{"id":30432,"date":"2011-06-03T14:01:08","date_gmt":"2011-06-03T14:01:08","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4233","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4233\/","title":{"rendered":"Une \u00e9tude retrace l&rsquo;histoire du Cameroun depuis plus de 50.000 ans av J.C"},"content":{"rendered":"<p>\nUne trouvaille fabuleuse qui marque sans doute une nouvelle \u00e9tape dans la reconstitution de l&rsquo;histoire du Cameroun. &#8211; <\/p>\n<div style=\"\" class=\"news\">\n<div style=\"border-bottom:3px solid #fff;margin-bottom:20px;\" id=\"newspage-contenu\">\n<p>Conduite  le long du pipeline Tchad- Cameroun entre 2000 et 2004, une &eacute;tude  d&rsquo;arch&eacute;ologie pr&eacute;ventive associant des chercheurs europ&eacute;en, canadien et  camerounais pour la partie camerounaise a abouti &agrave; <strong>la d&eacute;couverte  de plus de 450 sites dat&eacute;s et a permis de retracer l&rsquo;histoire du  Cameroun depuis plus de 50.000 ans avant J&eacute;sus Christ (J.C.) &agrave;  aujourd&rsquo;hui. <\/strong><\/p>\n<p>De l&rsquo;avis de ces auteurs, cette recherche est in&eacute;dite en Afrique subsaharienne. <strong>&quot;C&rsquo;est  la toute premi&egrave;re grande recherche, puisqu&rsquo;elle s&rsquo;est &eacute;tal&eacute;e sur 1200  km de pipeline. Elle a bien s&ucirc;r permis d&rsquo;entrevoir et d&rsquo;amener les  connaissances sur des r&eacute;gions qui &eacute;taient tr&egrave;s difficilement  accessibles. Gr&acirc;ce au pipeline, on y acc&egrave;de. &Ccedil;a nous apporte &eacute;norm&eacute;ment  sur le plan de l&rsquo;histoire, de la culture du Cameroun et du Tchad&quot;<\/strong>, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; Xinhua le g&eacute;o- arch&eacute;ologue fran&ccedil;ais Richard Oslisly.<\/p>\n<p>Chercheur  &agrave; l&rsquo;Institut (fran&ccedil;ais) de recherche pour le d&eacute;veloppement (IRD) au  Cameroun, au Gabon et en Guin&eacute;e &eacute;quatoriale, Dr Oslisly est l&rsquo;un des  membres de l&rsquo;&eacute;quipe de travail de ce projet. Les fouilles op&eacute;r&eacute;es,  informe-t-il, se sont limit&eacute;es sur l&#8217;emprise du pipeline, sur un rayon  de 10 m&egrave;tres de part et d&rsquo;autre, d&rsquo;une tranch&eacute;e qui fait un m&egrave;tre de  large.<\/p>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"275\" alt=\"\" src=\"http:\/\/eplume.files.wordpress.com\/2011\/03\/homo_erectus2.jpg\" style=\"margin: 8px; float: left;\" \/>&quot;En  fait, les fouilles se font sur la partie tranch&eacute;e. A c&ocirc;t&eacute;, s&rsquo;il y a un  site important qui est en dehors de la tranch&eacute;e, il est bien s&ucirc;r  g&eacute;or&eacute;f&eacute;renc&eacute; par GPS et il peut &ecirc;tre analys&eacute; plus tard&quot;<\/strong>, a-t-il  expliqu&eacute; dans un entretien avec Xinhua au terme d&rsquo;une conf&eacute;rence  internationale notamment d&eacute;di&eacute;e &agrave; ces d&eacute;couvertes la semaine derni&egrave;re &agrave;  Yaound&eacute;.<\/p>\n<p>Par arch&eacute;ologie pr&eacute;ventive, le chercheur entend celle  qui pr&eacute;c&egrave;de l&rsquo;ex&eacute;cution de grands travaux d&rsquo;infrastructures et permet  d&rsquo;avoir <strong>&quot;une structuration dans le temps, sur la chronologie, sur l&rsquo;espace de temps&quot;<\/strong> et d&rsquo;affiner cette chronologie culturelle, et donc de <strong>&quot;pouvoir &eacute;toffer ou m&ecirc;me effacer certains paragraphes qui avaient &eacute;t&eacute; dits et qui &eacute;taient faux&quot;<\/strong> sur l&rsquo;histoire d&rsquo;un peuple.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><strong>Pr&eacute;sence des hommes de 5.000 ans<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>&quot;On a &eacute;norm&eacute;ment de renseignements sur des temps anciens,  chose qui fait d&eacute;faut dans tous les livres que l&rsquo;on apprend &agrave; l&rsquo;&eacute;cole  sur l&rsquo;histoire. On apprend encore de nos jours que nos anc&ecirc;tres les  pygm&eacute;es, c&rsquo;est archifaux! Nos anc&ecirc;tres, ce n&rsquo;est pas les pygm&eacute;es. Il y a  les pygm&eacute;es en for&ecirc;t, mais il y avait aussi des grands Noirs avant les  Bantou, puis les Bantou apr&egrave;s&quot;<\/strong>, pr&eacute;cise-t- il.<\/p>\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;ol&eacute;oduc Tchad-Cameroun, les sites &eacute;tudi&eacute;s <strong>&quot;  ont permis, dit-il, d&rsquo;&eacute;tablir une chronologie de plus de 50.000 ans &agrave;  nos jours, avec surtout une importante pr&eacute;sence des hommes de 5.000 ans &agrave;  nos jours. Mais, bien s&ucirc;r quelques dates tr&egrave;s anciennes qui remontent &agrave;  50.000 ans&quot;<\/strong>. Une trouvaille fabuleuse qui marque sans doute une nouvelle &eacute;tape dans la reconstitution de l&rsquo;histoire du Cameroun.<\/p>\n<p>Du c&ocirc;t&eacute; du Tchad, c&rsquo;est plus de 120 sites qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts, mettant en exergue <strong>&quot;une  m&eacute;tallurgie ancienne aux alentours du premier mill&eacute;naire apr&egrave;s J.C.  avec &eacute;norm&eacute;ment de scories, des bas-fourneaux, des tulli&egrave;res, du  laitier, qui montrent que les m&eacute;tallurgistes &eacute;taient tr&egrave;s pr&eacute;sents dans  cette r&eacute;gion. Parce qu&rsquo;il y a aussi ce qu&rsquo;on appelle les cuirasses  athl&eacute;tiques, il y a les ressources d&rsquo;une mati&egrave;re premi&egrave;re qui est le  minerai de fer&quot;<\/strong>.<\/p>\n<p>Auteur d&rsquo;un article intitul&eacute; <em>&quot;Une d&eacute;<\/em><em>cennie d&rsquo;arch&eacute;ologie pr&eacute;ventive au Cameroun : 2000-2010&quot;<\/em>,  publi&eacute; dans les Cahiers de l&rsquo;arch&eacute;ologie du Mus&eacute;e des sciences de  l&rsquo;homme &agrave; Paris en France, Richard Oslisly a auparavant men&eacute; avec un  groupe d&rsquo;&eacute;tudiants camerounais de la sp&eacute;cialit&eacute; une premi&egrave;re arch&eacute;ologie  pr&eacute;ventive sur la route Lolodorf-Kribi-Campo, dans le Sud du Cameroun,  ayant abouti &agrave; l&rsquo;analyse du mat&eacute;riel et la soutenance de deux ma&icirc;trises.<\/p>\n<p><strong>&quot;Egalement  dans la foul&eacute;e, nous avons fait une arch&eacute;ologie pr&eacute;ventive sur un axe  routier au Gabon. Nous avons fait aussi travailler des &eacute;tudiants sur le  terrain. Ce qui est int&eacute;ressant, c&rsquo;est que sur un kilom&eacute;trage de 84 km  d&rsquo;un axe routier au Gabon, on a un site plus de 1.500 m&egrave;tres. C&rsquo;est  quand m&ecirc;me important, dans un contexte forestier tr&egrave;s profond&quot;<\/strong>, indique en outre cette figure de renom.<\/p>\n<p>Sur  l&rsquo;axe Ngaound&eacute;r&eacute;-Touboro-Borguibo, entre le Cameroun et le Tchad,  l&rsquo;attention a &eacute;t&eacute; port&eacute;e sur une soixantaine de sites, avec une  chronologie de 10.000 ans &agrave; nos jours. Et il y a peu, c&rsquo;&eacute;tait autour de  la centrale thermique de Dibamba &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de Douala, la m&eacute;tropole  &eacute;conomique camerounaise, de r&eacute;v&eacute;ler ses secrets, sur un carr&eacute; de 200  m&egrave;tres sur 200 m&egrave;tres, soit 40.000 m2.<\/p>\n<p>Dans cette zone, 222  sculptures arch&eacute;ologiques ont &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts, 600 kilos de mat&eacute;riel  arch&eacute;ologique, 24.000 tessons, une chronologie de 2.000 ans &agrave; nos jours  et un &acirc;ge du fer ancien du deuxi&egrave;me, troisi&egrave;me si&egrave;cle, puis un continuum  tr&egrave;s r&eacute;gulier depuis le 10e si&egrave;cle au mill&eacute;naire &agrave; nos jours.<\/p>\n<p><strong>&quot;On  voit justement les populations pr&eacute;coloniales et le contact avec les  commer&ccedil;ants europ&eacute;ens, avec l&rsquo;arriv&eacute;e de perles, de vases un peu  sp&eacute;cifiques d&rsquo;Europe et bien s&ucirc;r apr&egrave;s la colonisation proprement dite  avec les objets en fer, des bouteilles, des verres qui arrivent d&rsquo;Europe  et des perles coutumi&egrave;res&quot;<\/strong>, rapporte Oslily, &eacute;galement auteur de la premi&egrave;re th&egrave;se de pr&eacute;histoire sur le Gabon.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><strong>Tradition Malongo jusqu&rsquo;au Congo<\/strong><\/span><\/p>\n<p>A Kribi, sur une autre centrale thermique dans la localit&eacute; de  Mpolongou&eacute;, des fouilles men&eacute;es avec l&rsquo;appui d&rsquo;une association d&eacute;nomm&eacute;e <strong>&quot;Valorisation de la biodiversit&eacute;, de culture et de l&rsquo;&eacute;cotourisme&quot;<\/strong>  ont fourni 300 kilos de mat&eacute;riel et une chronologie de 10.000 ans &agrave; nos  jours, avec des populations de chasseurs, cueilleurs, tailleurs de  pierre, des grands Noirs, sur les c&ocirc;tes de cette ville baln&eacute;aire, avec  des pierres taill&eacute;es tr&egrave;s fines et des outils accroches, des pointes de  fl&egrave;che.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" width=\"297\" height=\"271\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.libertasoccidentalis.net\/libertasoccidentalis09\/wp-content\/uploads\/2010\/02\/Homo-Marocanus-001.jpg\" style=\"margin: 8px; float: left;\" \/>Il  appara&icirc;t &eacute;galement une population plus sp&eacute;cifique qui, elle, se  caract&eacute;rise, par une tradition de poterie du nom de malongo qui, depuis  Kribi, traverse la Guin&eacute;e &eacute;quatoriale et arrive au Gabon, &agrave; Okala &agrave;  Libreville, puis descend sur le parc national de Louango pour atteindre  Pointe-Noire au Congo.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;picentre de cette tradition culturelle  d&eacute;marre &agrave; peu pr&egrave;s en datation &agrave; 1000-1200 ans avant J.C. et pour  arriver &agrave; avoir des dates de l&rsquo;&egrave;re chr&eacute;tienne.<\/p>\n<p>Dans la vall&eacute;e de  l&rsquo;Ogoou&eacute; au Gabon, il a &eacute;t&eacute; remont&eacute; la pr&eacute;sence relativement ancienne  dans le bloc forestier de chasseurs, cueilleurs, tailleurs de pierre,  entre 350.000 et 400.000 ans. <strong>&quot;Je ne dis pas que c&rsquo;est plus  ancien au Gabon qu&rsquo;au Cameroun. Il y a des r&eacute;gions du Cameroun qui n&rsquo;ont  jamais &eacute;t&eacute; prospect&eacute;es ou qui ont &eacute;t&eacute; prospect&eacute;es il y a tr&egrave;s  longtemps. Il y a par exemple la r&eacute;gion de Koncha, &agrave; la fronti&egrave;re du  Cameroun avec le Nigeria, o&ugrave; il y a des pierres taill&eacute;es qui ont  peut-&ecirc;tre entre 1 million et 1 million et demi d&rsquo;ann&eacute;es&quot;<\/strong>, pr&eacute;cise Dr. Oslisly.<\/p>\n<p>Pour la port&eacute;e culturelle et scientifique de ces d&eacute;couvertes, le chercheur souligne que <strong>&quot;d&rsquo;abord,  &ccedil;a va permettre la vulgarisation des r&eacute;sultats &agrave; travers des articles,  &ccedil;a va &ecirc;tre aussi des soutenances de th&egrave;ses. Il y a d&eacute;j&agrave; des masters qui  sont en cours, des soutenances de th&egrave;se et &eacute;norm&eacute;ment une &eacute;norme port&eacute;e  par exemple sur Douala o&ugrave; n&rsquo;avait aucune information sur l&rsquo;ancienne  histoire de Douala. On n&rsquo;avait que le contact des Europ&eacute;ens et gr&acirc;ce &agrave;  la fouille de Dibamba, on a pu reconstituer tout ce qui s&rsquo;est pass&eacute;  depuis 2000 ans. Et Kribi, c&rsquo;est pareil&quot;<\/strong>.<\/p>\n<p>Les travaux de  construction du barrage hydro&eacute;lectrique de Lom Pangar, les  terrassements du port en eau profonde de Kribi sur une superficie de 160  hectares dans <strong>&quot;une r&eacute;gion tr&egrave;s riche en arch&eacute;ologie&quot;<\/strong>,  les grands projets miniers et le chemin de fer de 450 &agrave; pr&egrave;s 500 km  entre Mbalam (Est) et Kribi r&eacute;servent certainement d&rsquo;autres grandes  surprises. D&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, ce sont les besoins de formation qui sont  d&eacute;clar&eacute;s pour pouvoir r&eacute;ponde &agrave; cette forte demande.<\/p>\n<p>http:\/\/www.cameroonvoice.com<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une trouvaille fabuleuse qui marque sans doute une nouvelle \u00e9tape dans la reconstitution de l&rsquo;histoire du Cameroun. &#8211; Conduite le long du&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30432","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30432","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30432"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30432\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30432"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30432"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30432"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}