{"id":30435,"date":"2011-06-04T10:24:02","date_gmt":"2011-06-04T10:24:02","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4236","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4236\/","title":{"rendered":"Gabon : Le cin\u00e9aste Charles Mensah tire sa r\u00e9v\u00e9rence"},"content":{"rendered":"<p>Le cin\u00e9aste Gabonais Charles Mensah, ancien directeur du Centre gabonais du cin\u00e9ma (Cenaci) et r\u00e9alisateur entre autres d\u2019 \u00ab\u00a0Ayouma\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Obali\u00a0\u00bb, est mort ce vendredi 3 juin \u00e0 Libreville \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 63 ans des suites d\u2019une crise cardiaque, selon des sources de l\u2019Institut gabonais de l&rsquo;image et du son (IGIS). &#8211; <\/p>\n<p>\n&nbsp;Sa pr&eacute;sence a &eacute;t&eacute; signal&eacute;e il y a un peu plus  de deux semaines au 64&egrave; Festival de Cannes o&ugrave;, avec Henri-Joseph Koumba  Bididi, il &eacute;tait all&eacute; pr&eacute;sent&eacute; au March&eacute; du film &quot;Le Collier de Makoko&quot;,  dernier long m&eacute;trage gabonais.                       <\/p>\n<p>Un  jeune homme de 63 ans est mort ce matin du 3 juin 2011 &agrave; Libreville &agrave;  la suite d&rsquo;un malaise cardiaque. Nomm&eacute; Charles Mensah, il aimait le golf  et cultivait un style de vie &agrave; la lisi&egrave;re du dandysme et de  l&rsquo;aristocratie. Il est surtout connu pour avoir &eacute;t&eacute;, jusqu&rsquo;en 2009,  directeur g&eacute;n&eacute;ral du Centre national du cin&eacute;ma gabonais (CENACI), actuel  Institut gabonais de l&rsquo;image et du son (IGIS), et pr&eacute;sident de la  F&eacute;d&eacute;ration panafricaine des cin&eacute;astes (FEPACI). <\/p>\n<p>Des sources au sein de l&rsquo;IGIS assurent que l&rsquo;ancien patron du cin&eacute;ma  gabonais est d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; la suite d&rsquo;un malaise cardiaque. &laquo;Depuis un  moment, il suivait un traitement pour des probl&egrave;mes de circulation  sanguine. Mais, cela ne le perturbait pas tant que &ccedil;a&raquo;, a laiss&eacute;  entendre l&rsquo;une de ces sources. <\/p>\n<p>Charles Mensah a &eacute;tudi&eacute;, de 1968 &agrave; 1974, &agrave; l&rsquo;&eacute;cole Sup&eacute;rieure de Cin&eacute;ma  et de T&eacute;l&eacute;vision de Paris. Il rentre ensuite au Gabon au moment o&ugrave; le  pays re&ccedil;oit, en 1974, la visite du secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;paci,  venu aider &agrave; la cr&eacute;ation de l&rsquo;association nationale de cette  organisation. Un an apr&egrave;s, en 1975, il assiste avec Philippe Mory &agrave; son  premier congr&egrave;s de la F&eacute;paci, &agrave; Alger. Il a 26 ans &agrave; peine et se  retrouve &agrave; c&ocirc;toyer des sommit&eacute;s du cin&eacute;ma africain, telles que Semb&egrave;ne  Ousmane, Moustapha Alassane, Brahim Baba&iuml;, Ahmed Attia, Lionel Ngakane.  Plus tard, autour de 2006, il deviendrait pr&eacute;sident de la F&eacute;paci et le  restera pr&egrave;s de sept ans durant.<\/p>\n<p>Sur le plan national, on retiendra qu&rsquo;en tant que directeur du Cenaci  pendant pr&egrave;s de trois d&eacute;cennies, Charles Mensah avait remarquablement  supervis&eacute; le cin&eacute;ma gabonais, contribuant &agrave; pr&eacute;server ses lettres de  noblesse. Il avait notamment initi&eacute;, avec le t&eacute;l&eacute;film &quot;L&rsquo;Auberge du  Salut&quot;, une s&eacute;rie de travaux pratiques ayant permis &agrave; bien de  r&eacute;alisateurs gabonais qui n&rsquo;avaient jamais r&eacute;alis&eacute; un film de se faire  la main en supervisant au moins un &eacute;pisode de cette s&eacute;rie. De m&ecirc;me, il  avait permis au Cenaci d&rsquo;am&eacute;liorer son &eacute;quipement. Ce mat&eacute;riel a  d&rsquo;ailleurs parfois &eacute;t&eacute; emprunt&eacute; pour les besoins de quelques productions  sous-r&eacute;gionales, &agrave; l&rsquo;instar du long m&eacute;trage camerounais et  centrafricain &quot;Le silence de la for&ecirc;t&quot; de Bassek Ba Kobhio et Didier  Ou&eacute;nangar&eacute;. <\/p>\n<p>Charles Mensah a r&eacute;alis&eacute; des films documentaires, produit et sign&eacute; avec  un collectif de r&eacute;alisateurs gabonais la grande s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e &agrave; succ&egrave;s  sus cit&eacute;e, &quot;L&rsquo;Auberge du Salut&quot; (1994). Sa filmographie en tant que  producteur ou producteur associ&eacute; compte : &quot;Le divorce&quot; (2008), la s&eacute;rie  TV &quot;Inspecteur Sori : Le mamba&quot; (2005), &quot;Le silence de la for&ecirc;t&quot; (2003),  &quot;Les couilles de l&rsquo;&eacute;l&eacute;phant&quot; (2002), &quot;D&ocirc;l&eacute;&quot; (2000), &quot;Le damier&quot; (1996),  &quot;&Eacute;quateur&quot; (1983). En tant que r&eacute;alisateur, il avait donn&eacute; &quot;L&rsquo;&eacute;rable et  l&rsquo;okoum&eacute;&quot; (1983), &quot;Ilombe&quot; (1979), &quot;Ayouma&quot; (1978) et &quot;Obali&quot; (1977).<\/p>\n<p>Tout derni&egrave;rement, Charles Mensah &eacute;tait pr&eacute;sent au 64&egrave; Festival de  Cannes, tenu du 11 au 22 mai 2011, o&ugrave; il &eacute;tait parti pr&eacute;senter &quot;Le  Collier de Makoko&quot; d&rsquo;Henri-Joseph Koumba Bididi, dernier long m&eacute;trage  gabonais dont il &eacute;tait producteur d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.<br \/>\nComme on dit dans l&rsquo;univers des arts du spectacle, &laquo;The show must go on !&raquo;<br \/>\n<span class=\"foot_txt\">Publi&eacute; le <\/span>03-06-2011&nbsp;&nbsp;&nbsp;   <span class=\"foot_txt\">Source : <\/span>Gaboneco&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;   <span class=\"foot_txt\">Auteur : <\/span>Gaboneco&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cin\u00e9aste Gabonais Charles Mensah, ancien directeur du Centre gabonais du cin\u00e9ma (Cenaci) et r\u00e9alisateur entre autres d\u2019 \u00ab\u00a0Ayouma\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Obali\u00a0\u00bb, est&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30435","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30435","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30435"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30435\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30435"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30435"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30435"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}