{"id":30421,"date":"2011-05-18T15:09:50","date_gmt":"2011-05-18T15:09:50","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4222","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4222\/","title":{"rendered":"Musique: Les chanteurs ont-ils perdu leur choeur?"},"content":{"rendered":"<p>De moins en moins les secondes voix sont utilis\u00e9es dans les chansons camerounaises.  &#8211; <\/p>\n<p><span class=\"13aria\">&nbsp;<\/span>Des noms sont devenus c&eacute;l&egrave;bres dans le  landerneau musical  camerounais, sans que ceux-ci n&rsquo;aient pris le devant de la  sc&egrave;ne, pour  conduire une chanson, ou un album. Certains sont rest&eacute;s c&eacute;l&egrave;bres aux   ch&oelig;urs, &agrave; l&rsquo;instar de Constance Manga. Le nom de cette femme &agrave; la voix  ang&eacute;lique  apparaissait dans la quasi-totalit&eacute; des pochettes des  cassettes ou disques de  makossa des ann&eacute;es 80, voire 90. <br \/>\nConstance  Manga a accompagn&eacute; la plupart des  grands succ&egrave;s camerounais de  l&rsquo;&eacute;poque. Mais, n&rsquo;a pas franchi le pas en mettant  sur le march&eacute; du  disque comme sa consoeur Germaine Ebelle, qui &eacute;galement a  embelli les  chansons de certains chanteurs de makossa.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M&ecirc;me si, &laquo;We are  the world&raquo;, version  fran&ccedil;aise qu&rsquo;elle a essay&eacute; de remix&eacute; n&rsquo;eut pas beaucoup de  succ&egrave;s. Aux  derni&egrave;res nouvelles, Germaine Ebell&egrave; officiait encore comme  chanteuse  au cabaret Le Kaba Ngondo &agrave; Yaound&eacute;, avant la fermeture de cet espace   culturel.<br \/>\nBien avant ces deux femmes qui semblent avoir cristallis&eacute;  la  profession de choriste et la place de ces acteurs dans le monde  musical, des  musiciens se sont illustr&eacute;s pour avoir eu la chance  d&rsquo;accompagner de grands  artistes. Catherine Elolongue alias Sissy  Dipoko semble avoir &eacute;crit ses lettres  de noblesse comme choriste de  Manu Dibango. Apparurent aux c&ocirc;t&eacute;s du m&ecirc;me  chanteur, qui fait honneur  au Cameroun depuis plusieurs d&eacute;cennies, Louise Corry  Ndenguemo du  groupe Macase qui l&rsquo;a souvent accompagn&eacute; lorsqu&rsquo;il est au Cameroun  ou  la jeune Komty, qui l&rsquo;a accompagn&eacute; pendant ses cinquante ans de carri&egrave;re  et  qui vient de mettre sur le march&eacute; du disque son premier  album.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Fric<\/b><br \/>\nLes voix ang&eacute;liques qui  embellissaient les chansons  camerounaises &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, semblent avoir  disparu aujourd&rsquo;hui, les chanteurs  pr&eacute;f&eacute;rant se mettre en sc&egrave;ne tout  seuls, allant jusqu&rsquo;&agrave; doubler leur voix comme  l&rsquo;on a constat&eacute; dans  certaines chansons de Sergeo Polo. &laquo;Il s&rsquo;agit d&rsquo;une  question de  vari&eacute;t&eacute;s&raquo;, semble expliquer Rom&eacute;o Dika. <br \/>\nCe chanteur qui vient de   c&eacute;l&eacute;brer ses 25 ans de carri&egrave;re estime que tous les morceaux ne  n&eacute;cessitent pas  de choristes. &laquo;Il y a d&rsquo;excellents chanteurs qui n&rsquo;ont  pas besoin de choristes &agrave;  l&rsquo;instar de St&eacute;phane Dayas Ngu&eacute;a du groupe  Esa ou Georges Seba, qui chantent  tr&egrave;s bien. Il y a &eacute;galement des  raisons &eacute;conomiques&raquo;, explique Rom&eacute;o  Dika.<br \/>\nL&rsquo;auteur de &laquo;Le Mari de  ma femme&raquo; pr&eacute;cise : &laquo;Moi-m&ecirc;me, il m&rsquo;est arriv&eacute;  plusieurs fois de  chanter sans choristes. Prenez par exemple le cas de mon album  de 2001  avec les titres Ma vie, un carrefour et Remember, qui n&rsquo;ont pas   n&eacute;cessit&eacute; la pr&eacute;sence des choristes&raquo;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans sa posture de producteur  musical:  &laquo;je pense d&rsquo;abord aux refrains. Ce qui m&rsquo;am&egrave;ne dans certains cas &agrave;   conclure que la pr&eacute;sence des ch&oelig;urs n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire&raquo;. Et pourtant,   reconna&icirc;t-il, &laquo;il arrive souvent que les choristes co&ucirc;tent plus chers  que les  musiciens&raquo;.<br \/>\nOr, Krotal, rappeur depuis plus de 20 ans,  estime que l&rsquo;apport  des ch&oelig;urs dans une chanson est important, sans  &ecirc;tre indispensable. &laquo;Il arrive  parfois que je ne fasse pas appel aux  choristes dans certaines chansons. Mais,  dans d&rsquo;autres par contre, ils  sont indispensables. On ne peut donc pas les  utiliser dans toutes les  chansons&raquo;, explique-t-il. Un point de vue que rejoint  Rom&eacute;o Dika, qui  affirme : &laquo;Je donnerais la priorit&eacute; aux ch&oelig;urs, contrairement &agrave;   certains instruments. Car, en plus d&rsquo;embellir la chanson, ils ont aussi  une  valeur importante dans la structuration des chansons. Et comme pour  le cas de la  musique Gospel par exemple, il faut imp&eacute;rativement mettre  des ch&oelig;urs&raquo;, pense  Krotal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Succ&egrave;s<\/b><br \/>\nBien que les ch&oelig;urs  soient toujours  indispensables dans certains cas pour des raisons de  vari&eacute;t&eacute;, il n&rsquo;en demeure  pas moins que des facteurs &eacute;conomiques ne  soient pas &eacute;trangers &agrave; cette m&eacute;lodie  devenue parfois dispensable. Ce  d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il y a des choristes qui  co&ucirc;tent 100.000 Fcfa par  titre, ceci en fonction de leur niveau de travail et de  comp&eacute;tence.  &laquo;Certains chanteurs pr&eacute;f&egrave;rent chanter seul pour faire des &eacute;conomies.  Or  ceux-ci sont cens&eacute;s apporter une certaine beaut&eacute; aux chansons. Moi je   condamne cette pratique, parce que lorsque je le fais, c&rsquo;est parce que  je l&rsquo;ai  pens&eacute; au d&eacute;part, et non pour des raisons d&rsquo;argent. Et je  pr&eacute;f&egrave;re ne pas mettre  un album sur le march&eacute;, s&rsquo;il n&rsquo;est pas parfait.  Dans la mesure o&ugrave; il n&eacute;cessitait  des ch&oelig;urs&raquo;, ass&egrave;ne Rom&eacute;o Dika.<br \/>\nAinsi,  certains &laquo;choristes&raquo; qui avaient gagn&eacute;  les galons, sans abandonner  leurs postes, ont eu du succ&egrave;s en occupant la  premi&egrave;re place. Notamment  Guy Lob&eacute;, Charlotte Mbango, de regrett&eacute;e m&eacute;moire ; la  plupart des  chanteurs des cabarets o&ugrave; les vedettes les recrutaient facilement,  et  surtout, le ph&eacute;nom&egrave;ne des &laquo;Sans Visas&raquo; de Petit Pays. <br \/>\nLes ch&oelig;urs   constituant ainsi l&rsquo;anti&ndash;chambre du vedettariat, l&rsquo;acad&eacute;mie de musique &agrave;   l&rsquo;africaine ou &agrave; la camerounaise, comme le sont aussi les chorales,  ax&eacute;es dans  les musiques religieuses. M&ecirc;me si tous les chanteurs ne  passent pas par les  ch&oelig;urs, le plus important in fine &eacute;tant de pouvoir  g&eacute;rer le cachet de  l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Justin Blaise Akono et Solange Amouga (stagiaire<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De moins en moins les secondes voix sont utilis\u00e9es dans les chansons camerounaises. &#8211; &nbsp;Des noms sont devenus c&eacute;l&egrave;bres dans le landerneau&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30421","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30421","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30421"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30421\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30421"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30421"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30421"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}