>\n<strong>Ind&eacute;pendances cha-cha<\/strong><br \/>\nEditions Magellan et Cie<br \/>\nnovembre 2010, 208 pages<br \/>\nPrix : 2500 Fcfa<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Livre-entretien. \u201cInd\u00e9pendances cha-cha\u201d publi\u00e9 par un collectif d&rsquo;\u00e9diteurs interroge des auteurs de 14 pays d&rsquo;Afrique sur cette probl\u00e9matique. &#8211; Ind&eacute;pendance cha-cha &raquo;.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30400","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30400","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30400"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30400\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30400"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30400"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30400"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}