{"id":30413,"date":"2011-05-04T21:46:53","date_gmt":"2011-05-04T21:46:53","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4214","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4214\/","title":{"rendered":"Humour: Politique, fourberies et conscientisation"},"content":{"rendered":"<p>\nAinsi se compose la trame du dernier spectacle de la compagnie Noctiluk que le public de Yaound\u00e9 a regard\u00e9 le 29 avril dernier. &#8211; <\/p>\n<p>\nIls sont deux. Deux nouveaux mousquetaires de l&rsquo;humour bienvenus dans la capitale. Ils ont pour nom Fils Basseeck et Amadou Bouna. Ils appartiennent &agrave; la compagnie Noctiluk. Deux gar&ccedil;ons qui affinent leur art depuis plus de cinq ans maintenant, et que le public de Yaound&eacute; a souvent vus sous d&rsquo;autres coutures, notamment au sein du Cocrad de Jacobin Yarro o&ugrave; avec Richard Djif, ils jouaient les clowns aussi bien sur les planches que dans les &eacute;tablissements scolaires il y a encore quelques mois.<br \/>\nVendredi dernier, dans la salle du Centre culturel Hell sis au quartier Essos, au lieu dit &laquo;Ben le boucher&raquo;, pas loin de l&rsquo;Avenue Germaine, les deux humoristes ont donn&eacute; leur premier v&eacute;ritable show en solo apr&egrave;s plusieurs spectacles &agrave; l&rsquo;&eacute;toffe moins &eacute;paisse. Un spectacle intitul&eacute; &laquo;Co&ucirc;t d&rsquo;Etat&raquo; et qui puise abondamment dans le lexique et l&rsquo;actualit&eacute; politique sur le continent ainsi que les mani&egrave;res de faire de ces tribuns prompts &agrave; promettre la lune l&agrave; o&ugrave; aucune nuit n&rsquo;est pr&ecirc;te &agrave; tomber.<\/p>\n<p>Un show de 100 minutes qui a permis au public nombreux -d&eacute;cidemment l&rsquo;humour a les faveurs populaires- de se rendre compte de ce que le temps &eacute;tait venu pour les deux gar&ccedil;ons de voler de leurs propres ailes et de conqu&eacute;rir des territoires plus vastes.<br \/>\nCela d&rsquo;abord au travers de textes o&ugrave; la narratologie humoristique est soign&eacute;e avec ce plus que les mots sont tourn&eacute;s et retourn&eacute;s pour tourner en d&eacute;rision les souffrances d&rsquo;un peuple, b&eacute;tail &eacute;lectoral de choix, toujours dup&eacute; dans le jeu politicien. L&rsquo;autre plus, c&rsquo;est cette capacit&eacute; &agrave; s&rsquo;approprier des terminologies &eacute;cul&eacute;es pour leur donner une orientation sarcastique certes, mais surtout ironique et conscientisante.<br \/>\nLes deux comp&egrave;res ont aussi le chic pour ne pas faire rire &agrave; gorge d&eacute;ploy&eacute;e tout le temps.<\/p>\n<p>C&rsquo;est &agrave; dose hom&eacute;opathique qu&rsquo;ils insufflent le rire, laissant le temps &agrave; leurs suiveurs de p&eacute;n&eacute;trer leur univers et bien cerner leur travail d&rsquo;&eacute;criture. On pourra toujours leur faire le proc&egrave;s d&rsquo;une &eacute;criture plus intellectuelle, moins populaire comme savent nous en abreuver leurs confr&egrave;res. Eux semblent n&rsquo;en avoir cure et assument le c&ocirc;t&eacute; &laquo;long crayon&raquo; qui leur va comme un gant.<br \/>\nLe reproche, il existe bien, qu&rsquo;ils doivent travailler pour la suite r&eacute;side dans la dur&eacute;e du spectacle. Quoiqu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un duo o&ugrave; chacun amuse &agrave; son tour, 60 ou 70 minutes suffisent, surtout s&rsquo;ils ambitionnent de tourner comme ils l&rsquo;ont annonc&eacute; et l&rsquo;esp&egrave;rent de tout c&oelig;ur. Ils doivent aussi soigner le jeu d&rsquo;acteur, la sc&eacute;nographie et m&ecirc;me les costumes. Nul doute que leur ma&icirc;tre Jacobin saura leur apporter ce cha&icirc;non manquant qui pourra leur permettre de s&rsquo;envoler vers le nirvana humoristique camerounais qui semble leur tendre les bras.<\/p>\n<p>Parfait Tabapsi<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ainsi se compose la trame du dernier spectacle de la compagnie Noctiluk que le public de Yaound\u00e9 a regard\u00e9 le 29 avril&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30413","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30413","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30413"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30413\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30413"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30413"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30413"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}