{"id":30457,"date":"2011-06-14T12:19:37","date_gmt":"2011-06-14T12:19:37","guid":{"rendered":""},"modified":"2006-01-01T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-01T00:00:00","slug":"4259","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/4259\/","title":{"rendered":"Ces Camerounais qui ont marqu\u00e9 le temps"},"content":{"rendered":"<p>\nL\u2019ouvrage, \u00ab Histoire des hommes et de l\u2019ind\u00e9pendance du Cameroun 1950-1970 \u00bb est un recueil de portraits de personnalit\u00e9s ayant marqu\u00e9 le pays \u00e0 cette \u00e9poque. &#8211; <\/p>\n<p>\n&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En  &eacute;crivant &laquo; Histoire des hommes et de l&rsquo;ind&eacute;pendance du Cameroun  1950-1970 &raquo;, Richard Keuko a voulu r&eacute;parer une anomalie, pallier la  m&eacute;connaissance de l&rsquo;histoire par les jeunes g&eacute;n&eacute;rations. Vaincre cette  sorte d&rsquo;amn&eacute;sie chronique ou entretenue. L&rsquo;auteur estime que l&rsquo;avenir du  Cameroun s&rsquo;est jou&eacute; entre 1950 et 1970. Et pour mieux comprendre  l&rsquo;&eacute;volution et les tendances politiques de l&rsquo;heure, effectuons un  flash-back salvateur. Richard Keuko a fait le pari os&eacute; de prendre le  lecteur par la main, et de l&rsquo;entra&icirc;ner dans les rues chaudes et  bouillantes de Douala pendant la p&eacute;riode d&rsquo;ind&eacute;pendance, dans le maquis  de l&rsquo;Ouest et de la Sanaga-Maritime, o&ugrave; la r&eacute;bellion, terr&eacute;e, traqu&eacute;e, &laquo;  devait &ecirc;tre mat&eacute;e &raquo; ou encore dans les all&eacute;es froides du pouvoir &agrave;  Yaound&eacute;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;auteur  n&rsquo;oublie pas les d&eacute;tails croustillants voire ironiques qui ont chang&eacute;  le cours de l&rsquo;histoire. Exemple, p. 22 : &laquo; Pouss&eacute;s par le  haut-commissaire au plus fort de la crise avec le Premier ministre en  1958, Ahmadou Ahidjo et ses partisans finissent par signer l&rsquo;acte de  d&eacute;c&egrave;s du gouvernement Mbida, qu&rsquo;ils avaient contribu&eacute; &agrave; mettre sur pied  quelques mois auparavant. Bien que terroris&eacute;s &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de trahir l&rsquo;homme  qu&rsquo;ils avaient soutenu jusque-l&agrave;, l&rsquo;attrait du pouvoir que leur offre  Jean-Paul Ramadier a fini par prendre le dessus sur leur r&eacute;ticence. Ce  dernier a promis le poste de Mbida &agrave; Ahidjo, &agrave; condition que celui-ci  l&rsquo;aide &agrave; le renverser &raquo;, &eacute;crit Richard Keuko. Les r&eacute;v&eacute;lations abondent  dans l&rsquo;ouvrage, qui, comme l&rsquo;indique le pr&eacute;facier Hubert Mono Ndjana,  s&rsquo;inscrit tant &laquo; dans le sens du &laquo; connais-toi toi-m&ecirc;me &raquo;, que dans la  perspective symbolique de &laquo; v&eacute;rit&eacute; et r&eacute;conciliation &raquo;, toute hypocrisie  exorcis&eacute;e. &raquo;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del&agrave;  de l&rsquo;&eacute;vocation historique, l&rsquo;ouvrage est surtout une galerie de  portraits de 50 figures aux id&eacute;ologies divergentes : les hommes du  pouvoir et les opposants, des bourreaux qui c&ocirc;toient leurs victimes, des  nationalistes qui occupent le m&ecirc;me espace que le colonisateur. C&rsquo;est  peut-&ecirc;tre cela l&rsquo;ironie de ce livre qui se lit ais&eacute;ment, du fait des  nombreux angles et posture qu&rsquo;il sugg&egrave;re, de ses textes-portraits  relativement courts accompagn&eacute;s de dessins expressifs. L&rsquo;ouvrage est  issu d&rsquo;une exposition organis&eacute;e en mai 2010 au plus fort des  c&eacute;l&eacute;brations des cinquantenaires de l&rsquo;Ind&eacute;pendance et de la  R&eacute;unification. Exposition qui ambitionnait de se mettre au service de  l&rsquo;&eacute;ducation des plus jeunes par des tourn&eacute;es dans les &eacute;coles. Un an plus  tard, on d&eacute;couvre l&rsquo;autre projet de Richard Keuko, avec les m&ecirc;mes  ambitions. Un livre d&rsquo;histoire &agrave; la d&eacute;marche originale : donner vie aux  acteurs. Un parti pris artistique sinc&egrave;re, qui rend hommage &agrave; ces  personnalit&eacute;s &agrave; jamais entr&eacute;es dans l&rsquo;Histoire.<\/p>\n<p>\n<span class=\"createby\">Alain TCHAKOUNTE<\/span><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019ouvrage, \u00ab Histoire des hommes et de l\u2019ind\u00e9pendance du Cameroun 1950-1970 \u00bb est un recueil de portraits de personnalit\u00e9s ayant marqu\u00e9 le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","footnotes":""},"categories":[3810],"tags":[],"class_list":["post-30457","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30457","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30457"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30457\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30457"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30457"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mboasawa.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30457"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}